‹ CampanellaChapitre 60 sur 300 · A. Loisy, o. c, p. 1G7, fasc · texte numérisé non relu

A. Loisy, o. c, p. 1G7, fasc

dire un mot de l'attitude adoptée vis-à-vis de lui par les théologiens officiels pendant les dernières années de sa vie. Pour réfuter la thèse qui lui attribue des opinions déistes, M. Dejob a, en effet, invoqué l'absence de toute polémique dirigée contre ses doctrines pendant les années où il publiait coup sur coup à Paris, sans rencontrer aucune opposition, les plus importants de ses ouvrages. « Voilà donc, dit-il, im auteur, célèbre par ses écrits et ses aventures, mêlé à toutes les querelles retentissantes de son temps, qui aura pu dire en toutes lettres, en plein XVIP siècle, sans provoquer la moindre clameur, qu'au fond toutes les religions se valent ! Car dans le feu des polémiques on ne lui a pas alors reproché autre choses que des défauts de caractère » ^

Que vaut cet argument ? Tout d'abord il né tient pas compte d'un fait important : le 2 mai 1636, la Sorbonne, prévenue contre Campanella par le nonce Bolognetti, retira toutes les approbations qu'elle avait d'abord inscrites sur les livres du philosophe -. L'effet de cette décision ne se fit pas attendre. Sans doute Campanella, qui disposait à la cour de l'influence de puissants protecteurs, fut néanmoins autorisé à publier les ouvrages déjà livrés à l'impression, mais pour ses Theologica sa demande d'approbation se heurta à un refus très net^.

Il y a plus. C'est dans le milieu même des religieux et des prêtres pensionnés par Richelieu ou par le chancelier Séguier que le philosophe rencontra une opposition assurément imprévue. Gabriel Naudé cite à ce sujet * un ouvrage du Père Antoine Sirmond =, ce même jésuite qui avec l'appui du

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