‹ CampanellaChapitre 62 sur 300 · Op. cit., p. 18, marquée par erreur du chiffre · texte numérisé non relu

Op. cit., p. 18, marquée par erreur du chiffre

3. De sensu, 1637, lib. II, cap. XXXII, p. 114 et 115. Nous plaçons en- Ire parenthèses le membre de phrase omis par .\thanasios Rhétor dans sa citation (.inticampanella, p. 7 et 14) : « (Praeterea si hominis Repimini non sufficit spiritus corporeus, sed insuper mentem immortalem in eo invenimus), niulto convfnientius erit mnndum, nobilissimum Entium, Iirolem summi boni, optimum pulcherrimumque, non modo naturas scntientes partium suarum in se continere, sed et animam excellentissimam quoque Angelo praestantiorem, quae loti as curam gerat... Idcirco baec anima beatissima inspicit in prima mente quid agendum est, et

De cette doctrine de l'âme du monde, Athanasios Rhétor n'a pas de peine à montrer le caractère hérétique. C'est, dit-il, une doctrine païenne (dogma ethnicum). Elle équivaut d'abord à confondre le monde avec le Christ, qui seul est vraiment fds de Dieu\ et à admettre en dehors du Créateur un être qui est également le plus noble, le meilleur et le plus beau, ensuite à considérer l'univers (Campanella l'avait dit fort explicitement) comme supérieur à la seule âme qui ait été faite à l'image de l'être divin, c'est-à dire à l'homme 2; enfin elle soustrait une créature : l'Ame du grand Tout, à la corruption du péché ^. Pour créer et pour agir. Dieu du reste, grâce à son infinie puissance, n'a besoin d'aucun instrument *.

Les autres reproches adressés par Athanasios Rhétor à la philosophie de Campanella ont im caractère doctrinal beaucoup moins prononcé. Il les énumère d'ailleurs très rapidement, en vue seulement de donner au lecteur quelque idée des développements contenus dans son premier et plus volumineux ouvrage.

Dans le De Praedestinatione , il blâme les attaques contre les Jésuites et l'opinion suivant laquelle Dieu accorderait le salut éternel aux enfants morts sans baptême lorsqu'ils sont nés de parents chrétiens^. Abordant la Cwitas Solis et les Medicinalia, il ne manque pas de relever l'indécence et l'impiété de la morale sexuelle de notre philosophe, de réprouver son éloge de l'usage de la crémation, et surtout de noter le caractère antichrétien du passage où Campanella avait osé introduire les noms de Jésus-Christ et des Prophètes dans une liste contenant des noms de législateurs impies et

juxta ejus ideas operatur in materiabus, ac fomiationibus particularibus [Athanasios Rhétor écrit seulement : et formationibus]. Ipsaque est instrumentum primum primae sapientiae Dei ». i. AnticampaneUa. p. 1 et 8. —

2. 0. c, p. 21 et 22. L'auteur y critique l'opinion suivante de Campanella (De sensu, 1637, lib. Il, cap. XXXII) : Atque si mundus mentem ita divinam non haberet, inferior esset homine. totum parte. »

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