c, p. 18, marquée par erreur du chiffre 17 ; — p
athées ^ Quant à VAlheismufi triumphatus, suivant l'auteur de VAnticampanella, c'est un ouvrage qui enseigne l'athéisme au lieu de le détruire, en produisant au jour des arguments impies, et cela dans un style affecté et qui s'efforce d'imiter la manière des auteurs sacrés -.
Tel est le contenu du pamphlet d'Athanasios Rhétor. Rapproché d'autres faits que nous avons exposés, il nous renseigne d'une manière intéressante sur l'opinion qui, dans les dernières années de la vie de notre philosophe, se répandait de plus en plus dans les milieux cultivés, au sujet de sa prétendue orthodoxie. La Sorbonne, nous l'avons vu plus haut, était déjà édiOée. C'est pourquoi le professeur Hallier, docteur en théologie, chargé d'examiner le livre du prêtre grec, n'oubliait pas d'indiquer, à la suite de la formule habituelle d'approbation, qu'il estimait pernicieux pour la foi l'ouvrage du père Campanella réfuté par l'auteur du pamphlet, c'està-dire le De sensu reriun et magiâ^. Qu'on vienne dire après cela que la propagation de la doctrine de notre philosophe ne causait à l'Eglise aucune inquiétude, et ne rencontrait aucune opposition de la part de ses représentants officiels !
^. 0. c. p. 19 : « Librum praeterea de civitate solis reprobavimus, ubi inter nefanda plura, et Salvatorem nostruni, et Prophetas cum impiis et Alheis connunierat p. 422, et mulieres esse communes p. 436 vult, ubi et suum conceptum et intentionem patefecimus omnibus, cum dicit corpora humana comburi, ne idololatriae detur occasio». — Suivent, p. 19 et 20, deux exemples de remarques impies et obscènes que l'auteur extrait des Medicinalia.
2. 0. c, p. 18, marquée par erreur du chiffre 17 : Praesertim aulem iii banc audaciam invecti sumus et scripsimus, sicut etiani librum de Atheisrao oppugnavimus, in quo potius docet Atheismum quam evertit. In illo enim evomit illa quae, Dei auxilio, a multis et longis, ut ita dicam, seculis, sepulta fuerant in abysso, cum debuisset profondius (si potuisset fieri) sepelire, in lucem produxit, et iniitatur stylum et phrasem sacrorum Bibliorum (quod nulli pio licet) ut liber sacer appareret.
3. 0. c, p. L» (marquée par erreur du chiffre 6) : Ego subsignatus Sacrae Theologiae Doctor et Professor Sorbonicus, hune Elenchum legi in quo nihil contrarium fidei aut bonis moribus deprehendi, librum vero P. Cainpanellae qiicm réfutât fidei perniciosum censeo.