‹ CampanellaChapitre 77 sur 300 · Syntagma, p. 7 et · texte numérisé non relu

Syntagma, p. 7 et

2. Bernardini Telesii Consentini De rerum natura juxta propria principia liber priryjus et secundus, Romae, Apud Antonium Bladum Impressorem Cameralem, anno MDLXV.

3. Bernardini Telesii De rerum natura juxta propria principia Liber primus et secundus, denuo editi, Neapoli, apud Josephum Cacchium, Anno MDLXX. — .Abréviation employée : De rerum natura, 15"0.

4. Bernardini Telesii De rerum natura juxta propria principia Libri IX, Napoli, Apud Horatium Salvianura, MDLXX.XVI. — Nous citerons de préférence cette édition, sous le titre abrégé : De rerum natura, sans date.

i). Romae, Typis Bartholomaei Bonfadini, 1ÎJ87. L'ouvrage est analysé par Fiorentino, Telesio, t. II, p. 20 sqq.

142 l'influence de télésio

de 1595 et conservé à la bibliothèque Magliabecchienne, Francesco Fiorentino a pu fixer le premier la date de composition de cet ouvrage. Amabile a ensuite établi que cet abrégé de physiologie, composé par Campanella à Rome pendant son séjour dans sa prison (1595) avait été adressé en copie manuscrite à Paolo Attilio et que Tobias Adami en avait par la suite pris connaissance non pas à Naples, auprès de l'auteur luimême, et en même temps que des Poésie, du De Sensu rerum et magia, de la Métaphysique et de la Philosophia rationalis, mais à Padoue, où il avait pu le faire copiera — En quittant l'Italie à la fm de 1613, le futur éditeur des œuvres du philosophe aurait donc emporté, pour les publier en Allemagne, non seulement les livres qui contenaient ses pensées les plus récentes, mais en outre un manuscrit du Compendium, non corrigé de sa main, et qui correspondait à une phase antérieure de l'évolution de sa pensée. Ainsi s'expliquerait, selon nous, la différence entre la doctrine exposée dans ce dernier livre et celle du De Sensu rerum, des Poésie, et, à certains égards, de la Realis philosophia epilogistica. Cette différence se résume en quelques mots : dans le Compendium, Campanella reproduit sans la modifier sensiblement la philosophie de Télésio ; dans les autres ouvrages, surtout dans les Poésie et dans le De sensu rerum et maçjiâ, il expose au contraire la métaphysique personnelle qu'il a greffée sur le naturalisme de Télésio et qui, nous le verrons, en fait éclater les cadres, trop étroits pour la contenir.

Pour le montrer, il suffit, comme l'a bien vu Francesco Fiorentino^, de comparer à la doctrine qui devint ensuite définitivement celle de Campanella deux théories qu'il soutient encore dans le Compendium, par fidélité à l'enseignement de son maître : la théorie de la vertu et celle de la connaissance. — Télésio, en subordonnant toute l'activité morale à la fin essentielle de la conservation personnelle, avait considéré la vertu comme une qualité naturelle, presque indépendante de la volonté, et étroitement liée au contraire aux dispositions héréditaires et au tempérament. C'est pourquoi il l'avait dé-

1. Fiorentino, Telesio, t. I, p. 356; — Amabile, Cong., t. I, p. 78 ; — Amabile, Cast., t. I, p. 154 ; Kvaèala, Gen., p. 23 et note 1.

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