Met. Pars I, p. 5, prooemium
2. A cette date Campanella commence à Naples la rédaction du De sensitiva rerum facultcte.
l'influence de télésio 145
physiques à ses vues religieuses et politiques. C'est donc sa conception de la nature et de la science que nous devons examiner tout d'abord. Sa théorie personnelle de la connaissance nous fera ensuite pénétrer au cœur même de sa métaphysique, qui à son tour nous conduira à sa doctrine de religion naturelle, introduction nécessaire à sa politique et à ses idées sociales. — Nous devons du reste ajouter qu'en se construisant un système personnel de philosophie Campanella n'a introduit aucune modification profonde dans ses conceptions de la nature, du panpsychisme et de la magie, en sorte que pour les étudier nous disposons non seulement de la Philosophia sensibus demonstrata, ouvrage de jeunesse qui contient surtout une polémique contre la physique aristotélicienne, et du Compendium de rerum natura, trop bref résumé de sa doctrine, mais encore du De Sensu rerum et magiâ, de la Realis Philosophia epilogistica, et même, à certains égards, de la Métaphysique. Nous croyons en effet avoir le droit, dans cette seconde partie de notre livre, de nous reporter à ces trois derniers traités pour l'étude de toutes les questions sur lesquelles les thèses soutenues par notre philosophe, au lieu de s'éc-arter sensiblement de celles du Compendium, en constituent seulement des illustrations et des développements.