II. — LE SANCTUAIRE CANANEEN
Dans le premier strate des décombres qui ont enfoui Thumble lieu de culte des indigènes palestiniens apparaît, sur tous les points fouillés, un élément nouveau que les explorateurs désignent sous les noms divers de mm^ébdli, pierre levée, baetylic pillar, Opfer saule , Malstein, sans qu'il soit toujours facile de voir l'à-propos de chacun de ces vocables, ou la nuance qu'ils expriment. En fait, il s'agit de blocs de pierre atfectant la forme de piliers quadrangulaires. Les arêtes sont parfois assez effacées pour donner l'apparence réelle d'un tronçon de colonne fruste à ces blocs de dimensions très variables. Ces réductions de colonnes, tantôt cylindriques, tantôt renflées vers le
(1) Bien que M. Macalister ne semble pas avoir encore assigné une origine précise à ce iéménos, la comparaison qu'il en fait avec le haul-lieu de Sâfy, pour ne relever qu'un seul détail, suggère de sa part une attribution à la race sémitique, c'est-à-dire à l'âge qui suit le néolithisme proprement dit. Les « cercles de pierre » sont demeurés certainement en usage à l'époque sémitique en Canaan. La découverte à Gézer même d'un stone circle, peut-être en relation avec un alignement de pierres {Quart. Stat., 1902, p. 363), en pourrait être un nouveau témoignage. Mais on ne perdra pas de vue la nature toute spéciale de l'abside — plutôt que cercle — de pierres située au milieu de l'enceinte, qui, par son niveau et son mode de construction, peut appartenir sans difficulté à l'âge des premières huttes néolithiques contemporaines du troglodylisme. Cf. Quart. Stat., 1904, p. 110.
centre, ou d'un diamètre amoindri à l'une des extrémités en façon de cône, portent assez souvent, au sommet bu sur le fût, des cavités de profondeur et de proportions variées. Les débris qui les entourent corroborent l'indication fournie par le niveau où elles se rencontrent pour la première fois dans les ruines, et justifient l'attribution qui en est faite aux premiers envahisseurs cananéens.
La présence fréquente de ces piliers rustiques, ou mieux de ces pierres levées, précisément aux mêmes endroits que la race antérieure avait marqués pour l'exercice de son culte eût à elle seule pu suggérer la pensée de monuments religieux d'un nouveau style, lors même que nous n'eussions pas aussi clairement appris par la Bible quel rôle prépondérant avaient les massébôth dans la religion cananéenne. Mais là encore grande était la difficulté de nous reconstituer la physionomie primitive d'un haut-lieu authentique, aussi longtemps que nous n'étions guidés que par les rares monuments de date imprécise visibles à la surface du sol sur quelques sommets plus escarpés et plus solitaires des montagnes de la Transjordane, ou par les colonnes avec ou sans cupules rencontrées çà et là dans les tranchées de fouilles.
Le premier monument dont la structure correspondît mieux aux indications bibliques sortit de terre à Tell es-Sàfy (1). Le déblaiement en fut compliqué par diverses circonstances. Les doctes explorateurs, que rien encore n'avait mis en éveil sur ce domaine, comprirent seulement le vrai caractère de l'édifice quand déjà ils avaient remblayé une partie de leurs tranchées : c'est donc uniquement sur les plans minutieux, dressés par fractions au jour le jour, que put être faite une étude d'ensemble où l'impossibilité de vérifier certains détails ou de préciser l'observation devait laisser obscurité sur plus d'un point. Extrayons-en seulement les éléments acquis, renvoyant pour leur justification et les autres particularités au mémoire des savants auteurs.
En son dernier état le sanctuaire installé sur la crête du Tell, à son extrémité nord-est, consistait en une enceinte murée, longue de 18 mètres du nord au sud et large de 12, en chiffres ronds et murs compris (fîg. 71). La section méridionale de la plate-forme intérieure était divisée en un groupe de chambres, probablement trois, plus ou moins symétri([ues, ouvrant au nord. Au bout opposé de la terrasse un mur transversal, plus épais que tous les autres, avec une sorte d'abside au milieu (fig. 71, a), formait un nouveau réduit étroit et
(1) Cf. Bliss et M\c\LiSTKR, Excavations in Palestine..., p. 31 ss.
long ayant sa porte au sud. Ainsi flanquée, la terrasse devenait à peu
près carrée. Le sol en était demeuré assez mal aplani et le niveau en avait plusieurs fois varié. Au centre, face à Fabside qui vient d'être indiquée , une construction semi-circulaire (b) d'un diamètre sensiblement égal (1), ne conservait de ses parois primitives que deux assises de pierres brutes, hautes ensemble de 0"^,^! et actuellement en contrebas presque d'autant du sol de l'abside. Si donc l'une et
Fig. 71. — T. f.s-Safy. Han du sanctuaire cananéen. l'autrC Ont été COntempO- D'aprcs Bliss-Macalistek, Excavations..., p\. 8,1. . , •! p ^
ramement en usage, il faut admettre que la structure semi-circulaire était comme une fosse pro-
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. Fig. 12. — Vue isométrique du sanctuaire de T. es-Safy. D'après Bliss-Macalister, Excavations..., fig. 9 et le plan.
(1) l'»,093 au lieu de 1"\347, d'après la description {op. L, p. 33). Dans les plans I et II, planche 8, renchevétreinent des constructions d'époques diverses ne paraît pas avoir permis de dessiner cet hémicycle avec assez de précision; I le montre plutôt en fer à cheval et II le représente plus grand que l'abside. L'autorité de la description semble devoir primer en ce cas celle des graphiques.
fonde d'un mètre environ dans l'esplanade. A une très faible distance au sud, trois colonnes grossières s'alignaient d'ouest en est (c), dressées sur des socles à des niveaux un peu différents, mais apparemment choisis pour amener sur une même ligne la tête des colonnes d'inégales dimensions. Elles sont quadrangulaires et mesurent, en commençant par celle d'ouest, 2"", 16, 1°',96, et 1°',78 de haut, sur une moyenne largeur de 0'",7i et une moyenne épaisseur de 0"',55. Les deux blocs extrêmes, celui de l'est principalement, s'arrondissent en cône par le haut; celui du centre, plus endommagé par l'érosion ou les chocs, parait néanmoins avoir été aplati au sommet (1).
Une ligne de pierres brutes reliant l'une à l'autre ces stèles à un niveau uniforme, indique sans contredit un sol d'où elles n'émergeaient que de 1°^,50 environ. Les traces d'une seconde ligne plus élevée attestent un exhaussement ultérieur du sol au pied des mégalithes. La ligne primitive des pierres se développe à l'orient bien au delà des stèles, au delà même de l'enceinte. Et ce n'est point l'unique indice d'un état antérieur à l'érection de cette enceinte bâtie en deux sections fort négligemment raccordées (cf. fig. 71 s.). En examinant le mur oriental vers la jonction des deux lignes, on découvrit sous le mur intérieur, plus épais, un socle estimé in situ et en tout semblable à ceux des stèles encore debout. Une telle similitude, la relation de site et de niveau, suggéraient l'existence d'un mégalithe disparu dans une restauration du monument. Une cinquième base et sa colonne [cl), longue de 1°',90, renversée à côté, furent encore trouvées noyées dans les fondations d'un mur postérieur, juste derrière la construction semi-circulaire. Un dernier bloc enfin, à l'orient de cette même construction, semble avoir été pris aussi pour une base {e) ; on y signale trois petites cavités larges de 0™,025 et profondes de moitié. Arguant par hypothèse de la situation actuelle de ces divers débris, les explorateurs se demandaient si les stèles n'avaient point décrit à l'origine un cercle irrégulier. L'hypothèse parait peu vraisemblable et le déplacement est trop facile à expliquer pour qu'il soit nécessaire d'y recourir. La rectitude d'alignement dans les trois mégalithes restés debout n'y est pas non plus favorable.
Sur le pourtour entier de l'enceinte, dont la hauteur actuelle est au minimum de 1°',22 d'après la coupe publiée (pi. 8), existe une ouverture unique. Située dans l'angle nord-ouest de l'esplanade centrale, elle
(1) Ces détails sont assez faciles à contrôler, partiellement du moins, dans les ligures 72 et 73, malgré la perspective ou la simplification du dessin.
présente cette anomalie étrange d'être percée obliquement, avec une courbe assez prononcée. Qu'il y ait lieu pourtant d'y voir une porte, M. Bliss l'a conclu du seuil où il constatait le poli lentement créé sous les pas. M. Macalister propose d'en justifier la forme insolite par l'intention de faire tomber directement sur l'abside du mur transversal
Fig. 73.
Le sanctuaire de Tell es-Sâty pendant le déblaiement. D'après une phot. du PEFund.
les premiers rayons du soleil levant, à certain jour de l'année. La suggestion, à coup sûr fort ingénieuse (1), impliquerait, croyons-nous, que Taire ait été couverte, à tout le moins que la muraille ait été très élevée.
A défaut de données suffisamment complètes sur l'état et la nature des ruines, il n'est guère possible de pousser très avant l'examen du sanctuaire; car il s'agit manifestement d'un haut-lieu et les deux savants ne s'y sont point mépris. Les massébothj la « quantité d'os de chameaux, de brebis et de vaches » trouvés au pied et autour des stèles et qui semblaient « indiquer des sacrifices », la structure
(1) On sait que l'orientation des édifices, surtout religieux, a été fréquemment déterminée, dans l'antiquité, sur le lever de tel ou tel astre.
LES LIEUX DE CUr.TE EN CANAAN. 107
entière qu'ils parvenaient à reconstituer en la dégageant des éléments parasites, ne laissaient guère place au doute. Tout en soupçonnant, sans les définir assez pour notre curiosité, divers stages du monument, ils semblent avoir attribué aux xvi^-xv'' siècles Tinstallation définitive qu'ils décrivaient et dans laquelle ils trouvaient déjà comme les éléments d'un temple grec avant la lettre : « naos, pronaos et opisthodome », à cela près que « l'espace en fonction de pronaos était subdivisé » (1).
La comparaison n'est peut-être pas très heureuse : à tout le moins doit-elle rester très vague, puisqu'on peut saisir dans le haut-lieu plusieurs transformations successives et que, pris même en son dernier état, il parait bien avoir essentiellement consisté dans une aire à ciel ouvert où s'alignaient les massébôth, tandis que les réduits du nord et du sud n'avaient apparemment qu'une importance secondaire. Retenons à tout le moins la donnée bien fondée au sujet de la date de cette dernière modification, puisqu'elle pourra donner quelque notion sur l'antiquité de l'état primitif. Il appert en effet qu'avant cette époque du xvi'-xv" siècle où l'on construisait la section septentrionale de l'enceinte en empiétant sur l'aire sacrée au point d'enfouir même un des anciens mégalithes, une autre transformation avait dès lors été opérée. Elle aurait consisté à bâtir ce premier mur oriental, qui déjà ne respectait plus la petite plate-forme de pierres brutes établie entre les stèles. On serait assez enclin à assigner un long intervalle à de tels changements introduits dans le lieu de culte. Il apparaîtrait ainsi à l'origine comme une terrasse irrégulière, sans murs, au centre de laquelle se dressaient les massébôth, peut-être autour d'un bétyle non retrouvé. Quant à la construction présentée par MM. Bliss et Macalister comme un hémicycle, en avant et au nord de la rangée des stèles et dont le rôle échappe complètement dans leur description, je ne sais dans quelle mesure on trouvera téméraire l'hypothèse d'une fosse à offrandes, peut-être ronde autrefois en réalité, mais détruite en partie. Il y aura lieu de revenir plus loin sur cet élément intéressant des sanctuaires primitifs en Canaan. Signalons enfin l'existence d'un bassin de pierre pris dans la construction du mur septentrional, et celle d'une cavité marquée sur le plan hors de l'angle nord-ouest avec la rubrique « corn pit », sans aucun rappel dans la description. Cette cavité et ce bassin ne pourraient-ils être rattachés au lieu de culte comme récipients pour l'eau qui ne devait pas y faire défaut?
(1) Excavations..., p. 34.
Malgré l'intérêt très vif qu'offrait la découverte du monument de Tell es-Sâfy, trop de problèmes demeuraient sans solution et trop d'obscurités subsistaient dans l'étude et Tinte rprctation de la précieuse ruine pour ne pas faire désirer un contrôle plus décisif. Nous devons aujourd'hui à l'une des plus brillantes découvertes de M. Macalister la connaissance exacte et détaillée d'un haut-lieu très caractéristique. 11 convient donc de le choisir comme thème général pour l'examen plus précis du sanctuaire cananéen, quitte à grouper sur cette trame toutes les informations produites par des trouvailles parallèles dans les autres fouilles.
Fig. 74. — GÉZEK. Les stèles avant les fouilles. D'après RB., juillet ISiK), pi. III.
En janvier 1899, procédant au levé topographique de Tell Djézer, notre attention avait été attirée par deux stèles émergeant à peine du sol, vers la partie centrale du plateau (%. 74). Un déblaiement sommaire montrait juste qu'elles avaient été grossièrement façonnées et devaient être encore en place dans la situation où les avait dressées quelque Cananéen d'antan. Il nous avait été impossible de pousser plus avant la recherche autour de ces énigmatiques stèles.
Dès son arrivée sur le Tell, à l'été de 1902, M. Macalister, éclairé dans l'intervalle par la découverte du sanctuaire de Tell es-Sâfy, ouvrit une tranchée au pied de ces blocs, dont la base ne fut trouvée qu'à une moyenne profondeur de 3 mètres, reposant sur un socle de mauvaise maçonnerie. Le développement de la tranchée au nord et au sud en longeant cette plate-forme de blocage fit rencontrer bientôt
des colonnes analogues, debout elles aussi ou à peine inclinées sous la pression des décombres, quelques-unes pourtant renversées. Un mètre environ plus bas que la plate-forme maçonnée, après avoir traversé un lit de déct)ml)res où foisonnaient les vestiges de culte religieux, on atteignit le rocher, puis l'orifice d'une caverne où furent trouvés des restes de sacrifice évidents. Une fois en possession de ces données très claires, restait le labeur immense de déplacer la masse des décombres dans une aire assez vaste autour de la caverne et des pierres levées, mettant partout le roc à nu pour être sur de n'omettre aucun détail de l'aménagement du vieux sanctuaire aux diverses époques de son histoire, prolongée environ quinze siècles, entre 2000 et 000 avant notre ère, au témoignage des ruines. Les informations déjà publiées par l'heureux et savant explorateur peuvent en se groupant fournir l'intelligence très nette de ce lieu de culte. On les lira in extenso dans ses comptes rendus et bientôt dans son mémoire final; le résumé qui suit contiendra seulement l'indication des éléments essentiels et un rapide aperçu au sujet de l'évolution du monument.
§ 1. U installation du haut-lieu cananéen à Géze?' (1).
Le détail qui saisit le plus vivement au premier coup d'œil est Falignement des pierres levées. Ces colonnes frustes pour la plupart ou étrangement façonnées, presque toutes munies de cupules ou de canaux, toutes plus grandes que les massébôth communes rencontrées ailleurs, quelques-unes vraiment énormes, produisent sur le visiteur le moins préparé à en saisir la nature une impression profonde que la meilleure description ou Innage réduite la plus fidèle ne saurait rendre. Il y a là huit mégalithes encore debout côte à côte, sur une ligne d'environ 30 mètres, à calculer la plus grande longueur de la plate-forme en maçonnerie où s'engage leur base, un peu moindre si la mesure est prise entre les deux colonnes extrêmes. Deux tronçons en manière de socles, l'un rond, l'autre quadrangulaire, marquent sans doute l'emplacement de deux mégalithes brisés ou enlevés dans les remaniements postérieurs. Enfin une colonnette renversée dans un niveau un peu inférieur, très semblable du reste à l'une de celles encore debout,
(1) Cf. Quart. Stal., 1903, p. 23 ss.
porterait à onze le total de ces blocs (1). L'alignement se développe du nord au sud à peu près avec exactitude; tout au plus y a-t-il vers le centre une légère coui'be, dont la concavité s'ouvre à l'ouest. La dernière colonne, au nord, et les deux débris dont elle est accostée
Fii
Gkzer. Les stèles pendant le déblaiement. Phot. due à l'obligeance de M. Macalister.
donnent à cette extrémité de la ligne générale une inclinaison prononcée vers l'est (cf. fig. 76).
Les blocs ont été numérotés par M. Macalister pour faciliter les repères dans la description. En commençant au sud, le n° I a 3°^, 10 de haut, l'°,40 de large et une épaisseur de C^jTGS. Le pied de ce mégalithe remarquable est enfoui de 0"',432 au-dessous du niveau de la plate-forme maçonnée (2). Une assez profonde entaille au sommet
(1) L'écarlement assez proportionnel des mégalithes, bien qu'il ne soit pas symétrique de l'un à l'autre, pourrait faire supposer qu'il en est disparu un à la suite du n° VII et avant le tronçon qui précède le n° VllI dans les croquis ci-joints (fig. 76 s.). Aucune trace de son existence n'ayant été constatée, elle demeure extrêmement i)roblématique, et l'on verra plus loin que le nombre XII à réaliser moyennant l'adjonction de cette massébâh n'a jamais été visé dans l'érection des pierres et la structure générale de ce haut-lieu.
(2) On ne voit pas dans le QS. de 1903, p. 27, si cette hauteur du pied est comprise dans l'indication de hauteur totale, ou si elle y doit être ajoutée. Il n'est pas indiqué non plus si les mégalithes sont directement fichés en terre ou posés, comme ceux d'es-Sàfy, sur des socles de pierre.
[.ES LIEUX DE CLLTE EiN CANAAN.
dans le sens de l'épaisseur détermine comme deux pointes, pas tout à fait identiques ni également proéminentes, au sujet desquelles il y aura lieu d'entrer tout à l'heure dans un examen plus approfondi. Sur la face occidentale et près des pointes, une large et profonde cupule isolée.
N° II : haut. l'",652, larg. 0^, 356 , épais.
0°^,53i;à2'",16 du précédent. La plate-forme est interrompue autour de cette pierre, dont la base, à section vaguement quadrangulaire, est engagée dans une couche d'éclats i irt^VÊl.
Ack rkiapi><a à rt"" QO on Fig. "G. — GÉzEK. Plan du liaut-lieu cananéen.
ue pieiie; a u ,ju au- D'après Macalister, Q6., 1903, pi. ni, face p. 1-21.
dessus du rocher. Le bloc
est régulièrement affiné à son sommet, particularité qu'accentuent
davantage encore la patine et le poli parfait que donne seul aux
M F Y 11 \ïr
Fig. 77.
lililiM'M=i *' f=^r'^~^^Ê
Gkzer. Coupe longitudinale du liaut-lieu sémitique. D'après Macalistek, QS., janv. 1903, pi. VII.
pierres le frottement répété à l'infini de lèvres dévotes baisant avec ardeur un fétiche, ou de mains trempées pour une onction dans le sang ou tel autre liquide offert en hommage ou en sacrifice à un dieu (1).
(1) Les plus exactes analogies qu'on puisse trouver à la pierre de Gézer seraient, je crois, certaine colonne dans le portail du Saint-Sépulcre, quelques blocs dans les harams de Jérusalem et d'Hébron, les linteaux de beaucoup d'oî*e/i5, ou la stèle dressée à la tête d'une
La face tournée vers l'ouest a deux cupules bien marquées sur l'un de ses bords et peut-être la trace fort atténuée de deux autres plus petites sur le bord opposé.
N<>III : haut. 2'",Î)2:J, larg-. 1"^,525, épais. 0'",61 ; à 3'", 56 de II; pro-