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assez fréquent de rencontrer l'ivresse chez les Canadiennes-anglaises. Il n'en est pas de même des hommes et là, peut-être, est une cause de dégénérescence chez les enfants car on sait dans tous les pays que l'intoxication alcoolique du père agit sur la progéniture.
VIT. — Au Canada, comme aux États-Unis, la plaie de l'ivresse existe à un haut degré. Je ne parle pas de ceux qui s’alcoolisent, comme on le fait si fréquemment en France, avec les boissons que l’on prend chaque jour sous forme d’apéritif, par exemple: ceux-là ne sont jamais ivres, ils subissent une intoxication lente. En Amérique du nord, Canada et États-Unis, ces alcooliques existent, mais les liquides dont ils se servent sont autres. Ce n’est pas l'absinthe, nile vermouth. Ils se rendent chez le pharmacien. Sous prétexte de se tonifier on achète une foule de médicaments à base d'alcool. Ces médicaments sont inconnus chez nous et rappellent ce que nous appelons les élixirs, c'est-à-dire qu'ils sont très chargés en alcool. On les désigne sous le nom de Peruna, de Paine celery-compound, etc.
Le Canadien est comme ses voisins anglo-saxons, il NE saiT pas boire. Il a, à ce point de vue, l’éducation américaine. Je me souviens d'un scandale causé par des prêtres français de France qui, recevant chez eux une famille canadienne, avaient tous bu du vin. En sortant, une des dames de la famille (elles avaient toutes refusé de boire du vin au repas) me dit « Avez-vous vu ces prêtres boire du vin? » Je ne comprenais pas, aussi elleinsista en me disant : «Ils se grisent ». J'ai eu beau expliquer que chez nous
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