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glaise un dimanche. Ces journaux s’appelaient, La Presse, la Patrie, le Nalionaliste, le Canada. J'en achetai un et je vis qu’on ÿ annonçait une procession dans la plaine Saint-Denis. Je m'adressai à l’individu qui avait porté mon bagage et lui demandai si cette procession offrait quelque chose d'intéressant. «Oh oui! me répond-il, elle est bien belle et je voudrais bien pouvoir y aller. » Je lui demandai alors de quelle façon je pourrais m'y rendre. « Descendez à droite, me dit-il, et vous prendrez le petit char. » Car les Canadiens ne disent pas Îe tramway ; ils ont conservé le vieux mot français de char pour désigner ces véhicules ; ils ne disent pas les wagons et les rails ; mais : les grands chars et la lisse. Ils ne se servent jamais d’un mot anglais.
Au début de mon séjour, comme je parle facilement l'anglais, je demandais toujours les numéros en cette dernière langue en me servant du téléphone, Au bout de six à sept mois, je demandai un numéro devant des Canadiens-français. Ceux-ci me dirent avec reproche : « Ah! maudits Français de France, vous serez toujours les mêmes : vous ferez toujours des concessions aux Anglais ! » Depuis ce moment je ne me servis plus que du français au téléphone.
On voudra bien me pardonner cette parenthèse et je reviens à ce que je disais de mon arrivée à Montréal. Je suis monté dans le « petit char » qui m'avait été indiqué. Tout le monde avait des drapeaux tricolores; les uns les arboraient à leur casquette, les autres à leur canne, Un bébé de cinq ou six mois en portait un, attaché au petit anneau en os du suçon qu'il tenait ; pendant la route, un morceau de l'étoffà
mouton. « Voyez-vous, lui dis-je, comme il est
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du drapeau est venu dans la bouche de l'enfant qui s'est ainsi mis à sucer le drapeau tricolore. Comment veut-on après cela qu’il ne parle pas français!
Sur le passage de la procession je me trouvais devant une famille de cinq ou six Canadiens : il y avait en particulier une petite fille qui se haussait pour voir le cortège. Je la pris dans mes bras et lui montrai un saint Jean-Baptiste accompagné de son
gentil? — Oui, me répondit-elle ; il est après manger. » Cette expression « après manger » est une expression de vieux francais et signifie en train de manger. On rencontre très souvent, dans la conversation des Canadiens, de ces mots que l’on n’emploie plus maintenant et qui sont du français que nous parlions en 1760 ; mais, en somme, ils parlent réellement le fra is avec un fort accent normand.
Ce pays oure des ressources à notre commerce qui, d’ailleurs, commence à y pénétrer. Le Canada a été pendant longtemps séparé de la France. Les Canadiens ne venaient pas en France et il faut dire que les Français n'étaient pas grands voyageurs. Mais aujourd’hui commence une évolution qui sera des plus intéressantes. Les capitaux français y viennent aussi en assez grande quantité. Nous y envoyons des produits pharmacentiques pour une valeur considérable. Cela est dù à ce que depuis quinze ans, les médecins canadiens ont pris l'habitude, lorsqu'ils ont terminé leurs études là-bas, de venir se perfectionner chez nous. Le premier qui est venu en France est le docteur Brodeur, il ÿ a quinze ans. Il a eu, après ce Voyage, un très grand succès de clientèle. Aussi,
depuis cette époque, dix pour cent environ des médecins canadiens, après avoir fait leurs études à Monttréal, viennent à Paris se mettre au courant de la science française. Quand ils sont de retour dans leur pays, ils préconisent nos produits pharmaceutiques.
Nous aurons bientôt un traité de commerce avec le Canada, en sorte que nos marchandises pourront entrer plus facilement, Ce traité a été préparé par M. Brodeur, ministre de la marine du Canada, et par notre consul général à Montréal, M. Dallemagne.
Les chaires des Universités françaises de la province de Québec sont toutes occupées par des professeurs canadiens, Cependant, depuis deux ans, un professeur de 11 Faculté des lettres de Poitiers a été détaché à l'Université de Montréal pour y faire un cours de littéraiure française. Ce cours est professé depuis 1898 par des Français. J’occupe aujourd’hui une nouvelle chaire qui vient d’être créée à la Faculté de médecine de Montréal.
C'est la première fois qu'un médecin de France entre dans cette Université canadienne, qui est la citadelle du français dans l'Amérique du Nord,
Les dillérentes langues de l'Europe se partagent l'Amérique. Au Brésil, on parle portugais; dans le reste de l'Amérique du Sud domine l'espagnol; aux Etats-Unis et dans la partie ouest du Canada, on entend presque exclusivement l'anglais; mais dans la partie est de l'Amérique du Nord existe un coin où près de trois millions d'individus (en comptant ceux qui sont aux Etats-Unis) p.slent français. Nous avons le plus grand intérêt patriotique à aider nos cousins d'Amérique à maintenir la supériorité de la langue
française dans la province de Québec. Lors de la fondation des États-Unis, il fut proposé de mettre dans la constitution que le français et l’anglais seraient langues officielles. Le français fut rayé par une faible majorité au moment du vote. Mais qu’au moins notre langue reste en usage au Canada, les Français ont assez contribué à assurer la conquête de l'Amérique sur la barbarie pour cela.
Lorsqu'on arrive au Canada, on pose souvent la question à ceux qui parlent notre langue : « Vous êtes F rançais? » et ils répondent tous : « Oui ». Ce n’est qu’au bout d’un certain temps que l'on comprend qu’il y a des Canadiens-français, ce sont les descendants des anciens colons abandonnés par la France en 1763, puis des Français arrivés de France depuis peu (1). Les premiers, on les reconnaît bientôt à leur accent, ils ne fusionnent jamais avec les seconds, l’ancienne assimilation disparait tous les jours.
Il ne faudrait pas croire que les Canadiens aient exactement notre âme française actuelle, Ils ont évolué d’une façon différente de la nôtre. Cette évolution, au contact des États-Unis, et à cause de la dissemblance de milieu, les a éloignés de nous, bien qu'ils aient toujours les qualités et les défauts de notre race.
Grâce à leurs voisinsles Américains, ils ont gagné
(1) I existe à Montréal une chambre de commerce française.
Nos compatriotes qui arrivent dans le Dominion se figurent souvent qu'elle est composée de Canadiens-francais, c'est une erreur. Ses membres sont des Francais de France, le président est
M. Chouillou, le vice-président M. le comte des Etangs, nos compatriotes.
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un esprit pratique, commerçant, je dirai même inercantile, que nous n'avons pas en France. Ils n’ont rien qui ressemble, même de loin, à notre esprit administratif et compliqué. L'antichambre de nos ministres n'existe pas, on pénètre sans attendre et facilement auprès des hommes politiques.
Pour eux, on n'a le droit au titre de Français que si l'on est catholique, c'est une condition sine qua non. Les Français de France eux-mêmes ne sont pas lous désignés sous le vocable de français.
Un jour, je parlais d’un Français de Paris, à Montréal depuis plusieurs années, et un Canadien reprit : « Mais non, il est suisse, il n'est pas français. » Et comme je disais connaître sa famille qui est essentiellement française, il me fut répondu : « Non, il est protestant. » Je sus plus tard que tous les protestants de langue française sont désignés sous ce terme de Suisse, méprisant pour les Canadiens.
Ceux-ci se désignent eux-mêmes sous le nom de Français ou de Canadiens. Quand ils parlent d'individus d’une autre race, même s'ils sont établis au Canada depuis plusieurs générations, ils les considèrent comme des étrangers, et les qualifient du nom de nationaux de leur pays d'origine. Français, pour eux, est synonyme de Canadien-français,
Il faut savoir que Richelieu, à la date du 29 avril 1627, obligea les Associés qui géraient la colonie à la peupler de naturels français catholiques. Les huguenots, s'ils viennent au Canada, n'ont même pas le droit d’hiverner. Il n'y aura donc pas de protestants au Canada.
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Cet ostracisme pour les non-catholiques est, encore de nos jours, plus vivant que jamais. Il y a, au Canada, une intransigeance absolue pour tout ce qui est hérétique, schismatique ou libre-penseur.
Notre mentalité de Français modernes ne comprend pas, n’admet pas cette intolérance. Avec notre esprit critique et railleur nous jugeons que ces réminiscences des temps de lutte religieuse dénotent au Can“da un état rétrograde. Même si elles sont modérées, nos idées larges et libérales déplaisent aux Canadiens; ils redoutent notre indifférence religieuse qui les effarouche et les fait fuir. De là une antipathie entre nous et ces fils de notre race.
Mais comment, là-bas, le clergé a-t-il conservé sur ces Français sa suprématie entière comme aux temps féodaux? Par quelle force ces frères des Français de la Révolution ont-ils été maintenus, comme de fidèles sujets, par les prêtres de leurs églises?
Il est intéressant de rechercher les causes de ce que nous trouvons de plus extraordinaire au Canada.
Et ces causes, on les trouvera facilement dans l'histoire patriotique de la province de Québec, foyer du Canada français.
Si le clergé a conservé là-bas toutes les prérogatives de jadis, c’est qu’il a été mêlé intimement à l’histoire du Canada français, et on peut aisément comprendre les raisons pour lesquelles les Canadiens ont pour les représentants de leur Église cet atavisme de vénération et de confiance et ce respect qui les fait obéir sans lutte, sans résistance, à tout ordre provenant de leur archevêque. Ils trouvent si naturelle cette vuéissance, héritage de ieurs pères,
qu'ils ne s'en rendent même pas compte, et se figurent agir avec une entière liberté, Ils ont, de tout temps, été soumis aux prêtres, envers lesquels leur patriotisme a une dette de reconnaissance.
Les missionnaires envoyés aux bords du Saint- Laurent, pionniers de la colonisation à son début, formaient l'élite intellectuelle et ont servi de chefs aux émigrants, à ceux qui étaient venus pour cultiver la terre et la faire fructifier. Ils les ont guidés, dirigés dans la lutte contre la nature et les sauvages, dans ces forêts vierges peuplées de fauves et d’Indiens (1). Ces prêtres ne se contentaient point d’évangéliser; ils luttaient aussi. C’est à eux qu’avaient recours les colons en cas de péril, ou menacés par les Peaux-rouges. Dans les luttes, ils formaient l'avant-garde de la défense,
Ils apprenaient, en arrivant, les dialectes des Indiens, prenaient de l’ascendant sur ceux-ci, s’entremettaient entre eux et les colons, quand ils voulaient piller leurs biens et les terres qui commençaient à produire. Maintes fois, les armes à la main, ils combattaient à la tête des émigrés contre les tribus, et devenaient prisonniers des Peaux-rouges qui les avaient attaqués. Les missionnaires, parmi lesquels on trouvait quelquefois d'anciens hommes d'armes, faisaient courageusement le sacrifice de leur vie pour ceux qui étaient venus se mettre sous leur protection, et qui recevaient d'eux des conseils et des secours en cas de besoin. Plus tard, en 1763,
(1} Indiens ou Peat x-rouges, sauvages de la prairie, Ce ne sont pas les habitants d, l'Inde, qui eux, portent le rom d'Hindous, come on le sait.
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quand les Canadiens virent leur pays passer sous la domination étrangère, ils furent réconfortés par leurs prêtres, ct purent, grâce à leur appui, conserver leur caractère distinctif.
Le Canadien est satisfait de son sort. Il vit heureux sous l'aile de son Église, sous l'égide de l'Angleterre, et croit se trouver dans la patrie mème de la liberté et de l'indépendance. Au débarqué, quand il voit ce peuple qui, grâce à sa langue, paraît à première vue être une tribu française égarée sur le sol américain, le Français se persuade que le plus ardent désir des Canadiens est de redevenir citoyens frança's.
Mais ses illusions tombent vite une fois qu'il a confié ses impressions à un Canadien : « Être Français dans l’acception que vous dites, fait celui-ci étonné, mais je ne le voudrais à aucun prix! La France n'est plus la nation d'autrefois. Ici, je suis dans le pays de la liberté, jai le droit de dire à l'Anglais : je suis Français. Si j'étais en France, je n'aurais même pas le droit d'aller à l’église. Vous êtes dans un pays dans lequel il n’y a plus de liberté; vous chassez les prètres et les religieuses, tandis qu'ici nous accueillons les prêtres de toutes les religions. »
Les quelques Canadiens anticléricaux, — ils sont très peu nombreux et vivent un peu à part, — ne songent pas non plus à la possibilité de devenir Franç. is. [ls ne le voudraient pas, car ils ont l'idéal américain. Les États-Unis sont là, à côté d’eux. L'Angleterre ies a habitués à une liberté très grande et ils nous reprochent amèrement notre esprit admi-
nistratif qui rend, trouvent-ils, notre vie trop compliquée.
Autrefois, après avoir été abandonnés par la France, les Canadiens oCCupés par les travaux des champs, accueillaient les quelques Français qui arrivaient de la mère patrie. Ces nouveaux venus, qui n'avaient pas la vigueur des premiers colons déjà aguerris, étaient utilisés selon leurs moyens. Ils allaient de paroisse (1) en paroisse comme maitres d'école, enseigner notre langue commune. Mais à l’heure actuelle, c’est le clergé qui se charge de l’enseignement,
VIL — Au Canada, si l'on n'a pas de capitaux, on ne peut guère gagner sa vie à moins d'avoir un métier. Avec des capitaux, on peut acheter des terres et les cultiver: il ÿ à peut-être là un débouché. Dans l'Ouest, les terres sont vierges et très riches. La couche d'humus est très considérable; c’est un ancien fond de mer, On y voit d'immenses prairies ; il suffit de gratter très superficiellement le sol et l'on obtient des récoltes snlendides, doubles de celles que nous obtenons en Europe. Un cultivateur qui, en France, exploite quatre hectares peut, avec le mème travail, en cultiver soixante au Canada. Mais, pour cela, il faut de l'argent. Je ne voudrais pas décourager les personnes qui désireraient aller au Canada, mais il ne fout pas y aller pour vivre sans rien faire; on n’apprécie là-bas que les gens qui travaillent. Au Canada, tous ceux qui sont dans l'aisance ont gagné eux-mêmes leur fortune ; il n'y a pas de
1 Synonyme de commune. c'est l'unité administrative, Les Canadiens sont groupés autour de leur curé.
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fils de famille. Aussi tout le monde travaille. D’ailleurs il n'y a aucune hiérarchie sociale, C'est ainsi que j'ai rencontré un jour un garçon d'hôtel français qui me dit : « Je suis venu ici il y a dix ans comme professeur envoyé par l'Alliance française; mais j'ai trouvé le service que je fais ici, dans cet hôtel, plus lucratif. En France, par respect humain, je n’aurais pas osé prendre cette situation modeste; mais ici on peut faire tout ce que l'on veut. » Pourvu que l'on travaille, tout est bien. Quand on est dans ce pays, il faut se faire à cette civilisation ruff, comme disent les Anglais, et qui existe, du reste, dans toute l'Amérique du Nord.
VIII. —- Les Canadiens, quand ils voient des Français, sont loin de leur faire mauvais accueil, au coitraire, mais ils les reçoivent avec une certaine crainte, comme s'ils leur étaient étrangers. Un Canadien me disait : « Nous nous considérons par rapport à vous comme des parents pauvres; si nous allons en France, dans vos canpagnes, dans vos petites villes, nous avons l'impression de voir des gens de chez nous; c'est la même impression que celle que vous éprouvez, dites-vous, en arrivant au Canada. Lorsque nous vous voyons, . nous n’osons pas aller à vous, nous ne savons pas comment vous allez nous accueillir. Vous vous étonnez, quand vous arrivez, de nous entendre parler votre langue; en effet, nous avons conservé un patois qui ressemble au français. » Le Canadien sait très bien que ce qu'il dit n’est pas la vérité; mais, en Normand finaud, il veut savoir comment vous allez le traiter et il vous tâte. Malheur au Français qui ne répond pas : « C’est
du français avec un accent normand, et seulement quelques mots différents des nôtres. » Le Canadien a la prétention d'être Français, mais Français de sa France canadienne et non de la nôtre. Il a toujours peur de n'être pas assez patriote. Souvent les Français se laissent prendre au piège et répondent : « Il existe en France des patois qui s’éloignent bien davantage de notre langue. » Le Canadien ne pardonne paf sentiment de dédain qu’il croit voir dans cette phrase et il ne se laisse plus pénétrer par ce cousin qu'il trouve hautain et qui a l'air de lui reprocher son aspect colonial.
Les habitants de l’ancienne Nouvelle-France ont gardé contre nous l'héritage de la rancune ancestrale, à cause de leur abandon en 1763. On me permettra de citer ici ce qui m'a été écrit par un Canadien et qui montre bien la mentalité de cette population :
« Je suis heureux d’avoir contribué à faire vibrer en votre cœur la fibre patriotique ; j'ai toujours eu, ront-8 la France, une dent Pour nous avoir abandonnés comme elle l’a fait lorsque nous étions encore au berceau; mais, tout de même, cela ne m'a pas empêché de toujours me réjouir de ses victoires et de ses succès et de sympathiser avec elle, dans ses jours d’adversité, car je suis d'opinion que tout bon citoyen doit aimer sa mère-patrie de tout son cœur et fermement la croire, comme la femme de César, au-dessus de tout soupçon. »
L'un d'eux me disait dernièrement, en parlani de nos colonies actuelles : « Vous avez de bien nombreuses colonies, mais j'espère que la France ne
fera plus ce qu’elle a fait pour le Canada, qu'elle n'abandonnera plus ses enfants au milieu des loups en les laissant se défendre seuls. » Malgré ce vieux fonds de ressentiment, ils appellent toujours la France leur patrie, et reconnaissent en nous d'’arrière-petits-cousins. Ils ont des poètes français qui exaltent leur patriotisme ; ce sont les Chapman, les Fréchette (1) et d’autres encore, Ces sentiments envers notre pays sont fort bien traduits par une parols de Mgr Fabre, un archevèque de Montréal. Se trouvant à la table du gouverneur, c'est-à-dire du représentant de l'Angleterre au Canada, il dit les paroles suivantes : « La France, notre mère patrie. » Alors le gouverneur interrompit : « Comment appellerez-vous l'Angleterre? — Notre belle-mère », répliqua d'emblée le prélat.
(1) Fréchette vient Le mourir à l'âge de soixante-dix ans. La poésie du Canada se dégage dans les beaux vers de Chapman.
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