‹ Canada [microforme] (volume 2)Chapitre 34 sur 209 · VITI.—-PECHERIES DU CANADA · texte numérisé non relu

VITI.—-PECHERIES DU CANADA

Le Canada possède les pêcheries les plus étendues et les plus riches du monde entier. La grande variété et la qualité supérieure du produit de la mer et des rivières offre une nourriture copieuse et économique, admirablement propre aux besoins domestique de la population canadienne.

Les principales localités où l’on se livre à la pêche. ne sont pas généralement favorables à l’agriculture, et sont quelquefois soumises à certains désavantages de climat. La fécondité des eaux avoisinantes, dont la population profite sans empêchements, est une compensation pour les défauts du sol et du climat,

Si nous consultons les chiffres soigneusement compilés tous les ans par les officiers des pécherieæ, ces statistiques officielles nous montrent que la valeur des pêcheries canadiennes qui, en 1870, n’était que de $7,573,000, avait atteint le chiffre, en 1880, de 14 millions et demi de piastres ; conséquemment cette valeur avait doublé en dix ans.

Trois ans plus tard, en 1883 ces mêmes pêcheries avaient produit 17 millions et demi, ce qui donnait une nouvelle augmentation de trois millions en trois ans. Ce chiffre de dix-sept millions de piastres, en 1883, ne représente pas toute la valeur des pêcheries du Canada ; ce calcul n’a trait qu’à la quantité de poisson préparé pour le commerce d'exportation et pour l'alimentation de quelques-uns de nos marchés de l’intérieur. Dans ce montant ne sont pas compris les $ millions de piastres dont on évalue le poisson consommé par la population du pays, dans les autres provinces, que l’on estime être d’environ 6 millions de piastres. Ajoutant à la valeur du poisson préparé pour le commerce, celle du poisson capturé pour la consommation locale, nous arrivons à un grand total de 28 millions de piastres, valeur du produit 4e nos pêcheries canadiennes, chaque année.

Mr. L. Z. Joncas, ci-devant inspecteur des pêcheries du golfe, aujourd’hui dépaté au parlement fédéral pour le comté de Gaspé, dit dans sa brochure sur les pêcheries du Canada, que la valeur totale du produit de nos pêcheries est de 34 millions et demi de piastres,

M. P. S. Simmons, dans son intéressant ouvrage sur les ‘* Produits de la Mer” dit: ‘ Aucune autre partie du monde ne possède des pêcheries maritimes aussi riches et aussi ‘ étendues que celles que renferme le golfe St-Laurent.”

De toutes les pêches maritimes du Canada, la plus importante, de veaucoup, est la pêche à la morue. Elle emploie des milliers de bras et fournit le plus fort contingent à notre commerce : d'exportation de poisson.

A la Nouvelle-Ecosse, au Nouveau-Brunswick et dans la partie inférieure de la province de Québec elle constitue une des industries les plus import.ntes. Voyons plutôt :

Nouvelle-Ecosse....,,.,.,...0s.60060 $3:977,599 Québec (Gaspésie, etc.)......... sue be 1,775,290 Nouveau-Brunswick.........,.......... 710,496 Isle du Prince-Edouard..............,.. 144,170

Total. …..ssoososesosss ess $6,616,555

Dans cette somme ne sont pas compris les millions de livres de morue consommées su: tplace par les 20,000 familles de pêcheurs que cette industrie fait vivre.

La pêche au hareng, qui occupe le second rang parmi les pêches maritimes da Canada, a produit en 1883 deux millions et un quart de piastres, et l’on ne donne pas à cette pêche toute l'attention qu’elle mérite ; il n’y a pas, à proprement parler, de pêche au hareng régulière au Canada.

i« long du littoral du golfe St. Laurent, du Cap Chatte à la Pointe-au-Maquereau, dans Ma Baie des Chaleurs, et surtout dans les baies magnifiques formées par le groupe des Isles de ‘la Madeleine, les bans de harengs sont si épais chaque printemps, que la pression qu’ils exercent les uns sur les autres, pression augmentée encore par la force du courant, les tue par milliers.

‘€ Je ne crains pas d’avancer ici, dit M. Joncas, que si des capitalistes canadieus ou étran- ‘ gers exploitaient cette industrie sur une échelle en rapport avec son importance et avec ‘4 l'abondance de la matière première que les eaux canadiennes fournissent ; si des Compagnies ‘ se formaient, pourvoyant nos pêcheurs de bateaux et d'appareils de pêche améliorés tels que ‘ ceux en usage en Europe, la pêche du hareng en Canada, au lieu de deux millions de ‘ piastres, en rapporterait six ou huit millions tous les ans.’

La pêche au maquereau, dans les eaux canadiennes, a trop longtemps été l: monopole exclusif de nos voisins des Etats-Unis ; ce monopole, toutefois, nous paraît agjourd’hui disparu.

PPatigués d'assister aux succès toujours croissants des pêcheurs des Etats-Unis qui, chaque année, venant à leurs portes recueillir une moisson abondante, les pêcheurs de ia Nouvelie- Écosse et du Nouveau-Brunswick se sont mis à l’œuvre, et aujourd’hui ils font eux-mêmes cette pêche sur une grande échelle et en retirent de beaux profits.

La pêche au homard se développe considérablement à l’Isle du Prince-Edouard, comme on pourra le voir par le tableau qui suit. Voici la quantité de boîtes de conserves de homard préparées pour les marchés divers :

PO EMPE donc he birr 6,711 boîtes.

BDD ho ss omeo ro ese so 161,245:

BMD oriente + 352676 ‘:

MOT user dan oo à 663,900 :: M LE PNR DT DE CET 1,649,800 ‘:

M DT en ne ete drone 2,272,885 ‘‘ À M? NMNNENPRNNENNENeRES en 3551,000 ‘‘ LOS TS LS CP A Te LCR ++ 5,200,000 ‘‘

En 1888..,. ..,,,,,,,,,.,:, 05300,000 ‘

éche nerce

vince

Page 1