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les glaces. Dans le rapport de 1865 on voit une autre allusion aux inondations, et au défant de moyens de recevoir les vaisseaux à l'entrée du canal. Il y est dit aussi que la glace prend plus vite l'automne, et séjourne plus longtemps le printemps, dans la baie à la tête du canal, , cause de l’eau calme, que dans l’entrée supérieure de teuc autre canal. Et ce fait est confirmé par ce qui se passe cette année ; la slace svait encore 18 pouces d'épaisseur dans cet endroit lorsqu'elle était déjà partie sur le lac St. François et au Côteau Landing depuis dix jours, et , vune barge avait descendue les rapides du Côteau pour aller se charger de bois, venant du haut de la paroisse de St Zotique, à six milles à l’ouest 1u Côteau Landing : et cependant on a répété à satiété depuis trente deux ans que la glace restait au Côteau Landing jusqu'au milieu de mai. Quani à la baie des Cascades, d’où la glace est partie avant même qu'elle fut partie du lac St. Louis, ainsi qu’il arrive tous les ans, on y avait mis des montagnes de glace, des bancs de glace, qui n’ont jamais existé que dans les imaginations de ceux qui tracent ces choses avec leurs plumes tout comme ïls écriraient toute autre chose qui pourraient servir les fins qu'ils se proposent d'obtenir.
La baie des Cascades a été libre environ deux jours après la débâcle du lac St. François. Ces faits qui sont les faits de tous les ans, qui n’ont jamais été autrement, ont été particulièrement remarqués cette année, et sont prouvés de la manière la pius claire. Dans ie rapport de 1864 on lit ce qui suit: ‘ Ce canal est le seul qu. soit placé sur le côté sud du St. Laurent. Il est traversé par un grand nombre de ponts tournants, lesquels, avec les longues jettés sur les deux côtés de l'entrée supérieure, augmentent considérablement les frais du
maintien.”
Examirons maintenant quelques objections soulevées contre le fonciionnement d’autres canaux, la hauteur de l’eau au canal de Cornwall, et le temps de fonctionnement du canal de Lachine.
Il peut y avoir moins d'épaisseur d’eau dans les écluses du canal de Cornwall que dans celui de Beauharnoïis de temps à autre. Mais il y en a toujours assez poui faire passer tous les vaisseaux qui passent dans les autres canaux. Ce qui fait la valeur du canal de Cornwall, c’est la profondeur de l’eau en hautet en bas du canal ; cela fournit le moyen de le recreuser sans être obligé de faire à ses extrémités des travaux additionnels qui excèderaient le coût du crensage du canai. Ce qui fait le grand défaut du canal de Beauharnoiïs, c’est qu'il y a moins d'eau dans le chenal qui communique au lac St. François que dans le lit du canal, c’est le chenal tortueux et étroit qui y conduit, le manque de chenal sur le c"t6 sud du lac St. François, la nécessité de traverser, avec un vaisseau tirant douze pieds d’eau ou même des vaisseaux d’un moindre tonnage, par le chenal nord en haut des rapides, pour entrer dans le canal ; ce sont les récifs dangereux qui avoisinent l’entrée,
: l'impossibilité d'y faire entrer un vaisseau à voile ou de l’en
faire sortir sans avoir un remorqueur ; le fait que cette partie du lac, à la Grosse Pointe, est'exposée à tous les gros vents, que tous ces Géfauts resterunt d’une manière plus ou moins marquée lors même qu'on y dépenserait d’autres trésors pour y remédier; le fait que la glace reste dans la petite baie plus tard le printemps, et se forme plutôt l’automne qu’à aucune autre entrée de nos canaux ; la position expcsée
de l'entrée d’en bas du canal, au pied du rapide des Cascades |
dans les remous formés par la pointe du Buisson, situation que rieu ne peut changer ni améliorer sans allonger le canal par le bas, et sans construire des travaux considérables. La glace du lac d'en haut est entrainée dans ce remous par la force du courant et elle y est aussi poussée par les vents est et nortest qui, comme on sait, sont ceux que nous avons le plus souventdurant le printemps : eile s’accumule à l’entrée du canal. J'ai déjà cité la preuve de ce fait ; mon correspondant, qui avait une expérience de quinze ans de tous ces faits, m’écrivait que la glace forme des masses d’une hauteur énorme, brisant tout ce qui lui fait obstacle.