‹ Canal des Cèdres [microforme]Chapitre 5 sur 14 · OO · texte numérisé non relu

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rive nord ne débouchera nas à Ste. Anne, mais dans la baie des Cascades qui est plutôt ure extension du lac St. Louis qu'ure des branchesde l’Ottawa, quoiqu’elle reçoive l’eau de la branche de Ottawa qui passe entre Vaudreuil et FIsle Perrot. La quantité d’eau qui vient de l’Ottawa n’est pas assez considérable pour affecter sensiblement la température de l’eau dans cette baie.

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La part de revenu pou: le commerce général qu’a pu fournir le canal de Beauharnois se trouvant comprise sous le titre du revenu des canaux du St. Laurent, et n'ayant pas sous là main les documents nécessaires pour l’établi# d’une manière exacte, je diffèrerai pour une autre occasion l'examen de cette question. Cependant le trafic local peut montrer pour beaucoup l'efficacité d’un canal et ses moyens de revenus : comme les dépenses pour réparations annuelles, le coût du service annuel et d'entretien doivent présenter un fort argument en sa faveur ou à son désavantage.

En prenant le terme moyen durant vingt ans du trafic local du canalde Beauharnois on trouvela somme de $760.65 par année. Les frais de service durant le mme temps se montent en terme moyen à $9309 par année. Les rérarations courantes et ordinaires (frais de maintien) se montent durant le même temps, en terme moyen, à $7005.95 par année. Ces frais d’entretien n’entrent pas dans le compte des travaux chargés au capital, et ne forment en aucune manière partie de la somme considérée comme coût du canal. En examinant les frais de service du canal de Cornwall nous trouvons que les frais de réparations et maintien se montent en terme moyen à la somme de $2935.50 par année ; les frais @e service à 87511. Je n'ai pas de documents officiels pour établir la valeur du trafic local du canal de Cornwall, mais j'ai raison de croire qu’il est plus considérable que celui de Beauharnois. C’est un fait bien connu que le local du canal de Cornwall, quoiqu'il soit le meilleur qu’il fut possible de choisir, est loin d’être favorable. Voudra

ÉPPROETMeMEET ÉORENE SET TUE

t-on bien m'expliquer la cause de la différence contre le canal Beauharnois, tant pour les réparations que pour le service du canal, et surtout m'expliquer pourquoi le canal de Beauharnois à perdu 174 jours äe fonctionnement depuis 1846 à 1867, en prenant pour point de comparaison le fonctionnement du canal de Cornwall ? Je ne puis pas accepter pour excuse ie nombre comparatif des écluses, m1 la largeur du canal, car le canal de Beauharnois devait être le meilleur des canaux, c'était la promesse. Et je ne vois pas pourquoi le nombre de neuf écluses serait la cause de cette différence ni comment cela deviendrait une justification suffisante, quand je suis en état de prouver qu’ur canal sur la rive nord peut être construit avec six écluses. |

Dans le rapport générai de 1867, le coût en capital dépensé jusqu'alors pour la construction d'un canal, sous tous les rapnorts bien inférieur à ce que l’on avait promis de fournir au commerce pour la somme de $1,023,600, est porté à $1,611,424 Ce chiffre est cité comme preuve qu’il n’a rien coûté depuis. Les faits sont bien différents : nous avons pay# depuis 1867 La somme de $65,771 pour dommages d’inondation, la réclamation des Seigneurs de Beauharnoïis comprise, ainsi que les frais, et il y a d’autres réclamations à régler. Me dira-t-on que depuis 1867 il n’y aurait pas eu une dépense de vingt deux à vingt trois mille piastres pour dépenses chargées au capital? Si j'ai un adversaire très habile devant moi, qu'il me permette de lui demander combien le canal de Beauharnois à payé par chaque année de profit net, dépenses d'entretien et de réparations ordinaires déduites ? Et combien ce revenu net a-t-il payé sur l'intérêt du capital employé pour le coût de sa construction, c’est-à dire de ce qui est compris comme chargé au capital, et quel est le taux par cent de cet intérêt ?

Les commissaires chargés d'examiner les canaux ne se sont pas prononcés sur le mérite de la question qui est maintenant devant le public. Ils savaient que cette question était devant la législature, qu'une promesse officielle avait

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