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été faite que rien ne serait fait sur le côté sud avant qu’une exploration préliminaire fût faite sur la rive nord. àis ont considéré cette affaire comme une question ouverte, ils ont agi en conséquence. Deux des commissaires, Sir Hugh Allan et Mr. Cal\in, que je n’ai pas l'honneur de connaître person. nellement, ont non-seulement honoré de leurs signatures des requêtes qui condamnent le canal de Beauharnois et demandent qu’un canal soit fait sur la rive nord, mais ils les ont recommandées à leurs amis. Mr. Calvin m'a envoyé de Toronto une requête signée par lui et par un grand nombre des membres les plus influents de la législature d’Ontario. Mr. Laidlaw, un autre des commissaires, parle du canal de Beauharnois comme du canal fait sur le mauvais côté du fleuve. Si tout cela comporte une approbation du canal de Beauharnois, je ne sais plus ce que signifie le mot désapprobation, Et ceux qui se prononçaient d’une manière aussi claire, connaissaient trop bien la question qu’ils jugeaient pour supposer qu’il ne savaient pas les qualités que doit avoir un bon canal. Quant au bureau de commerce de Montréal, c’est un fait bien connu qu’il a adressé à l'Honorable Ministre des travaux publics une recommandation très forte en faveur du canal du nord. Le bureau de commerce de Kingston et le conseil de ce Bureau ainsi que le bureau de commerce de St. Jean ont signé des requêtes que j'ai présentées tout dernièrement, en faveur du canal du rord.
I est facile de comprendre que les bureaux de commerce aient été entrainés en 1841 à recommander le canal de Beauharnois ; il faut se rapporter à ces temps pour apprécier combien il était difficile pour eux de se soustraire aux influences qui nous gouvernaient. Maintenant que ces questions sont examinées avec sang froid, dans l'intérêt du commerce, il n’est pas probable que c*s bureaux de commerce seraient disposés à renouveler cette recommandation en faveur du canal de Beauharnoiïs. En examinant les rapports et les opinions de MM. Kiüllaly et autres, etla critique qu’ils ont faite des différents projets de canaux sur la rive nord, on
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n'y trouve rien pour prouver qu’il est physiquement impossible de construire un bon canal sur le côté nord, malgré tout le parti pris qui s’y montre partout ; tous leurs arguments ont eu pour but de critiquer les projets mis en avant par MM. Philpotts, Mills & Casey, et en fin de comote, et comme derniers moyens, tout s’est terminé par la prétention qu'un canal sur la rive nord coûterait $200,000 de plus cher que sur la rive sud, et qu'un canal sur la rive nord serait fermé par la glace l'automne et le printemps. Quant au prétendu surplus de $200,000, je demanderai à tout homme impartial s’il n'aurait pas été plus sage et plus prudent de dépenser, en 1842, £50,000 de plus pour construire sur le côté nord un œanal qui aurait de suite et sans plus de dépenses répondu à l'attente publique, à tous les besoins du commorce, qui se serait trouvé placé entre deux bons ports, avec toute l’abondance d’eau désirable, que de faire le canal de Beauharnoïs, qui coûte actuellement plus cher, qui n’a jamais répondu à l'attente du commerce, qui n’a pas de port d'entrée et de sortie tels qu’ils puissent satisfaire aux besoins de la navigation, et nous laisse à présent dans l'obligation de chercher une autre place pour y construire uñ c:nal ayant toutes les proportions ef les accessoires désirés.
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Je n'ai jamais mis devant le gouvernement mi devant le public les projets de M. Mills d’un canal qui suivrait le bord de la rivière, le long des rapides depuis les Cèdres jusqu'aux Cascades, non plus que son projet d’un canal depuis le Côteau Landing au village de Vaudreuil. Je n’ai pas non plus offert le projet du colonel Philpotts qui n’est qu’une seconde édition du projet de M. Mills, non plus que celui de M. Casey. Les deux routes tracées dans la dernière exploration sont de nouveaux projets, qui comme ensemble sont indépendants des plans antérieurs. Je ne puis pas comprendre comment on ait pu les critiquer et les juger par anticipation sans les connaître, lorsqu'ils ne sont pas devant le public, et qu'on
puisse les condamner avec les arguments très-hasardés qu'on emploie pour combattre les anciens tracés de MM. Mills, Casèy et Philpotts. L'histoire des mortagnes de glace dans la baie des Cascades, de la glace qui reste au Céteau Landing jusqu'à ce que le soleil la fonde et qui y séjourne jusqu'au milieu de mai, était le dernier argument d'autrefois, comme il est le dernier argument d'aujourd'hui: autrefois comme aujourd’aui, ça été dit, mais jamais prouvé, et quand la preuve contraire a été donnée, aujourd'hui comme autrefois on dit que la glace est encore là, et de prouver le contraire. Mais toujours qu’il est prouvé, et bien prouvé, et constaté que ce printemps comme tous les printemns précédents, la glace est partie au Côteau Landing et au lac St. François avant que la glace du lac St. Louis fût partie, et que la glace à la tête du canal de Beauharnoiïs était encore solide plusieurs jours après que la glace fût partie au Côteau Landing et ail. leurs sur le lac St. Frauçis. C'est encore un fait bien compriset bien prouvé que cette añnée, comme les autres années, la glace est partie dans la baie des Cascades de bonne heure, avant même le départ de la glace du lac St. Louis sur le côté sud. Et la glace n'est jamais restée plus longtemps à ces deux eudraoits, avec les mêmes conditions de température que cette année, que partout ailleurs. Les mêmes causes physiques et de tempéralure produisent généralement les mêmes effets. Les mêmes causes qui faisaient partir la glace de la baie des Cascades, les années précédentes, l'ont fait partir cette année. : Le reflux du Saint Laurent était le même cette année qu'il était avant, Le ravin de Chamberry fournit de l'eau depuis plus d’'unan. Et le bras de l'Oitawagqui se débouche dans la baie des Cascades y était bien probiblementen 1841, La débicle du lac St. François qui détermine le départ de la glace du lac St. Louis s'est faite les annécs précédentes comme cette année, et cette année pas plus que les années précédentes il n'ya eu de montagnes de glace dans la baie des Cascaies, et cette année comme les autres années la glace a séjourné plus longtemps dans la baie en haut du canal de Beau
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nois qué partout ailleurs. On trouve ces montagnes de glac: sur la jétée, au bout est du canal de Beguharnois cette année comme les années précédentes. J'ai publié, il y a quelque temps, la lettre que m'a adressée à ce sujet Paul Thimothé Masson, Ecr., père, de St. Eustache. M. Masson a résidé aux Cascades, il avait eu toutes les cecasions de remarquer l'action de la glace dans la baie des Cascades pendant plus de trente ans de séjour dans l’endrcit; il est parfaitement désintéressé au succès du projet dn canal du nord ; il a vendu tout ce qu’il avait de propriétés dans les comtés de Soulangeset Vaudreuil, il est parti de l'endroit ; il est en état, par sa position, son intelligence et son expérience, de bien expliquer ces faits. Dans cette lettre, M. Masson traite toute cette histoire de glace, de montagnes de glace dans la baie des Cascades, comme un prétexte mis en avant pour tromper. D’autrés personnes ont fait la même preuve. Il n'y a qu’à considérer les causes qui dans tous les endroits déterminent le départ de la glace cha que printemps, pour comprendre que dans la baie des Cascades la glace doit se briser et partir de bonne heure dans le mois d'avril.
Il y eut en 1842, une longue enquête devant un comité de la chambre d’assemblée sur les avantages et les désavantages des deux routes: J’ai examiné avec soin le long docr:ent qui contient les rapports cités, les témoignages resdus devant ce comité,et je n'ai trouvé nulle part la moinc'2 allusion à une pointe de glace aux Cascades, où la glac: restait trois semaines après que le chenal du sud était ouvert. Ce gros fait aurait été signalé, s’il avait été fondé, avec beaucoup de force. devant un comité où tout fut mis en œuvre pour'dépréee: la ligne du nord, et pour faire réussir lesintrigues de M. ‘Wakefield en faveur de la ligne du
. Sud.
La glace dans la baie des Cascades est enlevée par l’action de l’eau qui coule dans la branche sud de l’Ottawa, qui sépare l'Isle Perrot du côté nord du bas de la paroisse de Vaudreuil. L'eau de la rivière Chamberry v contribue pour un peu ;
mais la glace ést enlevée surtout par les reflux de l’eau du St. Laurent ; et aussitôt que la glace du lac Saint-François descend et arrive au bas des Cascades, elle fait refluer l’eau , entre l'Isle Perrot et la pointe des Cascades et soulève la glace.
: : Les gens qui demeurent dans la localité prouveront ces faits a qu'ils connaissent parfaitement. (1) Le Les nouvaux défenseurs du canal de Beauharnois ont esc- péré que ce qui avait si bien réussi à leur devanciers pourit rait leur réussir aussi à eux. Ils ont répété mot pour mot st tous les argumenis ‘de leurs devanciers, présenté les mêmes Li. faits, reproduit leurs rapports. ils ont continué leur œuvre, 1 mais il y a un point très important qu’ils ont perdu de vue, e ils ont oublié ce que les rapports des travaux publics nous ont in appris sur le canal de Beauharnoiïs, tout ce que l'enquête nt devant le comité en 1842 nous a fait connaître, tout ce que +. l'expérience depuis trente ans nous a révêlé. Ils ne peuvent La ‘ espérer que les moyers employés autrefois produiront le sa - mème effet. Ils doivent comprendre qu'il leur manque aule jourd'hui ce qui a fait autrefois le succès de Mr. Wakeñield que l'opinion publique s’est prononcée sur cette question, de qu'on ne peut pas refuser au commerce ce qu'ii demande, .S et qu'il n’ont aucun argument possible pour détruire la vant leur des requêtes qui demandent le canal dela rive nord, pour 18 réfuter et déprécier l'exposé de faits contenu dans ces requé. 2 tes, pas plus que la valeur et :’importance des noms qu’on y " lit. Je respecte cependant les messieurs qui ont signé la nit requête présentée à la législature, exprimant l'opinion qu'il lé, suffirait que le canal de Beauharuoïs fut réparé, et je serais ut bien fâché de leur supposer les motifs que l'on attribue si ire gratuitement à sir Hugh Allan et autres signataires des redu quêtes en faveur du canal du nord.
Le projet d’un canal sur la rive nord n’a rien de nouveau, on nos ancêtres français avaient reconuu, dès les premiers temps re de l'établissement de la colonie, que la voie la plus courte il. pour se renûre de Lachine au lac St. François, était de pas- U ; (1) Voir Appendice. di % à à F
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aer par la baie des Cascades, Ils avaient construit de petits canaux à la pointe des Cascades et à la pointe où, plus tard, fut bàti le fort du Côteau. Le gouvernement anglais, après la prise de possession du Canada, compirit la même chose ; il fit faire des canaux à travers da pointe des Cascades, pour relier la baie des Cascades avec le St. Laurent ; à la poiate du Buisson, près de la tôte du rapide des Cascades, et aussi à travers la pointe du fort du Côteau du Lac. Avant 1841, tout le monde, “epuis les premiers temps de l'établiisement du pays, avait compris qu'on prenait une voie plus courte pour se rendre de Lachine aux eaux navigables du lac St. François, en se rendant en droite ligne de Lachine par le lac St. Louis à la baie des Cascades, pour de là se renûre à l'endroit à présent appelé Côteau Larding au pied du lac St. François, qu’en partant de Lachine pour suivre le chenal sur le lac St. Louis qui conduit presqu'à la baie des Cascades, traverser de là le lac jusqu’au pied du canal de Beauharnois, se rendre de là à la baïe qui est à la tête de ce canal, traverser le lac St. François, depuis ale côté sud jusqu'au chenal de navigation, sur le côté nord, qui commence à Cornwall et vient en droite ligne jusqu'au Côteau Landing, là même où serait l'extrémité ouest du canai projeté sur la rive nord. Et cela était compris tout, comme on avait compris que pour se rendre de Montréal à Lachine on aurait une voie plus coarte, en suivant la ligne actuelle du canal de Lachine, qu'en partant de Montréal pour passer par Laprairie et Caughnawaga, pour de là reve. nir à Lachine. | Plus tard, la compagnie du transport de la malle entre Montréal et Kingston comprit aussi que la route la plus courte, depuis Lachine anx eaux navigables du lac St. François, était par la baie des Cascades et le port du Côteau Landing. Les débarcadères des vapeurs de cette compagnie, sur les lacs St. Louis etSt. François, étaient à Côteau Landing et aux Cascades; le trajet intermédiaire se faisait en voitures.
A la vérité, les montagnes de glace, l'histoire de la glace