AMOR
En juillet 1944, le nodule s’assouplit progressivement et finit pa
disparaitre.
Le malade, revu régulièrement, ne présente aucun signe de récidive. En mars 1945, nous apprenons sa mort à la suile d’une pneumonie. Cette observation montre qu'il existe fréquemment sur la zone traitée une induration cicatricielle à ne pas confondre avec une récidive.
Observation XXVI. — Mme Bié.….
La malade, âgée de 75 ans 1/2, vient consulter en novembre 1943. On porte le diagnostic de leucoplasie siégeant sur la partie antérieure du bord gauche de la langue. La lésion mesure 3x2 centimètres ; on la traite par simple électrocoagulation puis on demande une biopsie. Or, cette dernière répond que la leucoplasie est en voie de dégénérescence. On fait aussitôt une radiumpuncture : 21,12 millicuries détruits en huit jours.
En mars 1944, la langue est en excellent état. Il existe simplement une plaie atone au niveau de la région traitée.
En août 1944, une DopaUne sous-maxillaire gauche apparaît et nécessite l’évidement qu'on n'avait pas fait plus tôt étant donné l’âge de la malade.
En mars 1947, la malade se porte parfaitement bien.
Observation XXVII. — M. Meu..., 68 ans.
Epithélioma marginal gauche siégeant juste en avant du pilier antérieur. Tumeur infiltrée mais peu ulcérée, qui reste à distance de la ligne médiane. On ne trouve pas d’adénopathie sous-maxillaire, mais un ganglion carotidien supérieur gauche en voie de fixation.
On donne 15 millicuries détruits en huit jours, puis on pratique un évidement sous-maxillaire et carotidien gauche en février 1941.
En mai 1944, apparaissent deux ulcérations leucoplasiques que l’on traite par électrocoagulation.
En mars 1947, le malade ne présente pas le moindre signe de récidive ; la souplesse de la langue est parfaite.
Observation XXVIII. — M. Ger..…., 69 ans.
Le malade présente en mai 1945, un épithélioma de 2 centimètres de diamètre siégeant sur la face inférieure du bord droit, La mobilité de la tumeur est parfaite, il n'existe pas d'adénopathie. On décide de traiter Cet homme par électrocoagulation après fente de Jœger, ligature de la carotide externe gauche et probablement oblation de la portion alvéolaire de la branche horizontale du maxillaire inférieur.
En août 1945, le malade n'avait pas accepté le traitement : il revient consulter, ce qui permet de constater une plus grosse évolution des