‹ Cancer du corps du pancréas: à forme aortique, pseudo-anévrismaleChapitre 14 sur 16 · LAN · texte numérisé non relu

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nous entrons dans le domaine des hypothèses et des comparaisons.

Cet éréthisme se traduit par des battements cardiaques énergiques et rapides, par des soulèvements artériels exagérés faisant penser à la maladie de Corrigan.

Il y a là quelque chose de comparable aussi à ce qu'on observe dans la maladie de Barsedow au point de vue artériel.

Ne serait-on pas autorisé à faire intervenir le sympathique comme on le fait intervenir dans le goitre exophtalmique ?

Le sympathique est le nerf accélérateur du cœur. Cette action ne peut-elle être mise en jeu d’une façon directe ou indirecte par des réflexes plus où moins compliqués”?

C'est sans doute dans cet ordre d'idées qu'il faut chercher l'explication des symptômes artériels.

Ce qu'il y a eu de remarquable dans notre observaüon c'est la marche parallèle qu'ont suivie les phénomènes douloureux et les phénomènes artériels. Aussi est-il permis de se demander si ce ne sont pas les troubles de la sensibilité qui furent le point de départ du réflexe cardio-vasculaire. L'éréthisme circulatoire disparut, en effet, en même temps que les crises douloureuses. Peut-être parce que les filets sensitifs, détruits peu à peu par un processus névrilique ayant son point de départ dans la tumeur, sont devenus incapables de provoquer le réflexe, Ou bien encore, parce que le système cardio-vasculaire devenait peu à peu moins sensible à une excitation continue envers laquelle 11 s'émoussait progressivement.

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Pour pouvoir trancher utilement la question 1l faudrait avoir pour point de départ une base solide. Il aurait fallu se rendre compte de l’état du plexus solaire et de ses annexes; faire l'examen histologique des réseaux du plexus ; rechercher l'existence ou l'absence de lésions névritiques sur leurs trajet. Cet examen n'ayant pas été pratiqué, nous devons nous borner à des hypothèses parmi lesquelles celles de la mise en jeu de l’action excito-motrice du sympathique sur le système cardio-vasculaire est une des moins invraisemblables.

Quoi qu'il en soit de son explication pathogénique, cet éréthisme contribuait à mettre en valeur les symptômes pseudo-anévrismaux. La cireulation étant activée, le souffle perçu devenait plus intense, les battements expansifs de la tumeur plus marqués. Au contraire, la disparition des signes artériels coïncidait aussi, avec l’affaiblissement et la disparition des symptômes d’ectasie aortique.

En résumé, un fait est absolument remarquable dans notre observation, c'est le parallélisme absolu des trois symptômes importants sur lesquels nous avons insisté :

Douleurs vives :

Eréthisme cardio-vasculaire ;

Symptômes pseudo-anévrismaux.

Ces trois signes apparaissaient en même lemps, augmentaient d'intensité tous ensemble et disparaissaient également d’une façon progressive et simultanée.

A la disparition de ces symptômes a succédé une dernière période de la maladie, celle-là purement

re QU cacheclique. Cette cachexie s’est comportée comme dans la plupart des cancers viscéraux. Elle a marché vite, elle s'est accompagnée d’un amaigrissement vérilablement effrayant, et d’une anorexie telle que le malade a succombé autant à l'inanition qu’aux progrès

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