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ADÉN0-SA.RC0J1E DU SEIN A PETITES CELLULES

S. Tissu sarcomateux.

A. Arini hypertrophiés dont l'épithélium a proliféré. V. Bourgeon du (issu sarcomateux qui tend à se développer dans la cavité de l'acinus pour former une végétation.

plus ou l'examinera à une époque éloiguée de sou début, moins on retrouvera de tubes glandulaires d'aspect h peu près normal; plus considérables, au coniraire, seront les espaces cavilaires et le bourgeonnement des parois.

Le tissu intermédiaire aux acini et aux con-

duils excréteurs dilatés, celui qui forme les bourgeons proéminant dans l'intérieur de ces derniers, est uniquement constitué par des éléments sarcomateux. Ceux-ci se montrent sous leur forme ordinaire de cellules rondes, de cellules fusiformes ou encore de myéloplaxes, ces trois types souvent associés. Suivantla variété des cellules qui constituent le stroma sarcomateux, on a divisé les sarcomes en trois grandes classes : \° les sarcomes à cellules rondes ; 2° les sarcomes à cellules fusiformes; 3° les sarcomes à myéloplaxes.

Labbé et Coyne ont tout particulièrement étudié la membrane limitante de l'acinus qui, d'après ces auteurs, peut présenter deux états différents : tantôt, elle a disparu et se trouve remplacée par des éléments fîbro-plas tiques accumulés en grand nombre et concentriques au revêtement épithélial intérieur; tantôt, elle est épaissie, plus visible et ressort sur le plan de la coupe. « D'autre part, si les éléments fuso-cellulaires du sarcome viennent s'implanter sur la face externe de la membrane limitante, comme autant d'aiguilles, et la hérissent comme une pelote, la cavité glandulaire revêt plus particulièrement la forme d'une fente lacunaire ; tandis que, au contraire, lorsque les éléments fîbro-cellulaires sont concentriques à la cavité glandulaire, cette

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dernière est plutôt dilatée dans tous les sens et son calilDre largement ouvert. La première variété donne lieu à la production de kystes et de végétations inlra-kystiques, la seconde aux immenses fentes lacunaires. » (Labbé et Coyne).

Quoi qu'il en soit de cette pathogénie des kystes et des végétations intra-kysliques, il suffit de retenir qu'il y a dilatation des acini et des canaux galactophores et que, grâce à une prolifération active, le tissu sarcomateux pousse dans leur intérieur des prolongements, des bourgeons qui constituent les végétations visibles à l'œil nu.

L'épithélium des acini, les éléments sarcomateux et la substance fondamentale peuvent subir diverses dégénérescences. L'épithélium, après avoir proliféré, est souvent atteint de dégénérescence granulo-graisseuse ou muqueuse. Les cellules sarcomateuses tombent également en dégénérescence granulo-graisseuse, formant ainsi ces îlots jaunâtres, d'apparence graisseuse, signalés plus haut ; fréquemment, elles deviennent colloïdes ou se ramollissent et produisent ainsi les pseudo-kystes. La suhstance fondamentale subitparfois la transformation muqueuse (adéno-myxosarcome), ou s'infiltre de sels calcaires, ou, plus exceptionnellement, donne

naissance à du tissu cartilagineux, ostéoïde ou même osseux.

La vascularisation de la tumeur est fréquemment très riche ; les vaisseaux artériels sont rares et petits, mais les veines acquièrent des dimensions souvent considérables, pouvant donner naissance à des sortes de petits lacs sanguins à l'intérieur de la masse morbide. Les parois vasculaires subissent parfois les dégénérescences graisseuses; ainsi s'expliqueraient déjà les ruptures vasculaires et les hémorragies interstitielles. Mais celles-ci sont dues surtout à la fragihté des nombreux vaisseaux embryonnaires qui sillonnent le tissu sarcomateux. N'ayant d'autres parois que celles des cellules sarcomateuses ellesmêmes, ils se rompent avec la plus extrême facilité et donnent ainsi lieu à des hémorragies interstitielles.

L'élément vasculaire peut atteindre un développement extrême, ainsi qu'il arrive dans le sarcome télangiectasique, variété rare, mais quelquefois observée.

La forme des cellules sarcomateuses, leurs dégénérescences variées, les transformations diverses de la substance inttrcellulaire, la présence ou l'absence de kystes, permettent d'éta-

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iblir dans la classification anatomo-palhologique (des sarcomes un certain nombre de divisions et .de subdivisions dont l'intérêt pratique est d'aillleurs très contestable. Dans la statistique qu'il a (dressée, Gross cherche à fixer le pourcentage >de chacune des variétés et sous-variétés ainsi (Constituées. Le sarcome à cellules l'usiformes est Ile plus fréquent et forme 68 pour 100 des cas; Ile sarcome à petites cellules rondes ne se rencontre que dans la proportion de 27 pour 100, et celui à grandes cellules atteint à peine le chiffre de 5 pour 100. Les kystes avec ou sans végétations existent dans la moitié des tumeurs.

Quant aux transformations de la substance intercellulaire, elles sont assez rares, et Gross donne de ses recherches les résultats suivants :

12, 80 pour 100 sont myxoïdes.

7^(59 — lélangiectasiques.

2, 56 — — ostéoïdes.

2j 56 — — cartilagineux.

1, 21 — — lymphoïJes.

Ij21 — — raélaniques ou pigmentés.

Récidive et généralisation. — La récidive se fait in situ. Si la capsule fibreuse n'est pas envahie lors de l'ablation de la tumeur, la récidive tient à son incomplète extirpation ; quel-

qiies éléments sarcomiiteux abandonnés avec ses débris dans la plaie continuent à proliférer. Si elle était déjà infiltrée, la repullulation de la masse néoplasique se fait dans la zojie de r affection latente (Virchow). Celte zone, concentrique et de limites fatalement indécises, est beaucoup plus étendue que peut le donner à penser la tumeur elle-même et doit être largement dépassée, si l'on veut obtenir une guérison durable.

La récidive ne présente plus le moindre élément glandulaire et est toujours constituée par du tissu sarcomateux pur, dont le type est semblable à celui de la tumeur primitive.

Bien plus fréquentes qu'on ne croit sont les récidives de sarcomes. Schuoler donne la proportion de 25 pour 100; Gross arrive à des résultats plus alarmants qu'on peut résumer dans le tableau suivant :

Sarcomes fuso-cellulaires. 63,10 pour 100 20,40 pour 100 — à cellules ron -

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