‹ Cancer et Lipides SériquesChapitre 10 sur 30 · DID · texte numérisé non relu

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chez les cancéreux ; pour Bolaffi, Lustig et Mandler, urie diminution. Truhaut ne trouve aucune relation constante entre le taux des lipides totaux et le cancer. Pourbaix, Loeper, Debray et Tonnet signalent seulement une perturbation du métabolisme des lipides. Enfin, Stern et Willheim, van Euler et Skarzinski, Bauer, tout en soulignant l'intérêt de la question, pensent que les variations observées, vraisemblablement fortuites, sont loin d’être la règle.

D'ailleurs, parmi ces auteurs, beaucoup sont d’accord pour reconnaître que, si les résultats obtenus sont souvent différents, parfois même contradictoires, cela est dû au fait que les bases de départ sont ellesmêmes différentes : certaines recherches portent sur des fragments de tissus ou d’organes, d’autres sur le sang total, d’autres encore sur le sérum sanguin. Reding, en 1932, a beaucoup insisté sur ce point [50].

Les techniques de dosage employées varient également avec les auteurs. Enfin, les chiffres « normaux » servant de point de comparaison ne sont pas, euxmêmes, parfaitement définis. Leurs minima et leurs maxima oscillent, dans les recherches publiées, entre des limites, assez étroites, il est vrai, mais sensibles malgré tout lorsqu'il s’agit d'effectuer des comparaisons rigoureuses.

Ce manque d'unité dans le matériel biologique utilisé, dans les méthodes de dosage employées, dans les chiffres normaux servant de référence, permet d'expliquer en partie les divergences que l’on peut rencontrer dans les conclusions des divers travaux que nous venons de passer en revue.

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x I semblait donc intéressant de reprendre cette question des lipides totaux chez les cancéreux dans 18 des conditions parfaitement déterminées : ce sont ces conditions que nous allons maintenant définir.

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