‹ Cancer Latent Des ColonsChapitre 10 sur 14 · LOG · texte numérisé non relu

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chexie; une phase ullime caractérisée par les complieations. |

Dans nos deux observations, en dernière analyse, la présence d’une tumeur abdominale et latteinte de l’état général élaient les deux éléments importants que nous pouvons retenir. Le diagnostic fut basé dans les deux cas sur ces deux constatations el vérifié par une biopsie el par une laparotomie exploratrice. En dehors de ces deux éléments pouvait-on affirmer la localisation intestinale? Evidemment non Certains auteurs insistent beaucoup sur l'association de la déchéance de l'état général et de la présence d’une tumeur. L’amaigrissement et l’anémie sans cause apparente, disent-ils, doivent faire penser à un cancer du tube digestif, l’apparition d’une tumeur abdominale doit confirmer le diagnostic.

Un autre élément important existait à notre avis dans la première observation: c'est l'apparition d’une phlébite du membre inférieur. Il est classique de considérer ces phlébites sans cause apparente comme symptomatiques d'une néoplasie de l'appareil digestif. Elle est signalée dans tous les classiques, mais apparaît plus souvent comme une complication de l'affection avérée que comme un des premiers signes.

Certainement la clinique la plus élémentaire nous apprend à soupçonner la néoplasie digestive chez les malades qui présentent cette fruste symptomatologie, et nous avons bien souvent entendu notre maître M. le professeur Forgue, dans ses cliniques, recommander expressément de ne point négliger l'exploration rectale en pareil cas.

Néanmoins, en pralique, le diagnostic de ces cancers latents doit passer par deux phases :

RTE

1° Affirmer l'existence d’une tumeur maligne abdomipale :

.2 Déterminer sa localisation.

Le premier élément du diagnostic à été acquis d'emblée, il s’est basé sur la constatation de la masse tumorale, sa forme infiltrée, les adhérences contractées et l'atteinte de l'état général.

Quant à la détermination de la or alioe intestinale, elle ne pouvait, en dehors de la biopsie ou de la laparotomie exploratrice, qu'être soupçonnée; aucun signe clinique ne pouvait nous autoriser à incriminer l'intestin, et, dans notre second cas même, c'est la vessie qui paraissait en cause.

Il est, au contraire, logique d'éliminer le tube digestif dans les origines possibles d’une tumeur qui à atteint un tel volume en raison de la modification précoce que semble devoir présenter la lumière intestinale au milieu des tissus néoformés si abondants. Il n’en est rien, les deux observations que nous rapportons montrent que l'intégrité de la fonction intestinale (selles régulières et normales, pas d’hémorragie) est compatible avec de volumineux cancers du côlon.

Mais ce sont des cas certainement qui demandent des moyens d'investigation plus précis et pour lesquels une biopsie ou une laparotomie exploratrice sont entièrement autorisées.

En somme, chez nos deux malades la tumeur ahdomipale était évidente, la nature maligne était probable en raison de l'atteinte de l’état général, la localisation restait incertaine.

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