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I.A C12LLULE CANCÉIU: USE

croit propres aux cancers, elles lui paraissent indiquer un processus spécial constituant l’opposé de la dilVérenciation des cellules de l’œuf dans le développement normal de l’organisme [prosoplasie) el aboutissant, au contraire, à une inclifjéreiicialion {onaplasie), d’oii la formalion de cellules néoplasiques capables d’une existence hautement indépendante. C’est là la base de sa théorie de Vanaplasie cellulaire dans le cancer.

Mais indépendamment de l’exagération manifeste des conclusions d’Ilansemann, le fait même de la présence de mitoses asymétriques exclusivement dans les cancers a été contesté par la plupart des observateurs.

11 faut d’abord, dans l’interprétation de ces figures, se garer de l’erreur que peut causer l’observation de cellules coupées obliquement (Krompecher), ou encore delà fausse apparence d’asymétrie que déterminent l’irrégularité et le retard dans la migration des chromosomes (V. Müller).

Nombre d’auteurs, Krüse, V. Mïdler, Strœbe, Schütz, Karg, Trambusti, Galeotti, etc., ont en effet décrit des figures de division nucléaire hyper et hypochromatiques et des divisions asymétriques. Mais, s’ils les ont rencontrées dans les cancers, épithéliomes et sarcomes, ils ne pensent nullement, comme Hansemann, que ces figures soient propres aux néoplasies malignes, et ils les ont, en effet, trouvées également dans une foule d’états prolifératifs, tumeurs bénignes, hyperplasies, inflammations, dans de simples régénérations de tissus lésés, et même dans les tissus normaux d’animaux divers.

De fait, toutes ces irrégularités du processus mitosique, bienqu’inconleslablement plus fréquentes dans les tumeurs et particulièrement dans les tumeurs malignes, ne leur sont pas spéciales, mais sont simplement en rapport avec l’anomalie du processus, et indiquent surtout qu’il s’agit, dans les tumeurs, de cellules malades, de cellules pathologiques. Et c’est ainsi que ces anomalies peuvent être provoquées par des agents physiques, mécaniques ou toxiques ; Galeotti a pu expérimentalement, sous l’influence de la chaleur, produire des mitoses asymétriques de forme hyper ou hypochromatique, et les cellules résultant de ces mitoses se comportaient absolument comme celles résultant de mitoses normales ; Schottlànder a vu la karyohinèse irrégulière dans l’épithélium de la membrane de Descemet, après irritation par le chlorure de zinc ; Hertwig (1) a pu expérimentalement produire dos karyokinèses anormales en faisant agir sur des œufs fécondés de Slrongylncenlrolus des substances toxiques diluées, telles que le sulfate de quinine el le chloral .

(1) IlF.riTvviG, La cellule et les tissus, (racl. .loulin. Paris, 1K91.

P. MENETRIIÎR. — LE CANCER.

Outre CCS moditicalions de forme, de volume, de proporlions inégales dans les subslancescliromaliques el achromatiques, lesmitoses des tumeurs présentent habituellement un trouble considérable dans la direction du plan de division cellulaire. C’est un point sur lequel Fabre-Domergue (1) a |)articulièrement attiré l’attention, montrant que dans les tissus normaux, dans les revêtements épithéliaux par exemple, la direction du plan de division est fixe et invariable, qu’il est déjà troublé dans les processus hyperplasiques et complètement perturbé dans les néoplasies malignes, el il a voulu faire de cette désarienlalion de lacijlodiérèse un phénomène essentiel du processus cancéreux. Il semble que ce soit simplement la conséquence de la prolifération excessive des cellules, dont l’ordination est troublée par l’exubérance de leur nombre.

C’est dans un tout autre sens que Farmer, Moore et Walker (2), el, avec eux, Bashford et Murray, interprètent les anomalies de la division mitosique des cancers. Ils y voient un processus tout particulier sur lequel ils ont édifié une théorie de la nature « gamétoïde » du cancer.

Farmer, Moore et Walker, de l’étude de divers cancers humains, tirent cette conclusion que la diminution du nombre des chromosomes dans les noyaux en karyokinèsedes cellules cancéreuses, diminution déjà signalée par Hansemann’ et attribuée par lui soit aux mitoses asymétriques, soit à la destruction partielle de certains chromosomes, correspond non à une altération pathologique éventuelle, mais à un processus qui doit être mis en parallèle avec la réduction de maturation des cellules sexuelles des animaux et des plantes. Réduction qui précède la fécondation et par laquelle le nombre des chromosomes devient approximativement la moitié de celui que renferment les cellules somatiques. Ainsi les tumeurs malignes tireraient leurs propriétés de croissance exubérante des qualités mêmes de leurs cellules génératrices, semblables aux cellules sexuelles des animaux, et comme elles capables d’engendrer toute une postérité cellulaire indépendante.

Des observations confirmatives ont été faites par Bashford et ses collaborateurs du Comité anglais de recherches sur le cancer (d), sur des tumeurs de diverses espèces animales (chien, souris, cheval, vache, truite), des sarcomes et des carcinomes. Un certain nombre des cellules cancéreuses présentent une réduction de moitié

(1) EAiiiu:-DoMiîiif;ui;, Comptes rendus, lS9t. — Les cancers épillicliaiix. llistolofçie. Ilislof'cnie. lüiolopie. Applications tliéra|ieiiliqiies. Paris, 1S98.

(ü) E,\hMiîn, Mooniî et W.vi.KEit, Heseniblances exil)iled Ijelweeu Lhe Cells of MalifjnaiiL ('irowUis in Man and Ihose of Normal reproductixe Tissnes [Proc. Itoy. Soc., vol. LXXII .

(3) Scientilic reports on llie invesi ij^alions of lhe cancer research fond. — The /oolopical distribution, tlic limitations in the transmissibilily, and tlic comparative histologicid and cytological characters of inali^nant new (îrowlhs. l.onilon, 1904. — The (Irowth of cancer under natural ami experimental conditions. London, 1905. — RAsm-onii et Muiuiay, Lancet, lOO-i.

LA CLLI.UIÆ CANCÉI\EUSli:.

du nombre de leurs chromosomes, par rapport aux cellules somatiques de la même espèce animale.

Dans le stroma, au contraire, sauf une exception toutefois, les cellules sont du type somatique.

Les cellules en division hétérotype ne se rencontrent pas dans toutes les parties des tumeurs, et sont moins nombreuses dans les tumeurs à cellules se rapprochant du type adulte. Dans la zone de croissance des tumeurs, les mitoses sont exclusivement du type somatique.

Les mitoses hétérotypes se distinguent des somatiques par les caractères suivants : les chromosomes n’ont pas la forme de V, mais d’anneaux, d’ellipses ou de tétraèdres. Le nombre d’anneaux chromosomiens constituant la plaque équatoriale est moitié du nombre caractéristique des mitoses somatiques. Au stade amphiastère, les chromosomes présentent leur grand axe parallèle aux filaments du fuseau, etc.

Des figures comparatives montrent l’évolution parallèle de la division cellulaire dans le testicule et dans les éléments cancéreux d’une môme espèce animale (souris).

Les mitoses hétérotypes ne se rencontreraient que dans les tumeurs primitives et manqueraient dans les métastases, où seules seraient présentes des mitoses du type somatique.

Les auteurs ne peuvent d’ailleurs déterminer avec certitude si la diminution du nombre des chromosomes est la conséquence d’une mitose asymétrique ou de l’élimination de chromatine dans des mitoses multipolaires ou hétérotypiques.

Pour compléter l’assimilation du processus cancéreux avec les phénomènes de la reproduction sexuelle, Bashford pense même avoir observé dans les tumeurs de la souris un véritable phénomène de conjugaison cellulaire. Dans une tumeur greffée depuis une semaine, il a trouvé des cellules dont les noyaux poussaient des prolongements amiboïdes en forme de doigts ; fréquemment un de ces prolongements se voyait étroitement applicjué contre la cellule adjacente, et dans quelques cas ce prolongement, qui paraissait formé de chromatine condensée, traversait le corps cellulaire pour s’accoler étroitement au noyau de la cellule voisine. Enfin, à un degré de plus, les deux noyaux se montraient continus, joints à travers les corps cellulaires . Les mêmes phénomènes ont été observés dans une tumeur de sept semaines.

En outre, en greffant sur d’autres souris, parallèlement les tumeurs dans lesquelles avaient été observés ces phénomènes de conjugaison et des tumeurs à croissance lente et qui n’en présentaient pas, la greffe des premières a fourni .34 succès sur 69 souris inoculées, et les tumeurs obtenues ont présenté une croissance rapide, tandis (jue la grêlle des secondes n’a fourni que 3 succès sur 47 souris inoculées.

P. MENETRIER. — LE CANCER.

De ces observations, Bashford croit pouvoir conclure à un processus identique h celui de la conjugaison chez les protozoaires et les plantes inférieures et ayant la même signification, à savoir d’être le point de départ d’un nouveau cycle de générations.

« La conjugaison ou fertilisation dans toutes les formes vitales est le point de départ pour une nouvelle génération chez les protozoaires et les métazoaires, chez les animau.x et les plantes. Elle est toujours suivie, dans les cas normaux, par une croissance renouvelée et indépendante, et est ainsi capable d’expliquer la croissance indépendante des tumeurs malignes et de leurs métastases. »

Il y a dans ces travaux des chercheurs anglais de curieux rapprochements et des constatations intéressantes. Il s’en faut néanmoins de beaucoup qu’on puisse, surces seules observations, s’associeraux conclusions qu’ils en tirent.

En effet, d’une part, les mitoses hétérotypes avec réduction du nombre des chromosomes peuvent parfaitement être la conséquence de mitoses antérieures, soit multipolaires, soit asymétriques, les unes et les autres capables d’amener la réduction du nombre des chromosomes et la diminution du contenu chromatique ; or ces phénomènes ont été rencontrés dans des processus inflammatoires ou hyperplasiques sans rapport avec le cancer. D’autre part, et en ce qui concerne les apparences de conjugaison cellulaire, rien ne prouve qu’il y ait là réellement une fécondation suivie de prolifération ultérieure. En outre, il semble y avoir une contradiction entre ce fait que les mitoses hétérotypes, considérées comme préparatoires à la fécondation, ne se rencontrent que dans les tumeurs primitives et manquent dans les tumeurs secondaires, tandis que c’est précisément dans des greffes de tumeurs, l’analogue, par conséquent, des tumeurs métastatiques, (jue les conjugaisons cellulaires ont été rencontrées.

Des critiques semblables ont d’ailleurs été faites par Winiwarter et par Hansemann (1). Aussi, dans un travail ultérieur, Bashford et Murray(2), après un nouvel examen deleurs préparations, sedéclarent convaincus que ce qu’ils avaient pris pour des mitoses hétérotypes sont en réalité des mitoses du type somatique, et que les apparences décrites tenaient à des causes d’erreur diverses, ou appartenaient à des mitoses asymétriques ou multipolaires. Tandis que Farmer Moore et Walker (3) maintiennent encore leurs conclusions primitives en ce qui concerne ces mitoses hétérotypes.

Cette idée que le processus cancéreux peut avoir à son origine

(1) IIainsemann, liiolocj. Cenlrulblall, XXIV, X.X^^

(2) E.-K Rasiikoiui et J. -A. Muhuay, On tlie occurrence ol’ lielerolypical Mitoses in Cancer (Proc. Hotj. Soc., 30 janv. 1906).

(3) FAiiMiîn, Moore et Wai.keh, On the Cylology ol' Malignant Growlhs (/'roc. Koy. Soc., 27 mars 1906).

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une lecondalion cellulaire a d’ailleurs été antérieurement soutenue, sous une forme quelque peu dilVérente, par Klebs( l)et par Sclileicli Ci). Klebs, pour expliquer la croissance exubérante, caractéristique des tumeurs malignes, admet que les noyaux des cellules parenchymateuses sont pénétrés par les leucocytes, qui se dissolvent cà leur intérieur, fournissent une quantité exubérante de chromatine, et j>rovoquent la division de l’élément en se fondant dans sa substance. Il admet ainsi une sorte de fécondation cellulaire analogue à la fécondation de l’œuf par le spermatozoïde. En réalité, il s’agit là de phénomènes de phagocytose, qui sont en effet très fréquents dans les tumeurs, et dont nous nous occuperons en étudiant la réaction des tissus à l’encontre des cellules néoplasiques.

Hallion (3) a également soutenu, avec des arguments purement théoriques, il est vrai, l’idée de l’origine du cancer par fécondation réciproque de deux cellules de même espèce au sein d’un tissu.

Division directe. — La division directe s’observe dans les cancers ; elle se fait soit par sectionnement, soit encore par étirement suivant le mode décrit par Ranvier pour la division des globules blancs de l’axolotl.

Borrel a vu ces phénomènes d’étirement des noyaux dans les cellules néoplasiques avec des figures complexes de noyaux multilobés donnant naissance à deux, trois, quatre ou cinq noyaux. V. Müller, Strœbe, Arnold, Trambusti se sont également occupés de la division directe du noyau dans les tumeurs. Le premier croit, en opposition à Flemming, que des cellules entièrement vivaces peuvent résulter de ce mode de division. D’ailleurs, Meves a vu les mitoses reparaître chez des cellules divisées amitotiquement, et Krompecher, qui a observé le même fait, pense que la mitose et l’amitose ne constituent pas des modes de division cellulaire fondamentalement différents. La segmentation directe peut être également multiple et paraît évoluer suivant les mêmes lois que la mitose multiple par rapport aux figures stéréométriques (Krompecher).

Nedjelski (4) a fait une étude spéciale des divisions amitosiques ; il les a rencontrées dans les sarcomes, les carcinomes, les tumeurs de toutes variétés, et aussi dans les processus inflammatoires. Dans aucune tumeur il n’a trouvé une division amitosique qui lui fût spéciale et caractéristique. Du reste, dans toutes il trouvait aussi bien des amitoses que des mitoses. D’après lui, le début de l’amitose

(1) Kleus, Allç/emeine Pathologie. léna, 1889.

(2) ScHLEiCH, Infektion iiiid Geschwülstbildung {Deutsche med. U’oc/i., 1891).— Sr.HLEicH, Ueber die AeLiologic der Gescliwülste. Berlin, 1889. — • Une cellule incitée par des e.xcitants mécaniques, chimiques ou thermiques, devient infectieuse et joue le rôle de sperme vis-à-vis des autres cellules.

(3) Hallion, Sur la pathogcnic du cancer, théorie karyogamiqne (Bresi'e médicale, 5janv. 1907).

(4) NEnjEi.SKi, Ueber die amitotische Theilung in pathologischen Neubildungen, haupsachlich Sarkomen u. Carcinomen {Ziegler's Beilriige, Bd. XX\'II).

csl marqué par une augmenlalion considérable du nucléole, plus dans les carcinomes que dans les sarcomes ; la division du noyau se fail ensuite par étranglement ou par étirement, ou l’un et l’autre à la fois.

Dans l’amitosc, il faut ranger les phénomènes de la fragmentation d’Arnold (1), fréquente aussi dans les tumeurs. Elle consiste en la division du noyau en deux ou plusieurs segmentsnucléaires égaux, ou plus souvent inégaux, et qui ne se séparent pas par des surfaces de division régulière. La fragmentation peut être directe, c’est-à-dire sans accroissement et ordination anormale de la substance chromatique. La signification de ces phénomènes reste indécise. Ces fragments de noyau sont-ils capables de vie? les cellules migratrices ne jouent-elles aucun rôle dans leur production (Demarbaix) (2) ? ne seraient-ce pas des altérations posl mortem (Aoyama) (3) ? Ces figures ont été décrites par Arnold dans les cellules de tumeurs conjonctives et épithéliales et aussi dans divers états inflammatoires (infiltrats typhiques). V. Müller les a vues surtout dans les cellules des tumeurs présentant la dégénération hydropique ; Strœbe dans les épithéliomes et les sarcomes. Il y a là encore une source de confusion avec des figures parasitaires.

Formations cellulaires anormales. — Comme conséquence du mode anormal de la division cellulaire, et cela aussi bien par karyokinèse que par segmentation directe, peut résulter la production de cellules géantes qui se rencontrent éventuellement dans toutes les formes de néoplasmes, indépendamment des cas où il s’agit d’éléments propres à certains tissus, mégacaryocytes, myéloplaxes.

II s’agit en outre ici de cellules géantes appartenant au parenchyme cancéreux et non au stroma. Ces cellules géantes à noyaux multiples résultent de divisions cellulaires incomplètes et successives, les noyaux seuls se divisant et se multipliant ainsi dans la cellule, tandis que le protoplasma s’accroît sans se diviser (Cornil). Fréquemment, ce sont des mitoses pluripolaires qui donnent naissance auxcellules géantesà noyaux multiples. Ce processus d’ailleurs n’a non plus rien de spécial aux cancers, et Chabry a pu le reproduire expérimentalement par l’irritation mécanique d’œufs d’ascidies.

La division cellulaire, tout en restantincomplète, peut être poussée plus loin ; ce sont alors des cellules filles et non plus des noyaux qui s’accumulent dans une seule cellule mère (formations endogènes, physalidesde Virchowj. Ces figures sont également à retenir ])our la discussion du parasitisme cellulaire et sont à rapprocher desphéno-

1) Aknoi.i), Virch. Arch., 18S3-1884. — Arch. /'. Mikroskop. Anal., 1887-1888.

(2) Demahhaix, Division cL dég;én6i’escence des cellules j^cantes de la moelle des os (La cellule, 1889).

(3) Aoyama, Virch. Archiv, 1886.

LA CELLULE CANCÉUEUSE.

mènes de bourgeonnemenl des noyaux (Kernknospung) décrits par Kolliker, Virchow, .Meckel, Frey, etc., et dans lesquels se détache <lu noyau une portion relativement petite, capable de vie et de transl'ormations vdtérieures, avec ou sans transformations concomitantes du noyau principal. Horrel admetégalementque la gemmation simple est un phénomène assez fréquent.

En résumé, les anomalies du processus de division cellulaire sont particulièrement fréquentes dans les cancers, plus fréquentes même que dans les autres processus de multiplication cellulaire active, où toutefois elles peuvent toutes se rencontrer ; de sorte qu’aucune de ces anomalies ne saurait jusqu’à présent être considéréecommespécialeauprocessuscancéreux. Déplus, dans les cancers, ces anomalies ne sont nullement constantes; dans tous on rencontre des figures mitosiques normales, dans beaucoup même on ne trouve que difficilement des divisions irrégulières, et il paraît y avoir dans une certaine mesure concordance entre l’atypie morphologique des cellules cancéreuses, les allures désordonnées du processus et la fréquence des déviations du phénomène de multiplication cellulaire.

Aussi, loin de chercher dans les modalités anormales de la reproduction des cellules cancéreuses la cause même du processus, nous n’y voyons que la manifestation des états pathologiques de ces cellules ; états pathologiques qui se relient intimement aux altérations des fonctions cellulaires dans les processus inllamraatoires et particulièrement dans les inflammations chroniques, et dont nous allons trouver la confirmation dans les analogies morphologiques des cellules dans les uns et les autres de ces états morbides.

•2“ Morphologie et biologie générales des cellules cancéreuses. — Les difficultés de l’observation pour des éléments aussi petits que les cellules cancéreuses, accessibles seulement par l’investigation microscopique, donnent à leurs apparences morphologiques une grande importance au point de vue de l’appréciation de leurs principales propriétés biologiques. 11 nous est en effet difficile, dans les actions d’ensemble que nous constatons sur le vivant, de dissocier ce qui appartient en propre aux cellules, sinon par la constatation de leurs changements de formes et les mollifications plus ou moins marquées de chacune de leurs parties constituantes.

L’étude morphologique des cellules cancéreuses nous apprend d’une part à les rattacher à un élément normal dont elles dérivent, et d’autre part à apprécier dans quelle mesure elles en dilfèrent.

Les cellules cancéreuses ressemblent aux cellules du tissu matriciel, du tissu dans lequel le cancer s’est développé. Cette res.semblance peut être complète, absolue, à tel point que, considérées isolément, il ne serait pas possible d’affirmer que telle cellule appartient à un revêtement normal et telle autre à une tumeur de nature

1'. MENETRIEH. — LE CANCER.

maligne, el qu’il peut èlre possible, dans l’examen des mélaslases de certains cancers, cancers cutanés, cancers hépatiques, cancers thyroïdiens, etc., de reconnaître avec certitude quels sont l’organe et le tissu qui en ont été le point de départ.

Plus souvent on constate des dissemblances, et celles-ci présentent tous les degrés depuis les modifications légères permettant une identification facile du type cellulaire, jusqu’aux changements les plus complets où la morphologie initiale est perturbée au point de rendre l’élément méconnaissable, en passant par des stades intermédiaires de déviations et de déformations moindres.

Ces altérations consistent soit en changements de la morphologie générale de l’élément, variations de forme et de dimensions du noyau et du corps cellulaire, disparition des parties différenciées du protoplasma et du deutoplasma, etc., soit en addition d’inclusions diverses du protoplasma ou du noyau, soit enfin en dégénérescences variées.

Ces diverses altérations doivent être étudiées séparément, et il faut en elfet distinguer, autant que possible, les changements de forme, vraisemblablement corrélatifs des changements de fonctions et de propriétés cellulaires, et en rapport avec le processus actif de la néoplasie cancéreuse, et les dégénérescences, soit totales, soit partielles, particulièrement fréquentes dans ces éléments en évolution anormale, et plutôt en rapport avec l’arrêt, tout au moins local, du processus, avec la défaillance et la mort cellulaires.

Ces modifications des cellules cancéreuses présentent un certain nombre de caractères généraux communs.

Elles sont d'autanl plus prononcées que le lissii niotriciel, te lissu aux dépens duquel s' est développé le cancer présente une différenciation fonctionnelle plus complète.

Elles consislenl essentiellemenl dans la diminution ou même dans la disparition absolue des caractères de différenciation fonctionnelle des cellules .

Elles sont semblables à celles que l'on observe dans les tissus sous l'influence des processus inflammatoires soit aigus, soit chroniques, et s' g relient par des transitions graduées dont il est possible de suivre toutes les étapes.

Les tissus les plus simples présentent en elfet dans leur évolution néoplasi(|ue un minimum de changement : les cellules épithéliales de revêtement cutané et les cellules des épithéliomes typiques pavimenteux lobulés, par exemple, nesont pasdinércnciables,ou du moins n’olfrent à notre examen que des diflèrences insignifiantes; au contraire, nous ne connaissons pas de tumeurs malignes dans lesquelles se rencontrent, avec leurs ai)parences de dilférenciation complète, les cellules hépatiques, les cellules tles tubuli du rein, les cellules à granulations des glandes gastriques, et moins encore les cellules nerveuses. Et si, pour ces derniers éléments, il ne peut même être

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affirmé tiu’un processus néoplasique soit possible, pour les précédents il n’exisle que moyennant une modification préalable de l’élément, dans la([uelle ont disparu justement ces caractères de dilTérenciation qui spécialisent la cellule, substance contractile, i^ranulations zymogènes, etc., tout ce qui, dans le protoplasma cellulaire, constitue les plastes ou plastides du deutoplasma, organes des élaborations sécrétoires et de môme les portions spécialisées pour les fonctions que Prenant désigne sous les noms d’ergastoplasme et kinoplasme ^1), en sorte que le protoplasme des cellules cancéreuses peut être considéré comme réduit en somme à l’archoplasme.

Ces altérations diverses et variées selon la nature des cellules seront étudiées plus en détail avec les types anatomiques des cancers, mais nous pouvons déjà en résumer les caractères communs.

C’est donc d’une part une tendance générale à la simplification du type cellulaire, à la disparition des organes différenciés du protoplasma cellulaire, substances fonctionnelles, granula (2) et granulations, sécrétions intracellulaires, accumulation de réserves, tous phénomène.s qui font perdre à la cellule ses apparences spécifiques et la font ressembler aux cellules du type inférieur dans la même espèce, les cellules glandulaires, par exemple, devenant semblables aux cellules des conduits excréteurs ou des surfaces de revêtement.

Et, d’autre part, on constate la présence d’altérations pathologiques diverses, se marquant soit par la présence d’inclusions dans le protoplasma cellulaire, dans le noyau, et imputables à la perturbation fonctionnelle, comme aux troubles du processus de division cellulaire précédemment signalés.

Des variations dans les dimensions des éléments, dans les proportions relatives du noyau et du corps cellulaire sont particulièrement fréquentes. Elles peuvent, comme nous l’avons vu, être le résultat de karyokinèses anormales; elles peuvent également être la conséquence de troubles nutritifs analogues à ceux qui ont été étudiés expérimentalement par Hertwig (3) chez les protozoaires, et dont il établit la comparaison avec les formes anormales des cellules des tumeurs.

Chez Actinosphærium Eichliornii (protozoaire multinucléé du groupe des héliozoaires), on provoque par une nutrition intense et prolongée l'hypertrophie de la cellule et surtout du noyau. Et comme, d’après Hertwig, il y a antagonisme entre l’activité fonctionnelle du noyau et du protoplasme, le rapport d’équilibre rompu entre les deux amène un trouble profond des phénomènes cellulaires et des trans-

(1) Phi2.\ant, Houin cL Mailla un, Histologie, 1904.

(2) BiincKHAUDT, Granula dans les tumeurs {Arch. f. klin. Chir., p. 65).

(3) HenTwiG (R.), Ueber physiologische Degeneralion bei Actinospliærium Eichornii, nebst Remerkungen zur Aetiologie des Geschwülstc {Feslschrift z. 7d« Gehurl/ilarf v. E. Uaeckel. Analysé in Bull, de l'inst. Pasteur, 1901).

P, MENETRIER. — I.E CANCER.

formations complexes se marquant, soit par une hypertrophie énorme (les noyaux, pouvant atleimJre jusqu’à 3 000 fois leurs tlimensions primitives, soit par la résolution de tous les noyaux ou d’une partie d’entre eux en chromidies, particules résiduelles du noyau disséminées dans le protoplasma. L’analogie de ces apparences avec celles qui s’observent dans les cellules des tumeurs conduit Ilertwig à supposera l’origine de celles-ci des troubles nutritifs analogues. Et comparant la croissance des cellules isolées qui se fait sansinfluence compensatrice des cellules voisines (croissance cytotype) et qui est le cas normal des protozoaires, avec la croissance des cellules des métazoaires où chacune est sous la dépendance des cellules voisines (croissance organotype), il considère la production d’une tumeur comme un retour au mode de croissance cytotype. Ce retour serait d’autant plus aisé que les tissus ont gardé un caractère plus primitif, d’où la prédominance des cellules épithéliales. Ainsi la production des tumeurs pourrait s’expliquer entièrement par des altérations intrinsèques de nutrition cellulaire. Elles seraient enfin plus fréquentes dans la seconde moitié de la vie parce que précisément alors les mécanismes régulateurs des actions cellulaires réciproques seraient affaiblis.

Quant aux caraclères de différenciation, c’est seulement à une certaine phase de leur évolution que les cellules de l’organisme les offrent au complet.

Certaines les gardent ensuite pendant une existence dont la durée paraît égaler celle de l’individu (cellules nerveuses), mais le plus grand nombre présentent une évolution, avec des apparences différentes, au début de leur existence dans la couche génératrice où elles se forment; à leur période de complet développement et enfin dans leurs stades de déclin.

Les cellules cancéreuses ont également des caractères se rapprochant tantôt de la cellule normale complètement développée, tantôt des phases initiales de son développement. Dans le premier cas, la cellule cancéreuse présente une évolution parallèle à celle de la cellule normale, et cela ne se voit que dans les néoplasies typiques ; subit par exemple l’évolution cornée s’il s’agit des cellules de l’épiderme; la dégénération sébacée ou graisseuse dans les néoplasies desglandes sébacées ou mammaires. Danslesecondcassesapparences sont d’une interprétation plus difficile, puisqu’elle ressemble à une cellule, dont les caractères spécifiques, les caractères d’identification ne sont pas encore développés; et c’est de là que viennent toutes les formes métatypiques ou atypiques des cellules cancéreuses, et la grande difficulté d’interprétation de certaines néoplasies qui, développées aux déj»ens de cellules que nous ne connaissons que très différenciées, nous apparaissent absolument méconnaissables quand nous les voyons privées de ces caractères de dilférenciation. Nous

préciserons un peu plus loin par des exemples les parlicularités de ces diverses possibilités. Ces formes incomplètes, on a cru pouvoir les caractériser par la qualification d'ernhruonnaires, soit par comparaison avec les cellules indilTérenciées des tissus de l’embryon, soit en tenant compte de leur ressemblance avec les cellules au début de leur évolution et qui sont en effet des cellules jeunes sinon embryonnaires. Il nous paraît en tout cas nécessaire de rejeter celle dénomination, parce qu’elle est inexacte, et parce qu’elle semble préjuger d’une explication du processus cancéreux, en l’assimilant soit par analogie pour les uns, soit réellement pour les autres, aux phénomènes du développement embryonnaire. Elle est inexacte, parce que les cellules de l’embryon sont des cellules qui, pour indifférenciées qu’elles paraissent à nos moyens imparfaits d’investigation, n'en ont pas moins une évolution caractéristique et des devenirs multiples que ne présentent à aucun degré les cellules cancéreuses; elle est inexacte également dans le sens plus restreint de cellules jeunes, parce qu’on ne peut qualifier de cellules jeunes que des cellules au début de leur évolution. Les cellules cancéreuses, dans ces cas, n’acquièrent pas de caractères de différenciation, mais elles n’en ont pas moins une évolution, une croissance et un déclin ; elles ne sont donc ni toujours embryonnaires, ni toujours jeunes, mais simplement anormales, et l’anomalie consiste précisément dans l’arrêt de développement de leurs organes de différenciation fonctionnelle.

C’est dans le même sens qu’en Allemagne Hansemann (1 ) a proposé le mot d'anaplasie exprimant l’idée d’une évolution des cellules, inverse du développement normal où la différenciation s’établit progressivement et constituant une sorte de retour ascendant aux formes initiales plus simples. Beneke (2) croit plus exact le terme de kalaplasie et Ribbert (3) ceux de régression (Rücksclilag) ou d’indifférenciation (Enldifferenzirung).

Ce retour des cellules d’un état hautement différencié à un état de développement inférieur serait, d’après Ribbert, plus favorable à la prolifération cellulaire, comme le montre l’étude des phénomènes de la régénération des tissus.

Les cellules en régénération présentent en effet certaines modifications morphologiques avant d’être capables de prolifération. Les cellules conjonctives et les endothéliums sont plus riches en protoplasma, les épithéliums cylindriques sont cubiques; dans les glandes plus compliquées, les cellules des conduits excréteurs moins différen-

(l) Hansemann, Loc. cil.

(2} Benekb, Neuere Arbeiten zur Lehre vom Carcinom [Schmidt's Jahrbucher 1892).

(3) RinoiînT, Ueber Umbildungen an Zellen und Geweben [Virchow’s Archiv, 157). — Geschwülstlehre. Bonn, 1904.

P. MENETRIER. — LE CANCER.

ciécs parlicipenl plus inlensivemenl à la régénéralion que les cellules parenchymateuses de dillerencialion supérieure.

A côté de ces modifications cellulaires sur les caractères desquelles tout le monde, avec des dénominations différentes, est à peu près d’accord, il faut placer ces changements, plus complets, en apparence tout au moins, et que l’on englobe sous le nom de métaplasie.

Dans la métaplasie., les anciens auteurs, Virchow notamment, admettaient un changement complet de la nature, des cellules, des éléments conjonctifs pouvant par exemple donner naissance à des cellules épithéliales, et c’est ainsi qu’il décrivait la formation du carcinome. C’était la doctrine de l’indifférence cellulaire absolue. Actuellement encore certains auteurs comprennent la métaplasie cellulaire dans un sens aussi étendu et Lubarsch (1) la définit: le remplacement d’une structure spécifique de cellules ou de tissu par une autre également différenciée, et il admet ainsi non seulement la métaplasie des diverses formes du tissu conjonctif les unes avec les autres, mais même la formation d’épithéliums aux dépens des cellules conjonctives. Cette idée est également défendue par Retterer (2)etKrompecher (3)qui admettent la transformation de l’épithélium en tissu conjonctif, par G. de Rouville (4) qui décrit la régénération des épithéliums aux dépens du tissu conjonctif.

Nous n’avons observé, pour notre part, aucun fait qui justifie une semblable mutabilité des types cellulaires et l’opinion commune est d’ailleurs aujourd’hui d’admettre une fixité presque absolue des espèces cellulaires. Néanmoins, et en ce qui concerne les mutations morphologiques des cellules des tumeurs, il faut envisager plus en particulier les faits pour savoir dans quelle mesure un certain degré de métaplasie doit être accepté.

Pour les cellules épithéliales, la métaplasie peut s’entendre des changements de forme, non de nature des cellules. Que des cellules cylindriques deviennent cubiques, ou môme complètement plates sous l’influence de conditions mécaniques, c’est un fait qui s’observe couramment dans les formations kystiques, et il n’y a là évidemment qu’une adaptation des cellules aux conditions extérieures, sans aucun changement de nature; ces cellules peuvent, môme très modifiées, conserver encore en grande partie leurs fonctions, comme nous l’avons

!1) Lubarsch, Die Mcta|)ldsiefrage und ilire Redculuiig fïn- die Gescliwülstlehre. Analysé in Centralhl. f. palh. Anat., 190L — Ergebnisse der allgemeinen palliologisclien Morphologie und Physiologie des Menschen und der Tiere, 1895.

(2) Rettkriîr, Recherches e.xpérimenLales sur l’hyperplasie cpilhéliale et sur les transformations de l’épithélium en tissu conjonctif. Comptes rendus, 1903).

(3) Krompecheu, Zieçfler's Beilraçje, 1901. — Ucber Verbindungen, Uebergiinge und Umuandlungen zwischen Epithel. Endothel und lîindegewebe bei Embryonen niederen Wirbclticrcn und GescluviiIsLen.

i-i) G. UE Uouvii.LE, Du tissu conjonctif comme régénérateur des épithéliums. Thèse de la faculté des sciences de Paris, 1900.

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vu dans les reins polykystiques (l), dont les cellules complètement aplaties sont encore capables de sécréter un liquide urineux. D’ailleurs la faculté d’adaptalion morphologique des cellules épithéliales suivant les conditions du milieu est considérable, et assez connue pour qu’il soit besoin d’insister.

De même, dans les glandes, l’uniformisation de type descellules des culs-de-sac et des conduits excréteurs, fréquente dans les inllammations chroniques, et particulièrement au niveau de la muqueuse gastrique, n’implique pas, malgré l’importance delà modification, un changement d’espèce cellulaire, ces cellules étant évidemment de même souche.

Où le problèmedevient plus délicat, et c’est l’exemple de métaplasie le plus communément cité pour les épithéliums, c’est lorsqu’on assiste au remplacement d’un revêtement d’épithélium cylindrique par un revêtement pavimenteux stratifié. Il s’agit là d’une modification importante, relativement fréquente, et particulièrement intéressante au point de vue de l’étude du cancer, puisque des cancers se développent aux dépens de ces épithéliums ainsi modifiés, et en conservant le type cellulaire anormal dans leur croissance néoplasique.

Les exemples en sont nombreux; la transformation de l’épithélium cylindriqueen revêtement pavimenteux stratifié a été enelîet observée dans les fosses nasales, où elle constitue le substratum anatomique de l’ozène (2), dans les muqueuses respiratoires, trachée, bronches et ramifications terminales de l’arbre aérien. Dans le tube digestif, au niveau du rectum. Dans les voies biliaires. Dans les voies urinaires, uretère et bassinet du rein, dans l’utérus. Dans tous ces organes, ont été observés des cancers de type métaplasique, revêtant les apparences de l’épithéliome pavimenteux, et l’intérêt de ces faits est considérable au point de vue de la pathogénie du cancer, puisque toutes ces modifications des épithéliums sont suscitées par des irritations et inflammations chroniques, qui se montrent ainsi comme génératrices du processus cancéreux. Nous aurons donc à y revenir plus longuement en étudiant les causes du processus.

Pour l’instant, il nous intéresse seulement de savoir s’il y a là réellement un changement d’espèce cellulaire, et s’il se développe, au lieu et place de l’épithélium cylindrique normal, un épithélium pavimenteux stratifié également dilTérencié. Et nous croyons pouvoir conclure par la négative, en nous basant sur l’étude que nous avons faite de l’un de ces types les plus caractéristiques de cancer métapla-

(1) Menetrier et Auderti.n', Rein polykystique {Bull, de la Soc. méd. des hop., 1902).

(2) ScHüNEMANN, Die Uniwandlung (Métaplasie) des Cylinderepithels zu Plattenepithel in der Nasenliohle des Menschen und ihre Bedeutung fiir die Ætiologie der Ozena ( Virchow’s Archiv, 1902). — La métaplasie n’est pas congénitale, car, sur 30 nouveÆu-nés, Schonemann n’a pas trouvé d'épithélium pavimenteu.x dans les fosses nasales.

Traité de médecine.

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