ETUDE CLINIQUE
Symptômes physiques et troubles fonctionnels, tels sont les signes par lesquels se manifeste’ le cancer du rachis, et que nous allons étudier. Les premiers sont l’indice d’une lésion osseuse extra-médullaire et demandent à être recherchés; les seconds sont l’apanage de toutes les affections où le système nerveux central ou périphérique est
lésé et pour lesquels, d'ordinaire, le malade vient nous consulter. ; ;
Sous l’influence de l’invasion néoplasique des vertèbres, ou de la raréfaction osseuse au voisinagé de ganglions prévertébraux dégénérés, la colonne vertébrale s’affaisse, se tasse, s’infléchit; une courbure se produit, mais bien différente de la gibbosité d’origine pottique. Le mal de Pott n’intéresse qu’un petit nombre de vertèbres et parfois même une seule, provoquant ainsi une inflexion à angle aigu. Le cancer, avons-nous vu, intéresse un plus grand nombre de vertèbres et par suite donnera une incurvation à grand rayon. Cette courbure ne frappe pas, ne saute pas aux yeux comme la gibbosité pottique, elle demande à être cherchée. La palpation minutieuse de la colonne vertébrale pourra seule la déceler en montrant un écartement plus ou moins prononcé des apophyses épineuses sur tout un segment de la colonne. Facilement péreptible au niveau de la région dorsale, cet écartement
ni den ie plus, jai 15 de “a nn veu-
(bi lent que toute courbure qui sé forme en un point donné :
as de la colonne vertébrale commande des courbures de com- | pensation en sens inverse dans les segments sus et. Sous
. jacents. Aussi à une cyphose. se: surajoutera une lordose sus et SOUS- jacente et une seoliose A. coneavité à rois (a:
sera encadrée par une courbure à concavité regardant à à. gauche sus et sous-jacente. | ne
La palpation nous ba encore de repérer la lésion, 1e
en provoquant de la. doulenr en fn point. Douleur moins ue
exquise que dans le mal de Pott. On l’ obtient p par la pres- . sion sur la ligne des apophyses épineuses, et plus encore NS
au niveau des gouttières par pression sur les apophyses
transverses. Pour les lésions du SaCTUM, le. toucher rectal nous sera d’un précieux Secours. Un choc à distance, sur
les épaules, Sur les talons ainsi ‘que la marche, la réveil. lentes FÉSNARETS 2
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.. Cette douleur peut fre subjective, se | manifester en # l’absence des mouvements et diffère. des phénomènes dou-
loureux que nous étudierons plus loin. Elle présente ceci
de caractéristique qu’elle n’est nullement influencée par.
le repos. L’immobilisation, l'extension continue ne pro-
voquent aucune sédation de la douleur dans le cancer
vertébral, comme dans le mal a Pott. AS
Les mouvements de la colonne vertébrale sont gênés. “ Ïl y a une diminution de la mobilité des vertèbres sem-
blable en cela à ce que l'on constate dans la spondylite |
adieu Le malade dut assis, Po ar se pencher
. en avant, la colonne se mobilisera d’ une seule pièce, res-
-semblera à à une nu rigide. Si, couché à plat ventre, nous # le soulevons par les pieds, se fensellure lombaire normale
n° 'existera, pas. Ces phénomènes de rigidité sont dus à da
| contracture réflexe des muscles des gouttières.
La tumeur néoplasique elle-même peut être perçue ru
Ftembnt soit en arrière au niyeau des gouttières dans toute
“ la hauteur de la colonne, soit en avant en déprimant for-.
tement la paroi abdominale pour la région lombaire, par le toucher intrabuccal, pour la région cervicale, et par le toucher rectal au niveau du sacrum. Ce symptôme exceptionnel peut se rencontrer dans des cas comme celui de Laënnec rapporté plus baut lorsque la tumeur a acquis un certain volume. à
Au niveau de la tumeur, d’autres symptômes ont été. “notés, mais non pathognomoniques, tels l’œdème local, la
cireulation Est dé une élévation de température | - locale.
Bien plus importants Sue les UE fonctionnels.
- Ce sont les seuls troubles accusés par les malades, parfois :
même les seuls existants, et les seuls qui nous permettent de préciser le siège de la tumeur. La moelle, les racines rachidiennes, les plexus nerveux peuvent être intéressés, et ces localisations différentes nous offrent une symptomatologie spéciale. Ces diverses parties sont lésées soit par une localisation primitive, directe, de notre métastase, soit indirectement par propagation de la tumeur vertébrale, ou par compression par la tumeur ou par la colonne effondrée:.
Dans le cas de lésions des plexus, les one obser- vés sont à la fois moteurs et sensitifs d'emblée, se retrouvent dans tout le territoire recevant l’innervation de ces
térieures ou antérieures sont intéressées séparément. simultanément. HEAR ÿe Re one D TER
La douleur est vive, ardt le te en éclair 0 Dei est brûlante, térébrante, pseudo- névralgique; d’abord ea intermittente, revenant par crises Ou continue avec exas-. ; Le Na pération nocturne. Elle siège sur le parcours du nerf, | recevant ses fibres de Ja racine. : = | NOÉ RRUTE On rencontre parfois de : oudee par plaques. | : + ln : Ces phénomènes sont dus à l’irritation de la racine, Re < © mais plus tard, la racine étant plus profondément, lésée, à. l'irritation succède la destruction et les troubles se modi- Li fient. Il y a alors des fourmillements, des picotements, 6. 2. la dysesthésie, de l’anesthésie partielle ou totale. | Lez racines antérieures motrices passeront aussi par S . ces deux phases d’irritation et de destruction, détermi- NS: US nant d’abord du tremblement, des secousses, des crampes. À puis de la parésie, de la paralysie des muscles innervés. | A ces troubles moteurs et sensitifs peuvent se surajouter des troubles trophiques : zona, escharres, spee locale, atrophie musculaire. Si
Ces divers troubles, d? ent unilatéraux, peuvent } être bilatéraux. ; . La compression médullaire nous donnera aussi des troubles moteurs, sensitifs et trophiques, comme ci-dessus, mais tandis que la lésion des racines n’intéresse que les nerfs tirant leurs fibres d’elles, dans le cas présent les troubles seront plus étendus et intéresseront toute la par-
se us avec dote du tab et de 1 \
a en à la chaleur; la sensibilité re avec trou- |
sens rire y oilà ns ie ENibles oi et
‘comme troubles subjectifs: sensations normales, do ss : “leur, dysesthésie, anesthésie. A te Re Fe Les symptômes moteurs seront caractérisés | par e der la
paralysie spasmodiqne d’abord, avec exagération des ré- Ê
. flexes, à laquelle. succédera une paralysie “flasque avec abolition des réflexes. Re ES £ Parmi les ‘troubles. trophiques, nous. avons de: érupë tions, du Zona, des escharres, des atrophies, des arthro- pathies. Enfin, on note des troubles sphinctériens. | La lésion h’intéresse- +-elle qu’une moitié de la moelle? Le syndrome de Brown-Séquard sera réalisé avec phéno- ‘mènes directs du côté de la lésion: paralysie, hyperesthésie; et des phénomènes croisés du côté opposé: anesthésie, nr de la mobilité. Mais la limite supérieure de ces
. troubles n’est pas nette. Du côté paralysé, il y a une bande ie
4 anesthésie et du côté anesthésié une bande de parésie. Les deux côtés de la moelle sont-ils lésés, nous aurons 5e Ja. forme paraplégique avec troubles moteurs et troubles . sensitifs bilatéraux.
Dans la compression médullaire, l’évolation et lente d’ordinaire et les symptômes d’irritation et de destruc-. tion se succèdent Toutefois, la compression peut se faire brusquement par l’effondrement -de la colonne vertébrale, nous aurons d ’emblée des symptômes de section médullaire.
ne où de Hisieurs symptômes.
à variétés el iques suivant le siège de là lésion, Stan ; b
’ s PA Ÿ 7 2 £ # = Nous 7 nous s contenterons de: signaler À S a ques suivantes, suivant L'absence « où la prédominance du un
ï l entendu qu : les manifestations à à distance varieront, sui
Cane Nr ons ee Témoin le cas de Laborie: #
LG ‘Un malade est transporté à à \ l'asile de Vincennes comme à
convalescent | d’une dysphagie attribuée à un rétrécissement del ’æsophage. Cet. homme paraissait guéri, repré nait des forces. et mangeait bien; au bout, de. quinze jours de séjour, de “est pris pendant la nuit d’une hématémèse
effroyable et succombe quelques heures après. À: Vautop- |
sie, on trouve une tumeur cancéreuse au niveau de la cinquième dorsale, ayant détruit. l’œsophage sur une étendue à
de 5 centimètres et formant paroi postérieure; il n y. avait de cancer are aucun autre does ».
Cancer rachidien à symptôme de compression médul-
laire < sans douleur. — Bouchut et Ginoux en ont donné un exemple dans le Lu Médical sous le titre: « De. secondaire du rachis ayant eu comme manifestation pue tiale une paraplégie brusque et flasque : ».
‘A cette dernière forme, nous rattacherons « là paraplégie douloureuse des cancéreux » de Charcot. Durs
Il serait superflu d’insister sur les symptômes généraux propres à tous les: cancers, tels Sn ii inappétence, teint jaune paille.
Cancer rachidien avec prédominance des douleurs. —.
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