OBSERVATIONS
Es OBSERVATION PREMIÈRE
Due à lobligeance du Docteur Maurice Jourdan
Mme L.., 48 ans, a eu deux enfants qu’elle a nourris. Depuis six mois s est aperçue d’une tumeur dans le sein gauche; actuellement, le diagnostic ne fait aucun doute sur la nature maligne de la tumeur. Mais depuis trois mois elle a dela douleur au niveau d’une vertèbre. Examinée en juin 1913, on note les symptômes suivants: Pas de rigidité rachidienne, Faïblesse dans les membres supé/ YieUTs ; quand elle relève un arrosoir, dit-elle, elle sent une faiblesse dans les bras, qui se communique au: dos et risque de la faire tomber. Ne peut se crocheter son corset. Gibbosité douloureuse au niveau de la première dorsale. Douleur à la pression sous gibbosité au niveau de D8. Au niveau de DS, la radiographie montre une Concavité, ainsi que la disparition sur cette vertèbre et les sus-jacentes des disques intervertébraux. Douleur spontanée en toussant et éternuant à la partie supérieure du sternum. Quelques douleurs dans les parties latérales du thorax, et ces jours-ci dans les jambes. Pas de troubles urinaires. Mais constipation, d’ailleurs habituelle, qui a considérablement augmenté depuis quelque temps. Réflexes rotuliens plutôt
: He terminaux : coercibles,. sûrement sous la dépendance de lésions ner- … veuses. Détail à noter: da tumeur du sein n : pas paru De donner de douleurs très vives et ne S? est légèrement ulcé rée que les quinze derniers jours. La malade et morte ne
Va une dizaine . jours environ er LA à
y) rOBBERTATION AT ES Due à l'obligeance de M. le Peofesseur Delanglade L | dr. J $ ne KO 2 ans. Paré mort d' une > attaque; mère bien portante; cinq enfants en, bonne santé.
A joui jusqu’en mars 1912 d? une bonne santé habituelle. À A cette époque, a eu une crise d’entérite aiguë (?) avec
a consisté | en dou in. SR
OBseRvarION II. — Inclinaison à droite de L; sur L, qui est particulièrement écrasée, disque intervertébral correspondant détruit. — Radiographié par Dr DupayrAC.
ie
: Si
de. CUS PS Ed il ;
pertes d sang par l’anus, un peu de fièvre, douteurs de ventre. Cela a duré quelques jura 1e toucher rectal n'a pas été fait. APTE NES É RU PRE ENT AU
En juin, elle éprouve a nouveau quelques sensations anormales au fondement, pesanteur plutôt que souffrance. | Elle ne perd pas de sang par l’anus. On croit à des hémor- roïdes et on f? ’adresse, en vue d’un traitement électrique, au docteur: Dupayrac, qui pratique le toucher rectal et reconnaît un. néoplasme. A
La malade est conduite à à Paris auprès d is Maïtres | ss plus qualifiés, qui fait le 13 juin un anus iliaque, et, le “100 juin, l’extirption périnéale du rectum. Ces deux interventions se: passent sans aucun incident.
Fin juillet, départ pour une station des Alpes où l’on passe l'été. Mais toujours il y a eu des pertes glaireuses . par l’anus périnéal et des douleurs de caractère et de siège variables, mais ar particulièrement dans les reins ‘et le bassin.
Ces douleurs ayant augmenté d’intensité et de durée, “à malade vient nous voir pour la première fois le 26 novembre. La malade est amaigrie, pâle, se plaint du dos et surtout de la hanche droite. L'examen minutieux de la colonne vertébrale, des fosses iliaques, le toucher vaginal
; et le toucher rectal ne nous révèlent rien.
a \ à Nous la revoyons le 9 décembre. On trouve alors au.
| | | Se toucher, à droite du coceyx, un noyau gros comme un pois-
chiche, indépendant du squelette et de l’intestim. Notre
‘avis, confirmé le 11 décembre par M. le docteur Jourdan,
qui vient en consultation, est que ce noyau est anatomiquement extirpable, mais qu'il ne l’est guère cliniquement, sa présence n expliquant pas les troubles que présente la malade et faisant présumer d’autres foyers de
récidive. HAT
Le -LNR SUN
LE emur
JAN + Nous lui conseillons cependant d’aller revoir son he
rurgien. Le conseil qu’elle rapporte de lui et d’un autre x Maître également consulté est que, si les douleurs lom- 24
baires venaient à . cesser, : il conviendrait d intervenir. TRE Nous la revoyons le 20 décembre, et le 26 à lieu une con-
sultation avec M. le professeur Laget. Les douleurs ont
sensiblement augmenté. Elles siègent dans la fesse et plus À LE
encore au niveau de la région antéro-externe de la cuisse ” : = droite. Elles sont provoquées par les mouvements et. ie le moindre effleurement des téguments. Sur le membre inférieur correspondant, on note par comparaison avec Je côté opposé une exagération manifeste du réflexe rotu-
dl;
lien. Il n’y a pas de troubles de la sensibilité suivant les
divers modes. Une radiographie faite par le docteur
Dupayrac montre une inclinaison vers la droite de SET
première vertèbre lombaire sur la deuxième, qui est par tiellement écrasée, le disque correspondant étant détruit, ce qui établit la propagation élevée de la. récidive et explique la topographie des douleurs dans la zone du fémoro-
‘cutané. |
À partir de ce moment, l’é évolution se + On j essaye vainement radium intus et extra, rayons X, sélénium, cuprase. Les douleurs incessantes ne sont pas calmées par des doses croissantes de morphine. a
He 5 février, paraplégie complète des deux Membres inférieurs et, rétention d’urine.
Mort fin avril.
OBSERVATION ITI, — Large zone sombre en haut à la région dorsale; contour des vertèbres peu | chaîne ganglionnaire de chaque côté de la colonne. — Fadicerapilé par Dr Dupayrac,
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