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Et'avois, je t’avois bien connu,
: Il s’obstine à pleurer jusqu’au point d’ea mourir} ’en soi
44 CANTFIQUES
qe.
Où sont tous mes bienfaits et tes belles pro .
messes, M rl
Qu'en défiant la mort tu faisois depuis peu? | orsqu’i L'oi seal plus que les Juifs m’accable de cristesse, MR] fait qu J'ant je trouve inhumain ton cruel désaveu, M se sert Ton cruel, ton cruel désaveu. Apour cal Quoi, Pierre ! falloit-il rendre sitôt les armes ?# ue a Falloit-il sans combat me renier ainsi ? ais Di. Ingrat, vas loin de moi, va répandre des larma eut qu’
Sux l’énorme péché dont ton cœur s’est noirci,
| es parfi Dont ton cœur, dont cœnr s’est noirci. P
Péche
Pierre sort, il s’enva chercher la solitude. ui quif
Son esprit travaillé de tristesse et d’ennuis. Seign
Il sent si vivement sa noire ingratitude, our che
Qu'il veut passer en pleurs et les jours et les nuitie démo Et les jours, et les jours et les nuits.
M Dans <
Son parjure effronté, sa noire perfidie, EUX mel
Le poursuivent par tout, le font partout souffririt que l” Son ame lui paroit toujours plus enlaidie ; e Jettan
Jusqu'au point, jusqu’au point d’en mourir, Les C ù L4
n voit rains,
Lorsqu'il entend.le coq, il gémit, se lamente :| Son cœur est déchié par unremord cuisant, S’il est auprès du feu, s’il voit quelque servante, Il tremble et son forfait à ses yeux est présent, À ses yeux, à ses yeux est présent.
arde-t4 arni t
| Recot
Mais de tous les objets c’est son aimable Maitf Qui cause dans son cœur le plus rude tourment. Il se croit mille fois plus ingrat que le traître.
t pous Jieu te
Qui pour trente deniers l’atrahi lîchement, * ilte v L’a trahi, l’a trahi lâchement, t percé
3 DE MARSEILLES, 45 elles pro-f
Res D 11 pâlrt, il frémit, il est couvert de honte,
is peu? | orsqu’il veut de Jésus embrasser ses got X,
de tristesse, Ml fait quatre ou cinq pas, mais la peur le surmonte,
SA VCU, ] se sert de ses pleurs pour calmer son couroux,
our calmer, pour calmer son couroux.
Pierre en ce triste état, attend d’un esprit ferme [ne prochaine mort : il meurt à tout moment, ais Dieu qui de sesans tient en main le terme, eut qu’il soit le miroir des parfaits pénitens,
es parfaits, des parfaits pénitens.
les armes ? À ?
des larma ’est noirci, ci. Hé Pécheur, Pierreest tombé, lui qui bravoitl’orage, ui qui passoit les mers sans craindre aucun écueil. Seigneur a permis qu’il ait fait ce naufrage, our chasser de son cœur le démon de l’orgueil, e démon, le démon de l’orgueil.
blitude.
nruis.
de, s et les nuit
Dans ce péché, Dieu veut que le chefcompatisse,
idie, Eux membres qui suivront son infidélité,
tout souffririit que l’homme ignorant, foible ou plein de malice, aidie : e jettant à ses pieds, n’en soit point rebuté, d’ea mourir 'en soit point, n’en soit pôint rebuté.
n mourir. { Fe Les Cèdres du Liban sont abattus pariterre :
| "1 L voit dans un clin d’œil les colonnes à bas. ve ro Suis, pécheur, crains partout; car tout te fuit cu S . d 6 L e que servante, JUaNe Ve” L arde-toi de l’orgueil parmi tous tes combats, st présent, ri tous, parmi tous tes combats.
| Recours aux yeux de Dieu, source .de tout
aimable Maîti$ remède,
le tourment. Mt pousse des sanglots du profond de ton cœur. le traître. dieu te fera sentir ses bontés et son aide, hement, ” Bilte voit humble et doux, et percé de douleur,
t percé, et percé.de douleur.
Notre Saint a levé la coupe avec la peine - J’allo Du triple désavœu qu’il pleuroit tous les jours. La rage Fais de l’eau de tes pleurs unevive fontaine ; ‘en AVC Etsi Dieu t’a lavé, tiens-toi net pour toujours, étois € T'iens-toi net, tiens-toi net pour toujours.
Nere SAINT PAUL CONVERFI. sc Sur l'Air: Petits Agneaux si vous erres saiil'abatt. Maître, &c. | a À Saul, { Pauvre pécheur, l'horreur de tes offenses, sMbo Q . { . , e. P n Te fait craindre à bon droit d’un Dieu le Jucl, suis, r ae ; e suis d Mais tu dois réveiller toutes tes espérances, Et recourir à Dieu voyant mon changement. Ce fam
C’est Paul, c’est moi qui veux te faire entendril A
Avec quelle bonté le Sauveur me prévint. > en
Vois comnie je fus pris lorsque je voulois prend Admire ici comment mon changement survint,
| Touté eux qu hacun e e dis ald
Lorsque les Juifslapidoient Saint Etienne, Je gardois les habits, ambrasé de couroux, Acause qu'il étoit de la secte Chrétienne ; Mes mains sans le frapper le frappoient plus qu tous, |
Saul, e que j e me lé pt l'on
Ce grand martyr sous la grêle des pierres Expire à deux genoux en priant Dieu pour moi. S’il n’eût offert à Dieu des vœux et des prières, Jamais chez les Gentils je n’eus porté la Foi.
J'y fu
es je n Dis
Pour soûtenir les Loix du Judaisme, Tout mesembloit aisé, rien n'étoit périlleux. Je brülois de dépit pour le Christianisme "Qui faisoit tous les jours des progès merveilleux,
peine
es jours.
aine ;
pujours, rs.
errces Sn
offenses, ieu le Jug
ances, tement.
ire entend
int.
lois prendi
it survint.
Etienne, YOUX nne
ent plus qu
pierres u pour moi des prières, té la Foi.
me, périlleux.
isme merveilleux.
- J’allois partout garrotter les Fidèles,
SLa rage dans le cœur, au poing le‘coutelas.
en avois tout pouvoir dans des lettres cruelles; ’étois en cet état au chemin de Damas.
Ne respirant que sang et que menaces,
n éclair lumineux vint mes qu éblouir ;
t Jésus qui vouloit me combler de ses graces, M'abattant du cheval me fit savoix ouir.
Saul, Saul, d’où vient quetu me peréécutes ?
e répondsen tremblant : Qui me parle, Seigneur ? e suis, répond la voix, J'ésus que tu rebutes : e suis dans les Chrétiens l’objet de ta fureur.
Ce fameux coup de la Grace Divine jembloit n’anéantir, et il m'a conservé.
ésus en me frappant, m’aveugle ct m’illumine. e n’en suis abatiu que pour être élévé.
| Tout étonné je pâlis, je frissonne, eux qui me sont autour en sont transis d’effroi. hacun entend la voix sans découvrir personne, e dis alors, Seigneur, que voulez-vous de moi ?
Saul, me dit-il, va savoir dans la Ville e que je veux de.toi jusques à ton trépas.
e me lève ; on me prend comme un enfant docile, Et l’on me conduisit par ka: main dans Damas.
J'y fus trois jours sans manger et sans boire, es peus étant couverts d’une profonde nuit.
n Disciple m’apprit que Jésus Roi de gloire, ans une vision lui dit tout ce qui suit.
Va trouver Saul, chef-dœuvre de ma grace Que j'ai sur le chemin abattu tout d’un coup. Va lui faire-savoir ce que je veux qu'il fasse,
Et dis-lui de ma part qu’il doit souffrir beaucoup
«e l'ai choisi pour courir les Provinces, Sans craindre de la mort les évidents périls.
Il portera mon Nom devant les plus grands Prin |
ces Devant'le peuple Juif, et devant les Gentils.
Ayant oui ce récit d’Ananie, Tlm'impose les mains et sur le champ je vois. Dès qu’il m'a baptisé, mon erreur est bannie :
«le ne vis qu'en Jésus, et Jésus vit en moi.
‘C’est dans ce bain que je lave mon crime.
“Là plein du Saint Esprit je rengis du tombeau. ‘De Saal victorieux j'y devins Paul victime ; ‘Æt de Loup ravissanc je devins un Agneau.
On reconnut d’abord à mes paroles Que j'étois un Docteur plein d'amour pour l Croix, Que j'avois en horreur le culte des Idoles, Que Jésus m’unissoit à ses divins emplois.
Les uns craignoient que je fisse une feinte, Et de voir quelques excès de mon aversion.
Les autres pleins de joie, et sans aucune crainte, Rendoient graces à Dieu de ma conversion.
Ne craignez point, leur di-je, mes chers frères Vous n'avez plus en moi Saul grand persécuteur Je suis Paul converti, qui de nos saints Mystère: Veux bien être en tous lieux l'humble Prédicateurh
LA
Dés ci es Juif
A Grac e craig
On vo mépri es Chré
ais j’étc
En con avois to ais je fo tablissar
On me n impie, als ces Dur qui
J’ai de ai plus
ai remis
j'ai da J'ai fai Û m'a Q
m'a c ais Die De tou omestic ai cou
j'ai br
ands Prin
entils.
je vois.
bannie :
n moi.
crime.
1 tombeau.
victime ; gneau.
nour pour |
[doles, nplois.
e feinte, ersion.
ane crainte, ersion,
8 chers frères d persécuteur ints Mystère le Prédicateurs
Dès ce moment je tâchai de confondre
es Juifs qui se moquoient d’un Dieu mort sur la Croix. l
a Grace m’éclairant, m’aprenoit à répondre,
e craignant des Savans le nombre ni le poids,
On voit par moi changer, d’une heure à l’autre,
mépris de la Crcix, en respect, en amour,
s Chrétiens me donnoient le nom de Grand Apôtre;
ais j'étois à mes yeux plus petit chaque jour.
En combattant l’aveugle Idolâtrie,
avois tout contre moi, Pays, Princes et loix.
ais je foulois aux pieds, Princes, Loix et Patrie, tablissant ainsi l’Empire de la Croix.
On me nommoit un imposteur, un traitre,
n impie, un trompeur, du démon le support.
ais ces noms m'étoient doux parle nom de mon Maitre,
ur qui j’aurois voulu cent fuis souffrir ia mort,
J’ai de l'Enfer enfin renversé les maximes, ai plus que d’une fois du monde fait le tour. ai remis les vertus en la place des crimes, j'ai dans l'Univers mis l'Evangile au jour.
J'ai fait sur l’eau trois dangéreux naufrages.
h m'a battu trois fois avec grande rigueur.
m'a chargé de fers, de cailloux et d’outrages ; ais Dieu dans ces tourmens ranimoit ma vigueur.
De toutes parts chacun m’a fait la guerre ; omestiques, amis, faux frères, étrangers.
ai couru cent périls et sur mer et sur terre ; j'ai bravé la mort parmi tous ces dangers.
Malgré l'Enfer et sa noire tempête, J'ai suivi lessentiers que Jésus a battus, Après mille combats on m'a tranché la tête, Qui. bondit par trois fois,.et dit trois fois Jésus.
C'est à mon Dieu que je dois la victoire Des verges, des. cailloux, des prisons et des fers. C’est sa protection qui mérite la gloire, De tant de divers maux pour.sa cause soufferts,
Chrétien de nom, tes fréquente rechûtes Causent à Jésus-Christ une nouvelle mort, Il te comble de biens, et tu le persécutes, Ingrat! jusques à quand seras-tu dans ton tort:
Ne mène plus cette, vie animale Que combat l'Esprit Saint et qui dément ta foi. Que ta conversion prompte et générale ; Quelle parte du cœur. et dure autant que toi.
Dieu m’a donné l’immortelle courronne, | Pour avoir combattu pour son nom vaillamments Veux-tu qu'après ta mort, sa bonté te la donne! Combat pour son honneur jusqu'au dernier m
. ment.