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productrice de gaz du monde» adopta le mdme syst^me. En 1915, le systeme de la participation aux benefices etait^ en application dans 38 compagnies du gaz qui employaient plus de la moiti^ du capital plac^ dans les diff^rentes compagnies du gaz. Pendant la guerre, vu la bausse du cbarbon, les b^n^fices ont diminue et tr^s souvent i'inter^t allou^ aux travail ieurs sur leurs salaires a disparu. Quelques systemes se sont modifies, mais quelques-uns ont ^i6 amenes dterme.
Au surplus le tableau ci-contre rfisume au 31 d6cembre 1918 la situation de 36 de ces compagnies. /
Voici d autre part un relev6 qui montrera quel a 616 de 1903 h 1917 Taccroissement du capital detenu par les ouvriers :
Nombre des Compagnies : 1903, 5; 1909, 19; 1913, 33; 1917, 38.
Capital des ouvriers : 1903, £ 256.591; 1909, £ 558.843; 1913, £ 837.531; 1917^ £ 931.488.
Malgr6 la guerre qui a, on le congoit, diminu6 consid6rablementlesb6n6fices deces soci6t6s, atteint leur prosp6rit6, leur vitality m^me, qui les a plac6es dans uhe situation tinanci^re tr^s difficile, la Copartnership a r6sist6 dans la plupart d'entre elles.
U y a enfin une troisidme manifere d'6lever les salaries h la situation de y6ritables actionnaires. G'est celle qui consiste k leur remettre gratuitement des parts ou actions, comme I'a fait M. Lever ^ Port- Sunlight, mais en leur donnant, ce que n'a pas fait
LA PARTICIPATION INTAgRALE 241
M. Lever^ une part dans la direction, dans la geslion de Tentreprise*.
Examinons le principe de la delivrance gratuite d actions aux travailleurs ! Je sais bien que Giffin a affirm6 dans son Industrial History of England qunn homme ne peirt^devenir capitaliste sans capital et qu'au nom de ce principe certains diront qn'il est inadmissible que par la remise gratuite dt actions au personnel d'une entreprise qui v^nt de se fonder, ce personnel, qui n'a encore rien produit, devienne, tout d'un cdup, capitaliste. Cependant si Giffin rappelle Taxiome que je viens de rapporter, il rappelle aussi qail est impossible daccumuler le capital sans travail. Or ne voit-on pas tons les jours, comme aux « premiers temps des fabriques », des industrials partis d'un capital des plus modestes obtenir des capitaux considerables de la richesse produite par leurs ouvriers, beaucoup plus que par leur travail personnel ou leur habilet6 d'administrateur ? Cette richesse qui va surgir, nest-il pas juste et logique que Von reconnaisse dks Vorigine a qui on la devra pour la plus grande part et que Ton reconnaisse aussi par avance ce qui doif en revenir h ses plus modestes mais plus efficaces createurs?
L'argument qui consiste h dire que Ton remet ainsi des actions h des personnes « qui ne donnent rien en 6change » ne tient done pas. Des hommes qui apportent leurs bras, leur intelligence professionnelle fournissent au capital ce qui lui manque et sans lequel il serait impuissant.
D'ailleurs, c'est fr6quemmentque Tonaccorde des