‹ Capital et travail: Vers des temps nouveauxChapitre 33 sur 47 · Voir page 198 et suiyantes · texte numérisé non relu

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litres d'une aflfaire k des personnes qui ne payeat pas ces actions. Les parts de fondateurne sont-elies pas, par exempiei attributes gratuitement k ceux qui ont pris rinitiative d'une entreprise? fih bien, ne pent- on, ne doit-on pas consid^rer que les ouvriers apportent dans I'entreprise < la main-*d'cBuyre qui sera repr6sent6e par Taction-travail? » A mes yeux c'est ainsi que juridiquement se justifie la ereation et Tootroi de ces actions de travail. Si des personnes ont fond6 une entreprise, le travail va la faire produire, la faire prosp6rer. J^e travail est done un apport^ un apport de services futurs. Et (^omme d'autres apports il reQoit des actions*

C'est la th^se que M. Antonelli a soutenue vioto** rieusement dans son livre sur les Actions de travail et que j'ai aussi fait pr^valoir devant le S^nat, sans rencontrer la moindre , opposition, au moment de Texamen du projet devenu le texte de la loi du 26 avril 1917 dont il sera parl6 plus loin.

Au surplus, si Ton a reconnu que le personnel avait droit k une part des b6n6fices et si, d'autre part, on veut aller plus loin dans la voie de la cooperation en lui accordant uii droit au capital et k la gestion, pourquoi, au lieu de commencer par accorder une part dans les b6n6fices aux travailleurs, futurs associes, pendant un, deux ou trois ans, pour transformer ensuite ces b^odfices en actions, en parts de capital, ne pas leur remettre de suite, gratuitement^ d&s leur entree dans Fentreprise ces actions, ces parts de capital, puisque Ton doit les leur accorder ult6rieurement ? N'est-il pas Evident, en effet, qu en payant les titres dont il s'agit avec le montant de la part deb^n^fices qui leur aura

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616 abandonn6e pendant un, deux ou trois ans, ces salaries ne feront que restituer pour qa'elles soient converties en actions des sommes qui leur auront 6t6 abandonn6es par le Capital. Du moment que votes avez Heeidi d rorigine que touvrier^ Femployi de I'usine, deviendra actionnaire de votre entreprise avee tatgent — provenant de ses benefices — que vous tut avez vous^^mime avanc^, autant le faire entrer tout de suite en possession de sa part (factions ou de coupures dactions.

Gette faQon de proc6der permet ,d'©ntrer de plaitipied dans le regime de YActionnariat ouvrier, entrainant une participation it la gestion, regime qui, Gomme nous nous attacherons k le prouver, eonvient seul aux grandes entreprises. Ge dont souffre la classe ouvri^re, a dit Gbarles Andler, c'est d'ailleurs moins encore de son insufiisant salaire (car cette souf^ france a peut^dtre pris tin) que le m6pris d6lib6T6 ayec lequel on le tient k I'^cart de toute informal lion Bur la gestion. EUe soup<;^onne avec rai^on que le secret des affaires est moins destine h prot6ger le patron contre la concurrence qu'^ abriter des sp6* culations et h 6largir la marge des b6n6tices an detriment des salaires >^ Mieux yaut done, 1^ oil Ton doit en venir h la participation au capital et h la gestion, la r^aliser de suite. D'ailleurs, qui ne Yoit les (difiicult6s auxquelles on pent se heurter, difficult6s de principe ou de fait, si on veut trans-' former au bout de quelques ann6es une participation aux bdn^fices en une participation au Capital et h la Qestion. Si on autorise simplement les ouvriers

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