Rapport Rabier
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foire sDil Education ^codomique ddtis un euptit d6 solidctrit6.
Tout cela me rappfelle un mot pi^onotttjfi, il y a environ ti^ois sins k la Cottimissioii des Mines, atl itiomeiit otl tin membre de cette commi^sidn pfopo^ait dans le textd de la loi relative aul conees^ siOfti§ tiouv0lles d'imposei* le.r6gittie de la Idi dtl 26 avfil 19it k I'orgailisation de 6es Coficfesslbiis. Le d6l6gu6 des mineurs, pratiqUant la politique da Tout ou Rien, s'6cria : « Nous sommes des salaries et entendons rester des salaries », et les repr6sentants du Patronat appro uvferentcet auxiliaire de leurs conceptions.
Le m^me ph^nom^nese reprodait, h^Ias! aujourd'hui« Et le patronat triompiie en s'6criant : « Vous voyez? ce que vous voudriez nous ictiposer^ les sala^ ri6s n'en veulent pas I \ Sans s'apercevoir qu'il fait le jeu de ceux qui entretiennent la lutte de classes et pr6parent la Revolution.
CHAPITRB XII
LA V^RiTABLE MmOGRATIE
Nous Toici arrMd h la ilti de eette longud ^tude* J'ai h peine besoin d'en d^gager les conclusions. Dd Tobservation des fails comme de TSttide des 6viSnements, il resnort qu'entre les possesseurs des moyen$ de production^ exploitant ces moyens de production & Taide de leurs propres capitaux ou des capitaux d'autrui, et ceux qui sont des salaries intellectuels ou manuels, des conflits s'6l6yentj allant se g6n6ralisant, d'6tendant, s'aggravant^ d^sastreux pour les employeurs et pour ceux qui leur confient leurs capitauy comtne pour les employes, d6sastreux pour la production^ d6sastreux potir les consommatciurs, d6sastreux pour le pays.
II r6sulte ainsi nettement de Texamen auquel nous nous sommes livrS que ces conflits ont pour Origine le statut^aetuel des rappoi'ts du Capital et du Travail, c'est-&-dire le r^gim^ du salariat^ qui ne fait pas au travail, ^i au point de\)ie moral ni au point de vue materiel^ la place qu'il devrait occuper dans notre
soci6t6 moderne et qui ainsi cr6e la lutte de classes. C'est ce regime qui a permis de dire k Paul Louis * que « partout oti le capitalisme s'implante, partout oil surgit la chemin6e d'usine et oil la population s'a^lomfere autour dea metiers ou des forges, apparaft rantagonisme des classes ».
Ainsi que nous croyons Tavoir d6niontr6, au point de vue materiel, ce regime est injuste et ddcevant, car, dans la pratique, le salariat, quel que soit le taux du salaire, ne saurait assurer au travailleur, si Tentreprise k laquelle il est attach6 prospftre, une r6mun6ration proportionnelle au gain que son acti- 'vit^ et son habilet6 professionnelle auront procur6 au patron, un profit correspondailt r6ellement k rimportance du r61e qu'il aura jou6 dans Taugmentation du rendement de cette entreprise et dans Taccroissement des b6n6fices que le ou les propri6taires de celle-ci en auront retires. Encore moins il ne pent lui laisser Tespoir de devenir un jour copropri6taire de Tentreprise, de participer k sa possession et h sa gestion comme il a particip^ h son essor et k son succ^s.
Au point de vue moral, il est deplorable, car ce regime finit par faire du Salariat ce que Ton a appel6 le Proletariat, c'est-2i-dire de plus en plus une caste ind^pendante, ferm6e, n'ayant aucun int^rfit 6conomique k d6fendre, aucun patrimoine k g6rer, aucune raison s6rieuse de coUaborer aux transformations et aux ameliorations techniques des moyens de production, k une reorganisation du travail, k une meilleure administration, auoQne raison ni aucan