‹ Caprices poétiques et chansons satiriquesChapitre 104 sur 123 · LES VEAUX · texte numérisé non relu

LES VEAUX

Inspire-moi, muse champêtre, Il s'agit de chanter des veaux Que, récemment, on a vu paître Dans des pâturages nouveaux, ibis)

Un jour, broutant de rares herbes,

Rougette voulut les sevrer ;

Ce que voyant, ces veaux superbes A Chapleau vinrent se livrer, (bis,)

Ce chef plein de mansuétude,

Les fit mettre dans un enclos

Où les vautours ont Phabitude

De voler dès qu'ils sont éclos. {bis)

Plus tard on voit dans sa pirogue Chapleau les trimballer partout ; Contre vents et marées il vogue, Et les pauvres veaux bravent tout. ( bis)

Or, Chapleau quitte le navire, Ce qui Pallège un tant soit peu.

Mousseau monte, il faut qu'il chavire, Il est trop lourd — ça penche — adieu !. ( bis. }

Craignant de voir Tonde écumante Engouffrer la barque à Chapleau, Mousseau, tandis qu'on parlemente, Flanque les nourrissons à l'eau, (bis)

Mais bah ! des veaux, ça se remplace,

L'enclos ne restera pas veuf;

On voit arriver à leur place

Un double veau, tout frais, tout neuf, {bis\

Lorsque nous revint l'hirondelle, Chacun vit sortir du ruisseau Un veau crotté, ma is infidèle, Qui se dirigeait vers Mousseau. (bis)

Illustres veaux, troupe nombreuse, Ah ! ne vous multipliez pas !

Race peu noble, mais véreuse, Veuillez chercher d'autres climats. ( bis )

Moatréal, 31 août 1882.

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