K NOZ TRES CHERS ET BIEN .AMEZ LES GENS DE LA COUR DE PARLEMENT
A PARIS
De par madame la régenté en France. Très chers et bien amez, nous vous avons envoyé le traictez de paix faict en Angleterre et les obligations que sur ce nous fault bailler pour les publier et enregistrer, ou aultrement y procéder ainsi qu’il est contenu audict traité et jussion, et comme icelui traicté concerne grandement le bien, prouüt et utihté du royaume, ainsi qu’il est tout notoire, et que quand tels autres traictés sont Survenus, sans y faire aulcune difficulté ayent esté
depeschés par la cour, neantmoins nous avons esté advertye qu’avez mis i’afiaire en disputation et longueur, dont pourroit procéder img dommage irréparable ; ceux de la ville se sont targués de dilTerer soubz umbre de vostre expédition : ce que les autres villes de ce royaume n’ont fait, ne pareillement les princes et seigneurs; si les gens desEstats de Normandie en sentent quelque chose, ils s’y pourront arrester. Nous avons déjà faict fournir six vingt mille francs pour ceste affaire à Calais, et est ledict traicté publié en France et en Angleterre; si les Anglois sont advertis de vos difficultés, ilz se pourront retirer avec l’argent qu’ils ont eu de nous, et seront plus forts à la guerre que jamais. Ledict traicté a esté cause de amendever l’empereur et de faire confédération avec le pape, potentatz et communautez d’Italie. Si par vostre longueur cela se rompt, adviserez , oultre la perte de l’argent, le gros dommage qui en adviendra, qui sera irréparable. A ceste cause et ces présentes veues, toutes disputations et longueur cessant *, faictcs ce que nous vous avons escript par nos premières leclres et gardez que en ce n’y ait faulte.
Donné à Lyon, le ! 4 octobre.
Et plus bas ; Dorne.