N* CI.XX.XIX. — EXTB.'UT DES REGISTRES DU PARLEMENT DE PARIS
Des hommes déguisés vicnneot dans la cour du parlement répandre la nouvelle de la mort du Roi.
[U «t lOectobr* 1S25.]
Ce jour ( 1 4 octobre 1 5 25) de relevée, sont venuz en la grant cour du palais de céans quatre personnes à cheval desguisées, contrefaisant les postes, ayant des chaperons vers en leurs testes, qu’on dict
' Le traité de paix avec l’Angleterre. tances de Montmorency, ne fut enregistré
malgré les lettres de jussion et les ins- que le ao octobre. La nécessité d’état n’eut
estre montez à cheval à la porte de Saint-Michel, et sont revenuz conrans par les rues jusques audit pallais , où ils ont cryé et publié certaines rayves, contenant en substance que le Roy estoit mort et que madame regente en France en avoit grand desconfort. Que les .sages le celoyent, et qu’il falloit que les fols le déclarassent et publiassent, et plusieurs autres clinses contre l’honneur dudict seigneur et de Madame, et de la maison de France : et leur a esté respondu par le pape de la Sainte-(ùhapelle, et se sont après retirez couranspar les rues jusques à Nostre-Damc des Champs, où ils .sont descendus, et on a mis gens apres pour sçavoir <jui ils sont. Depuis fut enjoinct par la cour au bailly du palais (rinformer du fait susdict.
Ce jour ( 1 9 octobre i oah), la cour a mandé et fait venir en icelle le bailly du palais ou son lieutenant, auquel elle a enjoinct et commandé soy informer secrètement et diligemment de quelques parolles mal sonnantes contre la personne du Roy, dictes et publiées en la bas.se cour et cncloz de ce palais par aucunes personnes desguisez , ayant chaperons vers en la teste, contrefaisant les postes, etlesdictes informations faictes et veucs, procéder contre les delinquans etcoulpablcs par adjoumement pcr.sonnelz, prinse de corps ou aultrement, ainsi qu’il verni estre à faire par raison, nonobstant opposition ou appellation quelconque, et sans préjudice d’icelle; le tout en ensuivant l’ordonnance h
aucune innucncc sur dc.s personnages habitués aux furmalités du parlement. Il est vrai qu’après rcnregislreinent oITicicl du traité, le parlement écrivit une longue lettre à madame la régente, par laquelle • l’on s’excuse qu'il n’a esté possible faire plus grande diliigcncc ni plus bricfve expédition, pour la multitude des opinions qui SC sont trouvées plus de soixante, et aussi des fest'cs et des processions faictes pour le recouvrement de la santé du Iloi. •
On voit, par la correspondance de Charles-Quint, publiée par Lanz, combien ce traité avec l'Angleterre contraria les affaires de l’empereur.
' La première partie de ce document a été publiée par M. Rcy dans son Histoire delà Captivité de François I". Nous avons copié le texte que nous donnons, et qui est plus complet, dans les registres du conseil du parlement de Paris.