DU LEVANT. AU ROI
Il a mis tout co qu'il possédait eu gage à Gènes pour payer les capitaines île la marine du Roi <{ui ont été au service de l'empereur. — Le mauvais état dans lequel sont mainleiiani les vaisseaux du Roi prêtés à l'empereur en rendra l«i réparations très-longues et dispendieuses.
[19 octobre 1&2S. )
Sire, en ensuyvant ce qu’il vous a pieu me commander, le jeune VilHers et moy avon.s esté à Gennes avec une de vos gallcres, ensemble les autres cappitaynes; et avons satisfait à l’empereur des biscuytz qu’il leurs avoyt preste, et aussy ce que André Dorye leur avoit fourny, dont le quartier qui vous a pieu commander nous estre envoyé n’y a sceu baster, et de mon cousté si peu de vesselle d’argent et habillement que j’avoys, je les ay laissez en gaige audict Gennes pour subvenir au tout. Il vous plaira , Sire , pcncer que lesdicts cappitaines n’en ont pas moings faict que moy.
Sire , il n’a jamais esté poussiblc de rabattre aucune chou.se pour le temps que voz galleres ont servy; davantaige, et sont venues tant fraquassées, que de longtemps on ne les pourra que à grand peyne mectre en leur estât. Je ne vous en escripré aultre chose, d’autant. Sire, que je me remectray du demeurant audict de Vïlliers, qui a bien au long veu le tout et comment vos galleres sont de présent.
Sire , je prye le Créateur vous donner très bonne vie et longue.
De Marseille, le xviii' octobre.
Vostre très humble et très obey.ssant servyleur et subgect,