N* CXCIV. — EXTRAIT DES REGISTRES DU PARLEMENT
Nouvelles du Roi. — Il se porte bien. — Ces nouvelles sont comnauniquées au parlement, parce que les s^diüciu font courir le bruit de la mort du Roi. — Les Étals d'Italie se mutinent contre l’empereur.
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Ce jour, jeudi 26 octobre i525, messire Anthoine de Vist, chevalier, president en la court de céans, a dict à ladictc cour, qu’il receut hier lectres missives de Lyon, par lesquelles on luy mandoit que Madame mere du Roy, regente en France, avoitreceu des lectres du Roy, qui estoient les deuxiemes qu’elle avoit eues escriptes de la main du Roy depuis sa malladie, lequel luy mandoit qu’il faisoit grant chere et que madicte dame attendoit de jour en jour avoir nouvelles de ce qui a esté faict et conclud entre l’empereur et la duchesse d’Alençon, seur dudict seigneur; et que, après en avoir eu nouvelles certaines, madicte dame partira incontinent de Lyon pour s’en venir à Bloys , dont il a voulu advertir la court , pour ce que plusieurs gens sedicieulx et inventeurs de nouvelles seyment et font courrir par ceste ville que ledict seigneur est allé de vie à trespas, espérant que de hrief il aura sa délivrance.
Aussi on lui a escript que le pape et les Venissiens, les potentatz, communautez d’Ytalie, sont mutines contre l’empereur et ses gens, tellement qu’ils ne veulent demeurer en leur obéissance ; et que le marquis de Pesquere, lieutenant pour ledict empereur en Ytalie, a
' Ces nouvelles arrivèrent à Lyon le i3 octobre; elles annonçaient que déjà le Roi se < pourraenoit par la chambre et s'asseoit à table pour disner et souper. * (Correspondance publiée par Lanz, p. 179.) Dans cette même lettre que nous venons de citer, on remarque aussi un passage où le chargé d’affaires de Charles -Quint dit
que le Roi était « si merveilleusement aimé , que si sa rançon fust convertie en argent comptant, que l'on ne la sauroit faire si excessive que lost elle ne fust preste. Ceste affection du peuple avoit esté augmentée depuis qu'il a esté sceu comment il s'est porté honnestement et en prince de cccur à sa prinse. • '
prins deux cappitaines suysses, qui s’en alloient en ambassade devers les Vénitiens, auxquelz il a faict couper la teste.