‹ Captivité du roi François 1erChapitre 2 sur 268 · XXI. INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXI. INTRODUCTION

cicr; et ccs bases étaient convenues lorsque la nouvelle du désastre de Pavie vint émouvoir l’Europe et refroidir les plus chauds amis de la France. Dirigé par le cardinal ministre, Henri VIII, au lieu d’accabler le royaume par une invasion dans la Guyenne, ainsi qu’il en était sollicité par le connétable de Bourbon, demeura simple spectateur^ de la victoire de son allié l’empereur Charles-Quint.

La duchesse d’Augoulême s’était rapprochée du théâtre de la guerre pour donner plus facilement ordre aux afl'aires d’Italie. Elle était à Saint-Just, près de Lyon, lorsque Montpesat’, porteur de la nouvelle de la captivité du Roi, y arriva. Après s’être abandonnée à tout le chagrin que lui causa cette défaite^, la régente songea bientôt aux affaires de l’État. Elle appela près d’elle les princes lieutenants généraux et les personnages les plus importants du royaume elle demanda au parlement de Paris et au conseil de cette ville des députés pour assister aux délibérations du grand conseiP, et le parlement mit un grand empressement à faire connaître à la régente sa fidelité et son dévouement®. Les mesures les plus urgentes furent prises avec une louable spontanéité par les cours sou-

ordonnées par la régente, que Brinon partit pour l'Angleterre le 27 décembre 1 5a4, emportant trente muids de vin, destinée sans doute à des présents.

' On peut, ce nous semble, révoquer en Houle les paroles désobligeantes, comme aussi le désintéressement attribués an roi d'Angleterre au moment de la bataille do Pavie, tels qu’on les trouve racontés dans l'Histoire de France du P. Daniel, t. IX, p. 35 1 cl siiiv.

* Lettre de la Barre à la régente, p. 1 3a.

' Mémoires de Sébastien Moreau, p. 81 de te volume.

* Lettres patentes de Louise «le Savoie, p. .3 1 3. — Quelques auteurs ont prétendu , par erreur, que le duc de Vendôme était hostile à la duchesse d'.Angoulcme , et que l'on songea à enlever pour lui la régence du royaume à la mère du Roi. (Voy. Sismondi, p. 344; Anquetil, t. III, p. 1G6.)

‘ Lettre de la régente, p. 1 Co. Elle demande un président, deux conseillers et deux personnages du conseil de la ville.

‘ La régente en remercia le parlement par ses lettres patentes datées du 3G mars, p. i45.

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