À L’EMPEREUR MONSYEÜR ET BON FRERE
Monsyeur mon bon frere , je n’ay point voulu laysser partyr ce couryer, que mon cousyn le vy-roy envoyé presentemant devers vous,
' Nous devons l'obligeante cotnmunica- elle fait partie de sa riche collection d'autionde celte lettre à M. Feuillet de Conches; tographes.
sans vous escryre la présenté pour vous avertyr comme hyer je arryvay en ce lyeu de Saint-Sébastyen , quy est sy prochayn de la frontyere de mon royaume, que j’espere dedans peu de jours estre delyvré, pour après métré fyn à ce quy a esté traylé entre nous le plus tost qu’yl sera possyble ; vous pryant estre contant d’escryre au conncstable quy conduyt ma femme, qu’yl ne face dyficullé de la fayre tousjours aprocher ençà, afyn que après ma delyvrance elle puysse estre incontjmant receue de la bonne compaignye quy sera pardeçà, aynsy que plus à playn ledyt vy-roy escryra audyt connestablc , afyn que selon son advertyssemant toutes choses se conduysent, et aussy que je puysse recouvrer madyte femme devant la sepmayne saynte : en quoy faysant, je tyendray cela de vous à très grande obligacyon, remetant le surplus aux letres de mondyt cousyn le vy-roy,
Vostre bon frere, amy et à jamais oblygé, FRANÇOYS.