‹ Captivité du roi François 1erChapitre 33 sur 268 · N* XXI. — LETTRE DE MONSIEUR DE POMPEYRANT * A L’AMIRAL BON NI VET · texte numérisé non relu

N* XXI. — LETTRE DE MONSIEUR DE POMPEYRANT * A L’AMIRAL BON NI VET

Plaintes sur le mautais état de sa forlone et de celle de son frère.

(10 BOTtabr* 151^. |

Monsieur, depuis que je suis par-dessà, j’é receulx deux lettres qui vous a pieu m’escripre, et vous mereye bien humblement le bon volloir qui vous plect de me porter; Dieu me doint grâce de me trover en lieux que je vous puisse fere qiüeuque bon servisse, ainsin que j’an ay bonne vollunlé. Et pom* ceste reson, monsieur, vous ne serez point marri, ci vous plet, ci je vous ay fect souvent mes plaintes de la povreté grande en quoy je suis, et de la despense que je suis contraint de fere pour mon devoer à la charge que j’ay ; je hi ay mis ce que j’avés et que je peu finer de mes amis; asteure, sans l’ayde du Roy, je ne sçay plus où en prandre. A ceste qause, monsieur, je vous supplie quy vous plaise de fere tant pour moy que de le remontrer au Roy , et que ce que je demande ce n’est que pour luy faire service : aincy, l’on m’avoit promis de fere quieuque bien d’eglize à mon frere le protlionotere , il an est toutjours ansen sans estre pourveu, que m’est tm des plus gros regrets que j’aye : car s’il eu heu quieuque chose , cella m’eult aydé à vivre. Vostre bon plaisir sera de l’avoir pour recommandé et moy aucy, car c’est à vous à qui j’é toute mon esperansse. Mons', après m’estre recommandé très-humblement k vostre bonne grâce, je prie à notre Seig^ qui vous doint très bonne vie et longue.

Fet au camp à Benagnie, le xx' de novanbre.

Vostre très-humble et hobeyssant serviteur, POMPEYRANT \

' Le peu d'attention que l’on apporta aux plaintes de M. de Pompeyrant le détermina à passer, quelque temps après, au service du connétable de Bourbon, dans l’armée impériale. Ce fut lui qui.

au dire des relations françaises, s’empara de la personne du roi à la bataille de Pavie.

’ D’après une copie de la collection Fontanieu.

N* XXU. — RÉCOMPENSE PÉCUNIAIRE DONNÉE PAR LE ROI A UN TROM- PETTE POUR SES BONS SERVICES PENDANT LE COMMENCEMENT DE LA GUERRE D’ITAUE.

[ 1*' dr<«mbr« 1S24. )

A Francisques de Branques , trompette ordinaire du roy , la somme de cinquante-huit livres quinze sob tournois, de laquelle ledict seigneur lui a aussi fait don en sa dicte aigenterye, le premier jour de décembre en suivant audict an, à l’abbaye de Saincl-Lenfranclès-Pavye , à icelle avoir et prendre en son argenterye , pour emploier en ung habiUement à ce qu’il soit plus honnestement en son service ; et aussi en faveur et recongnoissance des services qu’il a faicts audict seigneur, ou faict de la guerre que ledict seigneur mena en ladite année, tant en Provence que delà les monts, où il a servi jour et nuict, à grand besoing et dilligence, toutes fois et quantes que l’affaire le requeroit, pour cecy lviii l. xv s. L

N» XXIIL — LETTRE DE MONSIEUR DE BRION * A MADAME LA DUCHESSE D’ANGOULÉME. RÉGENTE EN FRANCE.

NoaTelles du Roi. — La ville de Pavie sera bientôt prise.

[ An e«8Dp dwant Pavi* , 4 d^eembra 1524. ]

Madame, j’é receu la leytre que vous a pieu de m’escripre par Geoi^e, avec ce qui m’a dit de par vous, qui est chose à quoy je ne feray jamais faiüte. Et vous supplie très-humblement croyre que la chouse de ce monde que plus je desire, s’est de me gouverné selon vostre intanssion.

‘ Compte de dépense (le l'année i5a4. Brion, etc. fut fait amiral de France collection Fontanieu. après la mort de l'amiral Bonnivet, tué à

* Philippe de Chabot , seigneur de Pavie.

fiO CAPTIVITÉ DD ROI FRANÇOIS K

Madame , il vous plera me pardonner si je ne vous é plutout escript , comme le m’avyez commandé : car se qui m’an a gardé est pour n’avoir veu chouse à quoy heusiez prins plessir. Du reste, de la santé du Roy qui est et a esté, plaise à nostre Seigneur, tieuUe que la desire, de laquelle avez esté tousjours advertye, et pour connoitre son voiage de longueur é difleré le vous mander, jusques à présent que je vois à mon avis sette ville bien toust réduite à l’obeyssance du Roy : et sela faict, y parle de se retirés devers vous, si autre pratique ne se met en avant. Desquelles nous sont inconnues, mèsj’espere que le remede s’i metra de par vous.

Madame, je ne voy point l’afaire du Roy ou hazard de combat, de quoy je vous é bien voulu averty, pour se qui me semble chouse vous estre agréable.

Madame, je prie Georçe vous dire auqime chouse de se <pie j’ay antandu depuis que je suis venu devers le Roy, qui vous plera croire, et me deplest que je né le moyen d’aler devers vous, pour vous dire le reste de se que j’ay apryns.

Madame , je vous supplie très humblement qui vous plese que je demeure en vostre bonne grâce et me commander vos bons plessirs pour les accomplir de ma puissance.

Madame , je prye noutre Seigneur qui vous doint très bonne vie et longue.

Au camp devant Pavye, se catrieme desambre.

Madame, y se meue quelque pratique isy pour faire trouvé oqune dames de Bretagne à l’enterremens de la fus royne : j’an ay parlé au Roy, qui le trouve très mauvays.

Vostre très humble et très obéissant serviteur et suget,

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