CHANSON
pu temps me dueil, et non de vous, amye; Car par luy mort je sentx , et par vous vie : Trop de malheur me cause sa puissance ,
Et si ta grâce nestoit seure deifense, D’aultre remede en moy ii auroys envie.
Plus ta grâce est de moy fort estimée.
Plus je pense qu’es digne d’estre aymée; Mieulx je congnois m’estre seul ennemy Le doulx penser qui tant me fut amy :
Car triste absence a remply ma pensée.
Heureulx travail de mai cause pour bien. Dont l’imparfaict est ce que je retien;
Car toy sculle est la force de mon heur : Par quoy je tiens impuissant le malheur, De nul effect, puisqu’il me congnoist tien.
Dont trop digne est mon infélicité Qui faict congnoistre en mon adversité De veoir finir en seur contentement :
Par quoy conciudz t’aymer tant fermement Que par travail j’auray félicité.
Mal incongnu venant de forte cause ,
M'estant rendu indigne à toute pause Par le trop d’heur, seul au monde parfaict. Dont le louer est moindre que l’effect,
Garde mon plainct, de peur que l’on en cause