ROY UE NAPLES D'UNE SOMME PAR LUT
PRESTÉE À KRANÇOIS l" X PIEZIGIIITOSE.
• En la presence de moy notaire et .secrétaire du Roy nostre sire, maisire Guillaume de Hauve, secrétaire du vis roy de Naples, a confessé avoir eu et reçu corap tant de M* Guillaume Preudomme, conseiller dudict seigneur, general de ses iinaiices et trésorier de son espargne, la somme de deux cent vint et une livres huit solz tournois, pour la valeur de cent huit CSCU7. soleil, à raison de xli' piece, que le Roy noslredit seigneur luy a ordonnée pour son remboursement de semblable somme, laquelle il luy presta luy estant derrenicrcment au lieu de Pesquiton , pour convertir et emploier en ses menu* plai-
SECTION IL — CAPTIVITÉ EN ITALIE, s’il lui plalst, usera par honnestctc à moy de l’effect de la victoire : ayant ferme esperance que vostre vertu ne voudra me contraindre de choses qui ne fust lionneste; vous suppliant juger en vostre propre cueur ce qu’il vous plaira à faire de moy, estant seiu* que la volonté d’un tel prince que vous estes ne peut estre accompagnée que d’honneiu* et magnanimité. Pourquoy, s’il vous plaist avoir ceste honne.ste pitié de moyenner la seureté que mérité la prison d’un roy de France, lequel ont veut rendre amy et non desesperé, pouvez estre seur de faire un acquest au lieu d’un prisonnier inutile, de rendre un roy à jamais vostre esclave.
Doncques, pour ne vous ennuyer plus longuement de ma fasclieusc lettre, fera lin, avec humbles recommandacions à vostre bonne grâce, celuy qui n’a aise que d’atendre qu’il vous plaise le nommer, en lieu de prisonnier,
V'ostre bon frere et aniy ,
FRANÇOYS
I..e s*" domp Hugues de Moncade vous fera, s’il vous plai.st, entendre
sirs et aflaires. De laquelle soninie (le ii° x\i 1. VIII 5. t. ledict M* Guillaume Hauve s’est tenu et tient pour content et bien payé, et en a quicté et quicte ledict M* Guillaume Preudomme, tre.sorier sus* dici , et tous autres : tesuioing mon seing manuel cy mis à sa requeste, le xii* jour de juing rail cinq cens vingt et six. Signé CoEPiER {avec griffe et parafe). »
NOTE DE SI. DE PONTANIEIi.
< Après la perte de la funeste bataille de Pavie, du a/i février i5a5, François I" fut conduit à Orio, et le lendemain au ciiàteau de Picigliitoii. J'y ay vu encore ses gantelets sur le manteau de la cheminée, dans la chambre où il avoit été enfermé, et je les en ay esté moy-raesnie lorsque nous prismes la place en 1736.
Les Italiens affcctoient malicieusement de les montrer aux François. Je n’ay [las pré tendu pour cela éteindre la mémoire d'un événement si fatal k la France; et, quand je l’aurois voulu, c'eust été bien inutilement. François I" luy-me.smc avoit pris soin de la conserver en fondant, comme il fit, dans Picighiton mesme une collégiale de 8 chanoines pour que la postérité n’en pût douter : idée bien singulière , pour n'en rien dire de plus.
< L’acte cy-dessus nous le fait voir empruntant de l’argent pour ses menus plaisirs et affaires , de l'homme de confiance de son plus grand cnnemy. Il falloit qu'il n’en pût demander à aucun autre, et qu’il en eût un besoin bien pressant. Il est honteux qu’un prest de cette espèce n'ait été payé que 71 mois après ou environ. •
de ma part ce que luy ay requis vous dire, et aussi vous prie croire Bryon, gentilhomme que Vous envoiray, comme moy-mesme
N* XLIV. — LETTRE DE LOL’ISE DE SAVOIE A HENRI. COMTE DE NASSAU. AU SUJET DE LA CAPTIVITÉ DU ROI*.
(S mm 1S2Ï.]