‹ Captivité du roi François IerChapitre 102 sur 241 · N’ CXXXIX. — LETTRE DE LA DUCHESSE D ANGOÜLÉME AU ROI · texte numérisé non relu

N’ CXXXIX. — LETTRE DE LA DUCHESSE D ANGOÜLÉME AU ROI

EÜe ■ accofDpagn^ madame Marguerite jusqu’au Pont-SaÎBl-Esprit. Le leodemain Marguerite partira pour aller s'embarquer. Ne s'arrêtera qu’i Barcelouoe.— Plaisir qu'éprouve Marguerite à làire ce «oyage. — Il sera heureux pour les affaires du Roi.

Monseigneur, j’ay ainenné vostre seur jusques en ce lyeu, une lyeuc prez du Pont-Saint-Esperit, d’où elle partyra le matin, sans jamays cesser de ferc diUigcnce, jusques à ce qu'elle ayt recouvert les galleres. Ce (|u’elle eust plus toust fayt, sy plus toust Icsdictes gallcres eussent esté prestes ; et espere , monseigneur, que ce porteur vous donnera seurcté de temps de son arryvée à Barsellonne, vous advysant qu’elle entreprent ce voiage de sy grande aflectyon , et m’en dit sy byen le cueur, que vous pouvez estre certayn qu’il se passera sans me donner ennuy ou fascherye, pour la fenne esperance que j’ay que la fyn sera selon le desyr de vostre, etc.

LÜVSE.

N* CXL — LETTRE DE Lt DUCHESSE D ANGOÜLÉME AU ROI

Le mauvais temps a empécbë la duchesse Marguerite de s'embarquer i Aigues- Mortes. — La régente attend de momeot à autre la nouvelle de son embarquement. — L'archiduchesse Marguerite ' envoie auprès de l'empereur négocier en faveur du Roi.

jSopttmbr* laSd.]

.Monseigneur, la rygueur du temps a esté telle , depuys le portement de vostre seur, qu’elle n’a peu sy tost gaagner Esges-Mortes

' On voit par une leltro de ccUo priiicesse ( n* CVI ) qu'elle avait déjà exprimé à madame la régente ses bonnes intenltoos à Tégard du Roi. Soua le numéro LXXV sc trouve une lettre de rarchiduebesseau Roi ,

dans laquelle elle prévient François I* qu‘eile va faire demander à la ducheMe d'Angoulème des paaae-porU pour la per« aonne qu'elle doit envoyer auprès de l’empereur.

SECTION III.— CAPTIVITÉ EN ESPAGNE. 309 qu’elle eiist vouilu , combien qu’elle m’et mendé qu’yl n’y a enipeschement qu’yl la seust garder de fayre la meilleure dyligencc qu’elle pourra, et atemps d’eure i austre les nouvelles de son embarquement audit Aygues-Morte , ausy pareillement la venue de Bryon, quy me sera telle consollacyon que vous povei penser, pour byen au long entendre de voz nouvelles. Et quant à celles de par deçà, elles sont telles, tent en senté d’cnfans, de mere, que de tous autres afleres, que les soryàs hors vostre presence desyrer.

Monseigneur, j’é reseu se jourd’huy une lectre de madame Margueryte, par ung des pryncipaulx de son conseille, que elle envoyé devers l’empereur, suyvent la pr)ere que luy avés fayte. Il vous porte lectre, et a charge d’aler devers vous. Je l’ay trouvé en très-bonne volunté, suyvent le commendement de ladictc dame, de vousservyr en tous endroys pour le bien de la pays d’entre ledict empereur et vous, et vostre delyvrance, comme plus à plaint serez adverty par vos ambassadeurs. Quy sera cause dont ferc Gn à ceste lectre.

Vdstre, etc.

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