CH.MILES
N- CXUI. — KELATION EX IDIOME PROVENÇAL DU PASSAGE DE MADAME EA DUCHESSE MARGUERITE DALENÇON EN ESPAGNE
(Extrait du journal d'un bourgeois de Marseille.)
[ S»p4»iat)r« IMS. J
L’an que dessus i5ï5, et del mes de septembre, madanio de lançon, sorre del rcy Frances rey de France, prisonier corne avez ausit dessus, partit d’Aigos-Mortes acompagnhado como a tal damo s'aparten, et montet subre las galeros de Franço , so es las catre del Baron et las dos frayre Bernardin, las quallos gailcras la porterou lins a Barsillono' et a(|ui la desbarqueron et loto sa companhic, et
prrmiero cntrfvtie eus deux muiian|ues
Nous doiilon» fort que le roi de France ait montré tant d’humîlite à l'cgard de l’eiopcreur : les lettres écrites par Frauçmi I* ne permettent pas de le supposer.
* Daprés Tédilenr des Lettres de Margucriti' de Navarre, cette princesse a'etuhaxqua à Aigue$*Morles et ne mit pied à terre qu’à Pulamone (deuxieme recuwl .
p. 6t) (lisex Paiamax). On trouve néanmoins, lians &on premier recueil , p. i83 , une lettre datée du lO »epU>Q}bre et de Fargue, village près de Hordeaux, nous dit rtcHieiir dan.% une note. Mais il a oublié
de nous expliquer comment la duchesse Marguerite, qui s'cml>arqua a Aigues- Mortes à la Un d'août pour aller à Barcelone, ou elle était arrivée bien avaol le ao septembre (voyes lettre n* CLI).
après avoir louché à Palamos, pouvait néanmoins être, le lo septembre, près de Bordeaux , naviguant sur l'Océtin , après avoir fait lo tour de l’F.spBgne et du Portugal. C'est un problème dont nous ne voyons pas la solution.
Toutes les cartes géographiques d'£s- |)agne indiquent en grosses ieitres une ville forlc du nom de Fraya, dans le royaume
SECTION III. — CAPTIVITÉ EN ESPAGNE. 311 segon referiron lo* capithanis, los Barchinones li feron grando liunor, Dieu vuelle que la fin aie como lo prlncipi. En ladito companhie fou lo capctiian Andrieu Dorie, ambe las 5 galcros sionos; en ladicto com|>anlu« fou mossur lo grant mcstrc de Rodes, niossiir de Saint-Gilli, et mossur de Momoransi, et lo conte Glaido sénéchal de Provenso, et plusors aultres segnors de la cort.
Et environ las calenos, ladito damo retouriiet per terro, et segoii Ton relTcrict, cllo non fasie point de bono cbierc, et non sen causo, car ello non poguet acabar ambe l'emperador que .son Traire fos.su mes a ranson per déniés, mais demandavan portido del rialme, so que non si pot far senso grando perdu et deshonor. Dieu per sa pietat nos mande bueno pas.
N- C.XUll — LETTHES PATESTES DE MADAME I.A DUCHESSE D’ANGOIII.ÉME. HÉGENTE EN FR.tNCB
U«n» l'eipofl^ de« moufs de ces lettres peteotc», pour imposer deax miUton» sis ceut soixante et une mille livres, roadaroe la régente rat'onte les principaux événements arrivés depuis la levée du siège de Marseille par les impériaux, jusqu'au départ de madame la duchesse Marifueriic pour l'Espagoe. oà «lie va négocier la délivrance du Rot.
( 10 a«punit>r« IM&. )
Loyse, merc du Roy, duchesse d’Aiigoulmoys , d'Anjou et «le Nemoux , comtesse du Mayne et de Gieii , regenle en France, aux esleuz sur le fait des aydes ordonnez pour la gueiTe, au pays et ellection de Perigort, ou à leurs commis, salut.
Comme chose toute notoire soit que uug an a, ou environ, le Roy, nostre très-cher S*' et fils, à la force «;t puissance de son armée, qu'il avoit mise sus pour chasser scs cnnemys ut adversaires de ses
d'Araj^ et frontière de CaUlnpie. qui de fionfeaux du savant éditeur de. Eellr»
pourrait bien être le Fargo» de U du- de celte princesse. Marguerite se rendmi
chesse Marguerite et le petit Fitlage pm à Madrid.
pays et conté de Provence, où ilz estoicnt descendus, feisl lever le siégé luis par sesdicts ennemys devant sa ville de Marseille qu'ilz pressoient fort, et les contraignit de vuyder le pays. Et voyant ledict seigneur que si .sesdietz ennemys se retiraient en la duché de Millan, dont ilz estoienl partis , eulz retournez par delà pourraient faire aultre entreprise pour venir et descendre par quelque autre endroict en ce royaulme, luy sembla qu’il ne pourrait faire de moins que de suyvre sesdietz ennemys et essayer à leur relraictc de les rompre ; espérant aussy, par le moyen de sadictc puissante armée , passée qu'elle scroil en Italye, venir à quelque bon traicté de paix, comme il a tousjours désiré pour le bien, utilité et repos de sondict royaulme , pays, seigneuries et subgectz : pour lesquelles bonnes cl raisonnables causes et consideracions, et le zele qu’il avoil de mectre fin aux guerres qui ont si longuement duré à son grant rcgrecl , et parvenir à ladicte [)aix , icelluy seigneur feisl ladicte entreprinse et poursuyvit si virement sesdietz ennemys que, à leur dicte retraicle, il rompit plusicm^ bandes de leurs gens de pied , print la plus]>art de leur artillerie et leur feist plusieurs aidlres maulx cl dommaiges; et fut lcdict seigneur avec sadicte armée aussitoust passé en Ilallye comme euix ; et à sa venue audict duché eut l’entrée et obeyssance de la ville de Millan, capitallc dudict duché , et de plusieurs autres villes et quartiers du pays d’icelluy duché. El pour ce que une partie des gens de guerre de l'année desdietz ennemys se gectoient dedans la ville de Pavye , ledict seigneur fut conseillé par les chefz et cappitaines de guerre qu'il avoil avec luy d’assieger ladicte ville , parce que , icelle prinse , il povoit facillement recouvrer le reste dudict duché. Ce qu’il feist.
Toulesfois, il a pieu à Dieu aultrement en disposer, et est advenu que, après avoir tenu ledit siégé par luy, tout le long de l'yver dernier, davant ladicte ville de Pavye, durant lequel temps sadictc armée avoit souffert maux, peines et Iravaulx intoUerables, à cause de ladicte saisond’yver, lesdictscnncmysvindrcnt donner la bataille à nostredict seigneur et filz, scs gens et armée, estans près ladicte ville de Pavye , le a4* jour de febvrier dernier passé , laquelle ilz gaignerent.
SFXTION 111. — CAPTIVITK EN ESPAGNE, où le Rov nostre<lict seigneur el filz fut prins prisonnier. El combien que, pour l'importance gros.se dont estoil et est ccsle infortune, et que comme nostre elle nous touclioit el touche plus naturellement et viscerallcmcnt que à nul autre, et d’autant nous a este plus dure el griefve à porter, neantmoins, pour rurgenl hesoing et nécessité que vci.snies qu’il estoil lors île vertncu.sement pourveoir aux affaires de redict rojaulme , et principalleiucnt à la garde et deffence d’icelluy, ne perdismes le cueur; mais incontinent après, cl en toute dilligcnce, envoyasmes quérir les princes el seigneurs du sang dudicl seigneur cl ses lieutenants gciieraulx et gouverneurs es pays et quartiers de sondict royaulme estans par deçà, ensemble plusieurs aultres bons, grans el notables personnaiges, expérimentez el entenduz tant au fait de la guerre que aultres gros allàires en matière d'Estat, par l’advis el conseil dcsrjuels nous nous sommes depuis gouvernée à la conduictc desdietz allàires jusques icy, faisons cncores el avons enlencion faire jusrjues au retour de nostrcilicl seigneur el lllz, au bien , utillilé et conservacion de cedict royaulme. Et suyvans Icurdict conseil, feismes recueillir en la ville de Lyon ladicte armée et bailler et délivrer Comptant aux gentllz-honimes de la maison dudicl seigneur, arebiers de ses gardes, gendannes de ses ordonnances, officiers ordinaires de la maison et aultres revenans de ladicte armée, à chascun ung quartier de leurs gaiges pour eulx retirer en leurs maisons ; aux gens de pié, argent pour passer et eulx en aller. El en oultre, par l’advis et conseil des dessusdietz, feismes retenir les principalles compaignics des ordonnances ilalycnnes, et les aultres cassez el renvoyez, et desdietz gens de pié eslrangicrs fut fait le semblable, qui estoit chose necessaire de ainsi faire pour empescher les enlreprinses desdietz cnnemys et ne leur donner la hardiesse, mais craincle, de venir es quartier de deçà. Lesquelz gens de pié et de cheval ainsi retenus ont esté depuis entretenus et payez ju.sques à puis naguiercs que les avons fait casser et renvoyer en partie et retenu encoures ung bon nombre pour la garde el seureté des pays de cedict royaulme , proche des frontières : aussi avons fait et journellement faisons faire es villes
au
314 CAPTIVITl?; DU ROI FRANÇOIS I".
et pays de frontière de cedict royaulme les réparations, fortifications et eniparcmens plus necessaires pour la seureté desdicLes villes et places , et icelles places fait advilailler et inunyr tant de vivres, artillerie, que aultrcs choses necessaires; tellement que, parla grâce et bonté de Dieu nostre Créateur, et desdictes provisions qui ainsi ont esté données par l’advis et deliberation desdietz princes et seigneurs du sang et aultres bons cl notables personaiges que tenons lez nous , qui en ce se sont très-loyaument et vertueusement employez et acquittez, employentet acquittent h toute peine, solicitude et dilligence au bien dudict seigneur et de son royaulme, et de la chose publicque d’icelluy, les choses sont dcmoiirées en leur estât et entier; joinct aussi que ne voulons obmettre la grande et ferme amour, loyaulté, fidellité, vraye et entière obeyssancc que generallement tous les Estatz de cedict royaulme ont eue et demonstrée avoir envers icelluy nostredict seigneur et lils, leur prince et souverain seigneur, comme ses bons, vrays, loyaulx, naturels et obeyssans subgectz , dont sur tous les peuples et nations du monde ilz méritent d'estre singulièrement louez et recommandez. De sorte qu’il est certainement à croire et présumer que iceulx ennemys n’ont osé si legicrcment entreprendre de suyvre leur victoire et entreprinse, comme ilz eussent faict et avoient voulloir et intention de faire. quoy pourtant ne se fault fyer ne endormir que l’en ne se tiengne tousjours pourvou et sur ses gardes, pour n’estre surprins et en dangier de tomber aux incunvenians que facillement pevent advenir en tel cas. Et jà i;oit qu’il n’y ait personne de sain entendement qu’il puisse ignorer les grans et inestimables fraiz, mises et despenses que ont esté faites, tant pour l’entretiennement de ladicte grosse armée estant delà les monts, et (pii a esté souldoyée et entretenue si longtemps par delà jusques au jour de ladicte roupie, ipie en celles qui ont depuis esté faictes pour la soulde et payement desdietz gens de guerre des ordonnances, qui ne sont pas moins de trois mil neuf cents hommes d'armes auxquelz avons fait faire plusieurs payemens, oultre le quartier qui leur fut baillé à leur retour, et environ tii' mil livres bailléez comptant à cculx des ligues sur ce que leur est deu de leurs
SFXTIÜ.N III. — CAI’TJ\ ITÉ EN l..S[*A(iNE. .115 pension» cl services. Scmblablemenl pour rarniée de incr qui depuis a esté entretenue et est encore.s, au.ssi pour voyages et ainLas.sade.s qui ont esté faictes, lani pour la délivrance do la pei>ounc du Koy nostredict soigneur et Tdi que pour le faict de ladicte paix ; lelleinent que pour y sali.sfaire et fournir eusl esté bien reejuis metire sus une cnie. Toutesvoyes ne l’avons voulu faire pour la pitié cl compassion que avons du [>euplc , bons et loyaulx subjeetz dudict seigneur, et les grans charges, foulles et oppressions que, à nostre granl regrect, ilz ont portées et portent par le fait desdictes guerres; el avons mieulx aimé faire anltrcs moyens et ebevissemens et cmprunctcr plusieurs sommes pour y fornir, et oulire de ce, voyaus que le fait de ladicte paix est une chose qui cedde grandement au bon repox et soullagemenl de ccdict royauline el subjeetz d’icelluy, dont avons autant de désir et affection que de chose qui soit en ce monde , ajnès le recouvrement du lloy nostredict seigneur et filz , avons mis et mettons toute peine, travail et dilligcnce de l'avoir, et desjà avons traicté paix avec le roy d'Angleterre et cedict royaulme, et avec l'empereur, pour les aultres endroietz de ccdict royaulme , trêves et abstination de guerre durant jus(|ucs au i"jour de janvier prochain, qui est le moyen de parvenir à ladicte paix generale; que ccjvendanl avons intention de Iraictcr, Üieu aydant, et en sommes en bonne osj)crance, ensemble de la délivrance enbrief d'icelluy nostredict seigneur el lilz, et pour ce faire el pour aucunes bonnes causes y avons présentement envoyé nostre trés-chere el très-amée lillc la diu hcsse d'Allençon el de Berry. Esquclles choses cy-dessusdeclairées. el aulties qui seroient trop longues à réciter, non-seidlement les deniers qui auroient et ont esté consumez et employez, mais aussi tout ce que avons peu fixer d'emprunetz, retranchemens et recullemcnt qu’il lault rembourser, et lescjuelz, à beaucoup près, n'y ont peu et ne peuvent satisfaire et fournir, et si faull entendre que, pour lesdictes despenscs, n’avons esté soullaigés ne eu secours, support ne ayde d’aucuns deniers extraordinaires, comme d'aydes des bonnes villes de cedicl royaulme, emprunetz generaulx, subvcncions ou décimés de l’ église.
316 CAPTIVITÉ Dli ROI FRANÇOIS I".
ventes de nouveaulx ofllces créés, admortissements et compositions et aultres semblables dont es années preceddantes on feist ayde ; et en oulire fault payer le gros nombre de gens de guerre des ordonnances , gardes de places et mortes-payes qui sont sur les frontières de Bourgonne, Picardie. Champaigne , Languedoc, Guyenne, Normandie et aultres lieux, pour la seureté et delfence d’icelluy; ensemble les aultres parties necessaires pour la conduicte desdictes affaires et de Testât de Tannée qui commencera au i" jour de janvier prochain , qui sont parties si ordinaires qu’il n’est besoing icy aultrenient les reciter, ainsi que le tout a esté bien amplement desduict en noslrc présence par les princes et seigneurs du sang et aultres bons personnaiges; et après que le tout a esté veu, getté et calculé, ont trouvé (ju’il n’est possible conduire lesdictes affaires sans mettre sus, pour le moins, en et par tout cedicl royaulme en ladicte année prochaine, commençant ledict i"jour de janvier prochain venant, la somme de deux millions six cens soixante et cinq mille livres tournois, qui est a6 1 ,000 livres, oullre deux millions quatre cens mille livres qui furent mis sus par les dernieres commissions des tailles de Tannée à présent courant , et qui finira au dernier jour de décembre prochain , laquelle somme de a6 1,000 livres a esté ordonnée estre levée et imposée pour fournir à la partie qu’il fault payer en ceste année au roy d’Angleterre, par le traicté depuis nagueres fait avec luy, et quelques aultres frais et despences deppendans de ceste matière et aultres necessaires, dont et de laquelle somme de deux millions 66 1 ,000 livres y en aura 600,000 livres tournois qui sera payable par maniéré d’anticipation au i** jour de novembre prochain, pour ayder & satisfaire et fournir à plusieurs charges qu’il fault payer au temps dessusdict , tant pour le payement des gens d’armes des ordonnances , mortes-payes , gardes de places , que aultres parties necessaires et forcées , é quoy aultrement il est impossible de fournir, et les deux millions 61,000 livres qui restent seront payées à quatre quartiers esgaulx, assavoir est, aux premiers jours d’avril prochain , juillet , octobre et janvier ensuyvans. Pour partie desqueli deux millions six cens soixante-ct-ung mille livres.
SFXTION III — CAPTIVITÉ EN ESPAGNE. 317 voslre ellection a est^ tauxée , c'est assavoir : pour la portion desdicz 600.000 livres à la somme de .3,986 livres 9 sols tournois; et pour la portion des deux millions 6 1 .000 livres à la somme de 1 3,6o8 liv. 6 sols 8 deniers tournois. Si vous mandons, en vertu de nostre povoir et regence, que lesdictes sommes, avec la somme de 6a 4 livres tournois pour le payement des prévôts, lieuxtenants et archiez ordonnez pour garder la pillerie audict pays et ellection , durant ladicte année prochaine , et la somme de 796 livTcs tournois pour tous fraiz , vouz mettez sus et imposez en icclluy pays et ellection , le plus jii.stement et esgallement et à la moindre charge du peuple que faire se pourra, le fort portant le foible, sur toutes maniérés de gens, laiz, exemps et non exemps, privilégiez et non privilégiez, et sans préjudice de leurs privilèges pour le temps advenir; exemptez toutesvoyes gens d'eglise , nobles nés et extraietz de noble lignée , vivans noblement , suyvans les armées, ou qui par vieillesse et impotence ne les peuvent plus suyvir, les ofiieiers ordinaires et commensaulx du Roy nostredict seigneur et fdz, de nostre très-cher et tres-araé le dauphin, et aultres enlfans dudict seigneur, des feuz roys de bonne mémoire ses prédécesseurs, et des feues roynes de France, que Dieu absollc, vrays cscollicrs, estudians es universitez, sans fraude, pour degrés et science acquérir, et pouvre mendiens; et Icsdicts deniers faictes payer et bailler au receveur desdictes tailles en vostredicte ellection, aux ternies dessusdietz, c'est assavoir, ladicte portion desdictes six cens mille livres audict premier Jour de novembre prochain, et ladicte portion de.sdicts deux millions .soixante-et-ung mille livTes aiixdicts quatre termes et p.iyements esgaulx , commençans auxdietz premiers jours d'avril , juillet , octobre et janvier, que l’on comptera 1 5a 6, pour par ledict receveur les bailler et distribuer par les quittances du receveur general des finances de nostrcdict seigneur et filz en la charge et généralité de Guyenne et le payement desdicts prevosté, lieuxtenants et arebiers, ainsy qu’il a esté cy-devant ordonné, et Icsdicts frais selon et ensuyvant les estatz qui en seront faitz par le general desdictes finances de Guyenne, en contr.vignant ou faisant contraindre au paye-
ment desdlctz deniers tous cculx qui y auront esté coctizez et imposez, à en payer leurs cottes et |>ortions. lesdietz termes escheuz, en cas de relTuz, par toutes \oyes et maniérés deucs et accoustumées, coinine pour les proppres alTaires dudict seigneur. Et si, de partie a partie, naist sur ce débat ou opposition, lesdicLs deniers premièrement payez, nonobstant oppositions ou appellations quelzconques, faictes aux parties oyes bon et brief droict ; car ainsy nous plaist-il estre faict, et de ce faire vous avons, en vertu de nostredict pouvoir, donné et donnons plain pouvoir, auctorité, commission et mandement cspccial. Mandons et commandons à tous les justiciers, officiers et subjeetz du Roy nostredict seigneur et filz , que à vous . en ce faisant, obeyssent et entendent dilligemment , soutiennent et donnent conseil , confort , ayde et presse, si mestier est et requis en sont.
Donne <i Toumon , le dixième jour de septembre, l’an de grâce mil cinq cens vingt-cinq.
LOYSE
Par Madame, regeutc en France, au conseil du Roy, e.staDt lez madite dame ,
Grdots.
N" CXLIV. — LETTRE DE LA DICMESSE D ANGODLEME A MONSIEUR DE MONT.MORENCY
Traita d«' pan a«cc r.\ngielcrr«. — li faut que Montmorcoc^ s'engage à en eiéeuter les clauses
[D* C«»ani«<u . 14 IMii.]