MON COI SIN LE DE MONTMORENCY
Mon cousin , pour commancer de mcctre paix et repoz en ce rovaumo, ainsi que tousjours j’ay désiré et encores desire, j’ay, avecque l'aydc de Dieu, tant fait que bonne paix est faicte, conclucte et traitée entre le Rov monseigneur et filz, son royaume et subjeetz, et le roy d’Angleterre; telle et si scure, que j’espere et tiens qu’elle
SECTION III. — CAPTIVITÉ EN ESPAGNE. 3l$t sera de durée et redondera au grand bien, prosfit et utilité, non seidicmcnt des deux royaumes, mais de toute la chose publique de la chrétienté , et avecque ce, aydera grandement i la liberté et délivrance dudit seigneur. Et pom- ce que entre autres choses il est expressément dit, par ledit traicté de paix, que les princes et principaulx personnages dudit royaume bailleront leurs Icctres en bonne forme pour rentretennement dudict traicté et acomplissement du contenu en iceüuy, selon la mynutc et forme qui est cy dedans enclose, je vous prie que incontenent et promptement vous vueillez faire ladicte promesse et expedicion des dictes, en maniéré que je les puisse envoyer à mes ambassadeurs qui sont en Angleterre, et en ce faisant entièrement satisfaire à ce que p>ar culx a esté promis et acordé, autrement ladicte paix seroit rompue et n’auroit aucun elTet, qui tourneroit, comme vous l'entendez assez, au grant interest et dommage de tout ledit royaume, ce que je suis bien scurc que pour riens vous ne vouldriez. Priant Dieu, mon cousin, qu'il vous aict eu sa sainctc garde.
Eiscript à Coindrieu , le xiiii'jour de septembre.
Vostre bonne cousyne.
LOYSE
CXLV — LETTRES P.YTENTES DE M.ADAME D .YNGOÜLÊME
Ordre A M. de Mootmoreacy de «igiier le» obligatiooj de garantie süpnléei par le traité avec U roi d'AogIrterre. — La régente se charge de le Dure trouver boa au Roi.-» Elle garantira Montmorency contre toute» recberclies A ce sujet.
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Loyse, mere du Roy, duchesse d'Angoulmois et d'Anjou, contesse du Mayne et de Gyen, regente en France, i tous ceulx qui ces présentés lectres verront, salut. Comme pour le bien et utilité de ce royaume, paix et confedoracion, ayent esté conclues et a restées entre
320 CAPTIVITÉ DU ROI FRANÇOIS l".
le Roy, nostre très-cher seigneur et fils, d'une part, et le roi d'Angleterre , noslre très-cher seigneur et cousin, d’autre, par laquelle, entre autres choses , ait esté accordé et convenu que pour la seureté des choses promises par nor ambassadeurs envoiez pour faire icelle paix, les princes du sang de nostredit seigneur et filz, et autres nommez oudit traicté , et pareillement aucunes hoiincs villes de ccdit royaume, soy obligeront : savoir faisons, que nous desirons icelluy traicté estre entièrement acoiuply et sortir son effet par us, et neantmoins enjoignons, en vertu de nostre pouvoir et regencc, à nostre très-cher et très-amé cousin le seigneur de Montmorancy de vouloer passer et octroyer les ohligacions en la forme que luy envoyons et que icelluy roy d'Angleterre demende, sans è ce faire aucune difficulté : et de noslre part, nous luy promectons, en vertu de nostredit povoir et regence, de faire et procurer envers nostredict filz qu'il aura agréable et approuvera ce que par luy sera faict, et le gardera indcmpne de sadicte promesse et ohligacion , et de ce luy baillera telles lettres qu’il sera advisé pour sa seureté : et nous, comme regente, luy promectons de le relever de toute indempnité et dommage qu'il pourroit avoir. En tesmoing de ce , nous avons signé ces présentes de nostre main et à icelles fait mectre nostre secl.
Donné è Coindrieu, le xvii' jour de septembre, l'an de grâce mil cinq cents vingt-cinq.
LOYSE
Par Madame, régente en France,
Robibtzt.
SFXTION III — CAPTIVITlt EN ESPAGNE