AI' ROT DE KHA%CE
Sire, je desire bien la venue de madame la ducbese, et vous suplie me fere cet oncur, que, quant sorcs son arrivée en Barselone, voloir m*en fere avertir*, .\ussy, .sire, me pardonez sy je ne vous escris de ma main*, car je suis symal adroit de la pleume que des autres choses de coy je me mesie.
Sire, je prie à Dieu doner grase à l'empereur et à vous d'eslre bientôt bons amys.
Vostre très humble serviteur,
CHAHLES DE LANOV
' On voit par une lettre de Roberlet a M. de Moolmoreucv, que l’on attendait en France, le 19 septembre, de moment à autre . la nouvelle de l'arrivée de Mar* guerite en Espagne. Voici un fragment de cette lettre .
« Monseigneur, au surplus rvous sommes actendant nouvelles de rarrivéc de ma dame la duebesae devers le Ro^ et après devers l'empereur; car ce voyage, comme nous espérons, abrégera très fort la délivrance du Roy . avecque une bonne paix.
t Monseigneur , les nouvelles qui* nous avons eues de M. le mareacbal vostre tiis . il estoit allé devers l'empereur et retoorn«> au devant de madile dame la duchesse, dont nous aurons nouvelles bientost, etc
• De Condrieu , le iix de septembre 1 5a5
RüBERTtrr
* Ces ligne* sont cependant écrites d«* la main de Charles de Laxmy , et ce qu'il dit ici se rapporte au corps même de la lettre, dont ces lignes sont la fm.
V CXI.VII — I.ETTRK DE I/EMPF.REIIR CHARLK QUINT AU ROI
Il a <i|:^ris la prochaine arrivée de madame Marguerite, qui <»t «n mer et que la «anié du Roi CM mauvaiie. — Il envoie demander de *ej nouvelles.
J’ay seu par vostre lettre la nouvelle de madame d’Alenson vostre seiir ayant laict voile, dont espere tost savoir son desemfaarquement, que desire et dont auray plaisir. Tay aussy seu que vous mal sentes de vostre personne , dont grandement me desplaist : et à ceste cause , j’envoye don Jan de Cuniga pour savoir de vostre bon portement, par lequel vous prie en avertir celuy quy desire vous estre et demourer
Vny bon frère et amy , CHARLES.