N- CLXII — I,ETTRF, DE DUCHESSE D’ANGOULÉME AU ROI
EHe »e réjcmit de feirivée de Marguerite Auprès du Roi. — Ce voyage avancera ies afiTtires du
Roi. — Elle eapèrc que Margtierile le ramènera. — Nouvelles du traité avec l'Angleterre.
fOcMbM
Je croy, monseigneur, que vous estymez assez quel pleysir ce m’a esté d’avoir entendu que vostre scur, après avoir passé la mer, a gaigné bien avant la terre pour soy aprochcr de vous, tant pour l’ayse et contentement que je suys scurc que se vous sera , que pryncypallemeiit pour l’esperance que j'ay que son voyage servyra à l’elTect par moy tant desyré : car, sur la seureté que m’avez donnée, j’ay cesle creance ferme qu’elle vous ramennera, |>our retyrer tous voz bons servyteurs et subgetz hors du lymbc et tenebres. Et en adtendent cesle lumyere, je vous suplye, monseigneur, que me donniez souvent la consolacyon de voz nouvelles, comme la chose pour ceste heure la plus necessaires à vostre, etc.
LOVSE.
Monseigneur, quant à voz affayres de par deçà , vous les entendrés par le chifirc et mesmement de la demyere nouvelle d’Angleterre, quej’é mys pour vous, sera fort agréable.
N- ClJtllI. — E.\TRAIT DES REGISTRES DU CONSEIL DU PARLEMENT
La Donvelle de l'exlrème maladie du Roi eat apportée au pariemeot.
^ . 9* ISSâ. )
Ce jour, sont venues nouvelles, en ce palais, de la malladie du Roy, qui est à Madrid en Espaigne, que on dict eslre d'une fiebvre continue, et quod ipse incident in appoplexim, qui est une malladie
SFXTION III. — CAPTIVITÉ EN ESPAGNE. 330 incurable. Et disent que ledict seigneur est trespassé audict lieu de Madrid, que Dieu ne veuille , car ce serait le plus grant mal et inconvénient qui arriva jamais au royaume de France.