N- CL.\. XIV. — EXTRAIT DES REGISTRES DU PARLEMENT
\rrèt de U cour de pericment au sujet du traité avec rAoglrterre. — CHe n'aMiBtcra pas à i‘aaaeskblée da l'bôtel de vilie« où H doit être propoed de vérifier Ir traité,
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Ce jour, M* Jeban Morin, prevost des marchands, et les eschevins de ceste ville sont venus en la cour de céans, et a dit ledict prevost des marchands, que mercredy dernier fut faite l'assemblée de ville pour les obligations qui concernent le traitte de la paix d'Angleterre; mais à cause que la cour n’avoit envoyez les députez, y eust un merveilleux murmure en ladicte assemblée, au moyen de quov il n'y eust aucune chose faite; et luy fut enjoint et aux eschevins de venir derechef supplier la cour que son plaisir feust commettre aucuns des presidents et conseillers d'icelle pour eulx trouver en ladicte assemblée , combien que ledict prevost des marchands leur fist touttes les remonstrances qui leur furent dernièrement faites par laditte cour. Mais cela n'y servit de rien, car la commune disoit que la courte faisoit pour leur jetter le chat auxjamhes; pourquoy il supplie la cour voulloir commettre aucuns desdits presidents et conseillers, et n’estre mal contents et ne prendre à desplaisir ce que lesdicts prevost des marchands et eschevins font, car ils y sont contraints. Ce fait, se sont lesdicts prevost des marchands et eschevins retirez, et la matière mise en deliberation :
La cour a ordonné et ordonne que Udicte cour n’ira ne envoyera à ladicte assemblée; et que pareilles remonslrances leur seront faites que celles qui leur furent faites le a* de ce mois , et qu'ilz n'y retournent plus; et que si aucuns desdicts presidents, conseillers et officiers de ladicte cour sont mandez particulièrement en leurs maisons, ils n’iront ne se trouveront en ladicte assemblée.
Ce fait, ont esté lesdits prevost des marchands et esebevins mandez, aiisquels M' Charles Guillard, president, a dit ce qui avoit esté délibéré par la cour, qu’ilz ont d'autres pour les conseiller et de grands et gros personnages en ceste ville, et ne fault qu’ils empeschent un si grand bien que le bien de la paix; et que ce n’est le premier coup que les villes du royaume se sont obligées, car au traitté d’Arras et â cehiy de Senlis, qui furent faits du temps du roy Louis onzième, s’y obligèrent, et mesmement pour le mariage du feu roy Charles VIII et de madame Marguerite d’Autriche; et faut qu’ils considèrent l’utilité du Roy, la qualité du temps, le bien du royaume. Et leur a dict ledict prevost des marchands qu’il sçait bien que la cour est souveraine, et que jamais elle ne fut appelée pour se trouver en l’assemblée de la ville; mais il y a d’autres corps qui se veullent exempter, .soubz ombre de ladicte cour, comme la chambre des comptes et les generaux, qui disent qu’ils feront tout ainsy que la cour, combien qu’ils ne soient exempts; et supplient la cour n’estre mal r.ontente si ceulx de la ville contraignent lesdicts des comptes et generaulx de la justice à se trouver à ladicte assemblée. A quoy iedict Guillard, president, leur a fait responce qu’ils feront bien de le faire.
Ce fait, se sont lesdicts prevost des marchands et esebevins retirez.
N- CLXXV. — LETTRE I)i: CARDINAL DE ROI RBON A MADAME UANGOLLÉME.
Fèlicitatioos au aujei de la ^ériaoii du Roi.
Madame, le souverain médecin, dont l'art n’est ny escript ny congncu aux homes, à .se coupt vous a bien monstre combien il est liberal envers vous et non moins envers nous tous : car il a siiplyé aulx sens (pii iailloyent aulx homes par son ctemcilc providence, (|ui me faict esperer qu'il a une occulte et senctc réservation pour magniCcr, exalter et dilater son nom par la personne de ccluy qu’il a préservé. D’entreprendre à vous dire le dueil de iiioy. madame , pour ce qu’il est inestimable, ne me aventuray i vous raconter l'infiny; mais vous diray dueil des aultres en avoir aprouché, sans toutesfois omestre le vouloir de la servir et perpétuellement obeyr, coinmn ses vertus et l’amour du prince le méritent. Après avoir sceu sa santé, n’avons jamais cessé louer Dieu, et cncores tous les jours d'heure à aultre augmentons, non desliberez de ce.sser, que le bon Dieu qui le nous a préservé le nous rende : dont du meilleur de mon ceur je le suplye et à vous donner bonne vie et longue.
A Lyon, se vu' octobre.
Vostre très humble cousin,
LOYS, cvsDissL DE BOURBON.
N* CLXXVI. — LF.TTftF. DE LA DUCHESSE D’ ALENÇON AU ROI.
tùlie ira vm l'empereur lut demander une finale eoncluatoa. — £He a tenu au vice^i des propei de doaUar tl de pitié, lui a dit <\aU y arm'l peu tThormeur à ne rien conclure. — Elle écrira au Bot ce qui m passera & la pmcluiine conréreocf.
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Monseigneur, sy je ne vous ay plus toust cscript, c'est l’atante que j’ay de vous mander chose milleiire que jusques ysy je n’ay veue; més, considérant la longueur où l’on me remet et les fassons que l’on me tient , suis deliherée cete après-disnée in’en aler devers rcmpereur et savoir de luy une conclusion et l'cn pi'csser de tout mon pouvoir : et incontinent ne fauldray vous en advertir. Monseigneur, arsoir vint le vis-roy me voir, fort ennuyé de ne pouvoir fere le service qu’il désire : et pour vous en dire ma fantaisie, il me sambic que sont tous fort empêchés. Je luy tins des propous de douleur et pitié en me courousant Unt de la letro de la roine, que de n’avoir deux jours veu l’empereur, jusques à luy dire qu’il y avoit en eux peu d’onneur ou beaiilcoup de mauvais vouloir; et que je voyoys bien qu’ilz estoieni empêchés de moy, me voulant randre contante san rien vouloir faire de la raison, et que je luy pry'oys qu’ilz ne me tiennent plus cete disimulacion , més franchement me dire la resolution ; ce qu’il est bien d’opinion. Je voyray ce qu’ilz auront fait à ce matin, et selon leur conclusion je parleray, et ce soir vous escripray ce qu’il m’en samble, vous aseurant, monseigneur, que en compaiguye sy desraisonnable trouve l’ofice de soliciteur plus pénible que de médecin à vous veiller
Vostre très humble et très obeisvintc subjete et .seur,
MABGUERITE.