S* CLXXVII. — LETTRE DE LA DUCHESSE D ANGOULÉME AU ROI
Elle 1 rv^ uQf iftlre da Roi qui lui confirme le r^UbÜHement de u Le Roi avant
envoyé Mâi^ehle à Tolède , la ducheue en e^re la d^livrauee du Roi.
[Octokri 15».]
A ceste heure , monseigneur, suys assurée de vostre bonne sente , puysqne j'ay eu l'escripture de la main dont le corps a tant souffert et porté de puyne; et combien que la seurcté que l'on me donuoit, que en vostre lualadyc vous in'eussyez envoyé troys"lignes de vostre main, et que moy-mesmes le m'eusse bien voullu l'ere acroyre, pour l'estresine double en quoyje estoye, toutesfoys, cela n’a esté suffisenl de me rendre , jtisques à l'heure de la venue de ce porteur, ceitayne de vostre entyerc gucryson; vou.s asseuraut, monseigneur, que je vous puys dyre qu'il est arryvé au bcsoing et à la plus grande necessyté que j’cui oneques. Et encorcs, pour la coiifirmacion de vostre amendement, j’av seu par le protc-notayre d'Armignac comme tous lesjours vous ailes en engroevssent, et que vous avez dcspesché vostre mignonne pour aller à Tollede. Q»y m’a doiuié tant d'ayse et contentement, pour l'espcrance que j’ay que celluy anvers ([uy avez eu sy ferme foy, et qui luy seul vous a donne la guérison, fera son myracle entier ; car, comme il a delyvrc le corps de mal, semblablement le fera de pryson; et lors, par vostre double resurectyon, tyrerés hors du lymbe
Vostre, etc.
LOYSE