‹ Captivité du roi François IerChapitre 122 sur 241 · N- CL.VW1U. — EXTRAIT DES REGISTRES DU PARLEMENT DE PARIS · texte numérisé non relu

N- CL.VW1U. — EXTRAIT DES REGISTRES DU PARLEMENT DE PARIS

Lecture est Csile au parlement du Iraitê de paii entre U France et rAnglelerre.

P oetdkr* IM».]

Ce jour, toutes les chambres assemblées, ont esté lues les trois lectres patentes de Madame, mère du Roy, regente en France, contenant les accords et traictés de pais faicts entre elle et le roy d'.Angleterre, et ordonné que lesdicts traictés seront doublés, et les doubles collationnés aux’ originaux par malstre André Verjus, conseiller en ladicte cour, president des enquestes, et maistre Nicolas Lecoc, aussi conseiller en icelle, avec le greffier de ladicte cour. Ge fait et ordonné , les originaux rendus et baillés audict de Comare, qui lésa apportés, pour les porter aux estats de Normandie ou aillieurs, où bon lui semblera.

N- CLXXIX. — LETTRE DU SECRÉTAIRE ROBERTET A MADAME LA duciie:sse D ALENÇON

Le louage de Marguerite en Ftpagoe élaîi déairé ilepuii loogteœp* è caute du besoin «jue le FVoi en arait et de Tuttliid que aflaires en devaient retirer. — Soubaila de Robertet à ce aujet. — L'hooneur de la dflixrance du Roi appartiendra à madame Marguerite.

[D«?o(biW«15n.)

Madame, voslre allée en Espaigne estoit preesleue de longue main, pour la nécessité et besoing que chascun a veu que non-seullement le Roy en avoit, mais tout Tuniverselle chrestienté ; vous asseurant, madame, que toute l’espcrance et seureté que Madame a jamais eue en ceste grande et par trop intollcrable fortune et adversité, luy est demourée principallement en celluy qui a tousjours disposé et encores disposera de toutes choses comme il luy plaira, et après en vous.

SECTION III. - CAPTIVITÉ EN ESPAGNE. 357 madame, qu’elle scct et sent certainenienl que avez porté voslre grant part de ccsfe passion, avecques la joje de résurrection, laquelle je tiens, veu celluy d'où elle est procedée, estre de longue durée, de briefve et honneste délivrance et de grant contentemenl et satisfaction audict seigneur et à Madame, à tout le royaulme, et generallement k toute la chose publique chrestienne et k vous, madame, l’onneur et mérité qui vous en est par tout le monde deu et attribué. Or vous vucille doneques Dieu, madame, longuement faire vivre, continuellement prospérer avec tout ce que vous jugez vous estre necessaire; et pour toute rétribution desire, et raoy le moindre et plus petit de voz serviteurs, estre sy eureux de demeurer le reste de mes jours en vostre service et bonne grâce, à laquelle tant et si très-humblement que faire puis me recommande.

Des piez de Madame, ce vu' d'octobre.

Vostre Irte huinhie et très hobeissanl serviteur.

nOBEIlTF.T.

!S- CLXXX. — LETTRE DU PRÉSIDENT DE SEl.V E .tU M.tRÉCHAI.

DE MONTMORENt.Y

1.^ üuebesM d'Aleoçon a gardé Je président aupréa du Roi jKHir rt^jMiidre aut demHttdu qui pouiTaienl être faites. — 11 faut bien peser les propositions qui seront faites par MM. d'Kmbruu et Labourdaisière.

(T*lède , 9 ocloVr*

Monseigneur, par .MM. d'Ambnm et de la Bourdaisiere entendrez la cause de leur allée devers le Roy. .Madame la duchesse a esté d’advis que je demeurasse icy pour respondre A ce que pourroit survenir, actendant leur retour : car madicte dame la duchesse a desliberé leur tenir le moindre propoz qu’elle pourra, actendu leur variété et inconstance. Elle crainct surtout que le Roy ne se donne ennuy sur les difhcultcz mises en avant, et vous prie bien prendre et entendre

les raisons de inesdicts seigneurs d'Ambrun et de la Bourdaisiere, et mcctre le Roy en esperance plus grand qu’il ne fut onc de sa dcli- NTance avec son honneur. F.t cecy sera recullé pour faire sault plus avantageux, et m’a donné charge de vous escrire, vous asseurant qu’elle faict office non de seur, mais de frere. Me recommandant, au surplus, é vostre bonne grâce, prie le benoist Créateur vous donner sa grâce, paix et amour.

De Tholede, ce i\* jour d'octobre i5a5.

Vostre hunihle serviteur.

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