‹ Captivité du roi François IerChapitre 125 sur 241 · A PARIS · texte numérisé non relu

A PARIS

De par madame la regente en France. Très chers et bien aiuez. nous vous avons envoyé le traictez de paix faict en Angleterre et les obligations que sur ce nous faull bailler pour les publier et enregistrer, ou aultrement y procéder ainsi qit’il est contenu audict traité et jussion, et comme icelui traicté concerne grandement le bien, prouiit et utilité du royaume, ainsi qu’il est tout notoire, et que quand tels autres traictés sont survenus, sans y faire aulcune difficulté avent esté

SKCTION III. — CAPTIVITÉ KN KSPAGNE. 379 depescliés par la cour, neanlmoins nous avons esté advertyc qu’avez mis l’aflaire en disputation et longueur, dont pouiroit procéder iing dommage irréparable ; ceux de la ville se sont tai^és de diflercr soubz umbre de vostre expédition : ce que les autres villes de ce royaume n’ont fait, ne pareillement les princes et .seigneurs; si les gens des Kstats de Normandie en sentent quelque chose, ils s’y pourront nrrester. Nous avons déjà faict fournir six vingt mille francs pour ceste affaire à Calais, et est lcdict traicté publié en France et en Angleterre; si les Anglois sont advertis de vos dilEcultés, ilz se pouiront retirer avec l'argent qu'ils ont eu de nous, et seront plus forts à la guerre que jamais. Ledict traicté a esté cause de amendever l’empereur et de faire confédération avec le pape, potentatz et communauté d'Italie. Si |>ar vostre longueur cela se rompt , adviserez , oultre la perte de l’argent, le gros dommage qui en adviendra, qui sera irréparable. A ceste cause et ces présentes veues, toutes di.sputations et longtieur cessant *, faictes ce que nous vous avons escript par nos prentieres lectres et gardez que en ce n’y ait faulte.

Donné à Lyon, le i/| octobre.

l.OYSE.

Et plus bas ; Dorse.

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