‹ Captivité du roi François IerChapitre 126 sur 241 · N- CLXXXIX. — E.\THAIT DES REGISTRES DD P.ARLEMF.NT DE PARIS · texte numérisé non relu

N- CLXXXIX. — E.\THAIT DES REGISTRES DD P.ARLEMF.NT DE PARIS

I>e5 bommfs déguisés vicaneot dâns la cour du paricmeot rëpaodrc la doutcIIc de 1a mort du Roi.

(U «119 •rtol.r* 153».}

Ce jour ( I 4 octobre 1 5a5) de relevée, sont venuz en la grant cour du palais de céans (|uatre personnes à cheval desguisées, contrefai. sant les postes, ayant des chaperons vers en leurs testes, qu’on dict

' Le traité de paix avec rAngletem, taaces de Montmorcncj, ne fut enregistré

malgré les lettres de jussion et les ins- que le lO octobre. La nécessité d'état n'eut

estre montez à cheval à la porte de Saint-Michel, et sont rcvcnuz courans par les rues jusques audit pallais , où ils ont cryé et publié certaines rayves, contenant en substance que le Roy estoit mort et que madame regente en France en avoit grand desconfort. Que les sages le celoyent, et qu’il falloit que les fols le déclarassent et publiassent, et plusieurs autres choses contre l’honneur dudict seigneur et de Madame, et de la maison de France : et leur a esté respondu par le pape de la Sainte-Chapelle, et se sont après relirez courans pr les rues jusques à Noslre-Dame des Champs , où ils sont descendus , et on a mis gens après pour sçavoir qui ils sont. Depuis fut enjoinct par la cour au bailly du palais d'informer du fait susdict.

Ce jour ( I g octobre 1 5a 5), la cour a mandé et fait venir en icelle le bailly du palais ou son lieutenant, auquel elle a enjoinct et commandé soy informer secrètement et diligemment de quelques prolles mal sonnantes contre la personne du Roy, dictes et publiées en la basse cour et encloz de ce palais par aucimes personnes desguisez, ayant chaperons vers en la teste, contrefaisant les postes, et lesdictes informations faicles et veues, procéder contre les delinquans et coulpbles par adjoumement personnelz, prinse de corps ou aultrement, ainsi qu’il verra estre à faire par raison , nonobstant opposition ou appellation quelconque, et sans préjudice d’icelle; le tout en ensuivant l’ordonnance *.

aucune innuence sur des personnages habitues aux formalités du parlement. Il est vrai qu*après renregislrciuent oRicie! du traité, le parlement écrivit une longue lettre à madame U régente, par laquelle • Ton s'excuse qu’il n'a esté possible faire plus grande dilligcnce ni plus briefve ex> pedition, pour la multitude des opinions qui se sont trouvées plus de soixante, et aussi des festes et des processions faictes pour le recouvrement de la santé du Roi. •

On voit , par la correspondance de Charles-Quint. publiée par Lanz. combien ce traité avec TAnglclerrc contraria les affaires de rcmpercur.

' La première partie de ce document a été publiée par M. Rej dans son Histoire delà Caplivilé de Francis 1**. Nous avons copié le texte que nous donnons, et qui est plus complet, dans les registres du conseil du parlement de Paris.

C\C. — LETTRE DU BARON DE SAINT-BLANCART. AMIRAL DES .MERS DU LEVANT. AU ROI.

il a mis tout et qa’îl poM^ait fti gag« k GAoe» pour ie« capitaines de la marioe du Hoi qui ont été au aerrice de Tempereur. — Le mauvais état dans lequel sont maintenaai les «aisseaui du Roi prêtes i l'empereur en rendre les réparations très-longues et dispendieuses.

(I8wt«lin IMd. I

Sire, en eusuyvant ce qu'il vous a pieu me commander, le jeune V'illiers et moy avons esté à Gennes avec une de vos gallerea, en- ■semble les autres cappitaynes; et avons satisfait à l’empereur des biscuytz qu’il leiurs avoyt preste, et aussy ce que André Dorye leur avoit foumy, dont le quartier qui vous a pieu commander nous estre envoyé n’y a sceu baster, et de mon cousté si peu de vesselle d’argent et babillemcnt que j’avoys, je les ay lais.sez en gaige audict Gennes pour subvenir au tout. Il vous plaira, Sire, pencer que lesdicts caj)pitaines n'en ont pas moings faict que moy.

Sire , il n’a jamais esté poussible de rabattre aucune ebouse pour le temps que voz galleres ont servy; davantaige, et sont venues tant fraquassées , que de longtemps on ne les pourra que à grand peyne mectre en leur estât. Je ne vous en escripré aultre chose, d’autant. Sire, que je me remectray du demourant audict de Vïlliers, qui a bien au long veu le tout et comment vos galleres sont do présent.

Sire , je prye le Créateur vous donner très bonne vie et longue.

De Marseille, le xviii' octobre.

Vostre trè.s humble et très obeyssant •enyteur cl sul^ect.

BERiNART.

N- CXa — LETTRE DE FRANÇOIS I" AU ROI JEAN DE PORTUGAL

|3I oiubn 15».]

Muito allô, muylo cxcellenle e nniito podoroso principe dom Joâo por graça de Deus i-ey de Portugal, etc, Francistpio pe la mesma gi-aça rey de França, etc., saude e iiiiteira deleiçam : muito alto iiniyto podoroso e muito excellente primcipe, nos recebemos vossas carias dos dez deste mes por voso embaixador porlador destis que emviastes a nos pornos ver e visitar c entendido as boas, honeslas e graciosas palavras que nos dise e trouxe de vosa parte, donde e a si afeituosainenlc ijue podemos de muito boô coraçam volo temos em merçe : e por causa que nos ouveinos lai^imentc e por extenso praticado com elle, tanto da saude e disposiçain de nosa pesoa, que das outras cotisas que foram de pouco aqua ol'erecidas e postas diante do emperador por nosa livrança e liberdade e por que de lodo elle vos podera por extenso avisar c cmformar de nosa parte ; nos nam vos escripvenios pelo présente mais largamente se nam que de boô coraçam vos pedimos nos querer senqirc cxtimar e reputar voso boô Irmaô verdadeiro e liai amiguo, e qiianto ao mais vos encarreguar com o dito emperador voso Irmaô, eintudo aquillo que vereès e conbeçeres que sera necessario pera ofeito de nosa breve e prompta delivrança , a si que em vos temos perfeita e inteira. Oonliança o quai fazendo alem da grande e pertua* (iic) obrigaçam em a quai nos poderemos ao tempo anvyr ficar obrigados a vos por este casos, vos poderes ser seguro que nos nam encarregarcs nunqua em cousa que posa toquar a vos vossos reinos, estados c sogeitos, donde nam nos encaregaries dasyboô coraçam, como

' Nous publions la traduction portugaise de cette lettre de Fi-an]]ois I*' au roi de Portugal , faute d'avoir le texte français original, qui est aux archives de la couronne à Lisbonne l,a traduction a él6 failc

à l'époque ou la lettre fut écrite, et on la déposa alors aux arclûvea de ce rojanme.

Nous devons ce curieux document a l'obligeance de M. le vicomte de Santarem. ' Perpétua ?

SECTION ni.— CAPTIVITÉ EN ESPAGNE, ho nos farianios por nosas propias cousas Iso mtsmo vos pedindo de novo aver pera sempre esta Gniie e nom csquecida crença e segiirança com nosco, c nisto Tares a causa que nos sera iniiy aptareuleira, e muito agradavel. E ao mais inuito alto, muyto podoroso e niiiyto excellente principe nos rogamos ao creador vos ter em sua muy santa garda.

Escripta é Madril a vinte e quatro dias d'outuhro de mil qiiinhentos vinte e cinco, c embaixo

KHANCIsgiO

e Bretom.

N- GXCU. — LETTRE DE L EMPEREL R CHARLES gi INT AU ROI.

L empercor envoie vers le Roi trois per^onnee pour loi faire connaitre ees boonea inteotions pour la paii. — 11 en prend Dieu à témoin. Le Roi pourra avoir entière créance en ce» Iroit per- Kmnc».

Monsieur mon frere , à la priere de vos ambassadeurs, je vous envoyé mon vicc-roy de .Naples, don Mugue de Moncade et mestre Jau Lalcmant, allin que vous et vos ministres congnoisse cpie à moy ne tiendra que quelque bonne pais ce face, au service de Dieu et bien de toute la chrestienté, lequel désir, comme Dieu set, et le fais juge de ma bonne inteucion.

Je vous prie croyrc les dessus nommés comme fairiés moy-mesme. et vous mestre l'esprit en repos : et que je vous puisse estre et demourcr à jamés

Vray l)on frere et amy.

CHAULES.

' Esta confonuo au que se eunserra nu tte i84u, Josr. Masuai. .Skves Aureu.iso Corpo chronologico. maçu Iriola e très, do- Basto. ctimento dose. Ucal archivo, 37 de ogoslo

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