‹ Captivité du roi François IerChapitre 127 sur 241 · N* CXCIU. — LETTRE DU ROI A CHARLES-QUINT · texte numérisé non relu

N* CXCIU. — LETTRE DU ROI A CHARLES-QUINT

L« Roi refuse les conditioo» que l'empereur propose pour u délivrance. — Il voit bien qu’il a rinlention de le garder toujours en prison» ce qui ne s’accorde pas avec les bonnes paroles que l'empereur avait dites ao Roi pendant sa maladie. — Dieu lui donnera le courage de supporter une longue détention.

[Ov(«l>ra lïsy}

Monsieur mon frere, j’ay entendu par l'archevesque d’Ambrun et par mon premier president de Paris la résolution (pie leur avez dicte sur le faict de ma delivTance, et me desplait de (pioy ce que demandez ii'est en mon possible : car vous congnoistriez (pi'il ne tiendroit à moy que je ne feussc et demeurasse vostre amy. Mais congnoissant que plus bonnestement vous ne me pouvez dire que vous me voulez tousjours tenir prisonnier, que de me demander chose impossible, de ma part je me suis résolu prandre la prison en gré, estant sear que Dieu qui congnoisl que je ne l'ay mérité longue, estant prisonnier de bonne guerre, me donnera ta force de la porter paciemment. Et n’ay regret synon que le faict de voz honnestes parolles qu'il vous pleust me tenir en ma maladye nayent sorti leur eject ayant peur que le bien de la ebrestiente ne soit doresnavant sy bien conduit au service de Dieu (pi'il eust esté, moy demeurant par sang et par mariaige

Vostre bon frere et amy , FRANÇOYS.

' Celte fermeté du Roi paraît (Ire conlirinée par l'extrait suivant d'une lettre écrite à Charles-QuinI par un dé ses ambassadeurs, La Cliaulx : • Sire, après toute chose, vous mercie très humblement ce qu'il vous plaist nie drpartir de voz nouvelles, que je VDudroic bien estre autres, et que U roy de France le miil à ta raûon, vous rendant le votire. Je ne fais point de

double que l'appoinlement que les Anglois ont fait est occasion de leur rcRroidiasement. (Lanz, p. lyA-)*

Une autre lettre, publiée per M. Legley [Négociations dsplotnatigues , l. Il, p. 65o}, indique encore mieux la résistance du Roi aux demandes de Cliarles-Quint , et l'étal des négociations alors en discussion

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