‹ Captivité du roi François IerChapitre 128 sur 241 · N* CXCIV. — EXTRAIT DES REGISTRES DU PARLEMENT · texte numérisé non relu

N* CXCIV. — EXTRAIT DES REGISTRES DU PARLEMENT

Kotivelle* thi Roi. — II porte bieo. Ces nouvelles sont communiquées eu parlement, parce que les séJitieas font courir le bruit de la mort du Roi. Les États d'Italie se mutineut contre l'empereur.

(MocsoW* lï2d.]

Ce jour, jeudi a6 octobre iSaS, messire Anthoine de Vist, chevalier, president en la court de céans, a dict à ladicte cour, qu'il receut hier lectres missives de Lyon, par lesquelles on luy mandoit que Madame mere du Roy, regento en France, avoit receu des lectres du Roy, qui estoient les deuxiemes qu’elle avoit eues escriptes de la main du Roy depuis sa nialladie, lequel luy mandoit qu’il fai.soit grant chere et que madicte dame attendoit de jour en jour avoir nouvelles de ce (|ui a esté faict et conclud entre l’empereur et la duchc.sse d’Alençon, seur dudict seigneur; et que, après en avoir eu nouvelles certaines, madicte dame partira incontinent de Lyon pour s’en venir à Bloys , dont il a voulu advertir la court , pour ce que plusieurs gens sedicieulx et inventeurs de nouvelles seyment et font courrir par cestc ville que ledict seigneur est allé de vie à trespas, espérant que de brief il aura sa délivrance.

Aussi on lui a escript que le pape et les Venissiens, les potentatz, communaulez d'Ytalie, sont mutinés contre l'empereur et ses gens, tellement qu’ils ne veulent demourcr en leur obéissance ; et que le marquis de Pesquere, lieutenant pour lcdict empereur en Ytalic, a

' Ce» nouvelles •rrivèrtnl i Ljcki le i3 octobre; elle» «nnonçAtenl que déjà le Roi »e I poiirmenoit par la chambre et 8*as aéoit à table pour dianer et aouper. • (Correapcndaocc publiée par Lant, p. 17g.) Dans cette même lettre que nous venons de citer, on remarque aussi un passage où le chargé d’affaires de Charles -Quint dit

que le Roi était « si merveilleusement aimé , que si sa rançon fusl convertie en argent comptant , que Ton ne la sauroit faire si excessive que loat elle oe lusl preste. Ceate affection du peuple avoit esté augmentée depuis qu'il a esté sceu comment il s'est porté honnestement et en prince de cœur à sa prinse. •

prins deux cappitalnes suysses, qui s’cn alloicnt en ambassade devers les Vénitiens, auxquelx il a faict couper la teste.

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