‹ Captivité du roi François IerChapitre 26 sur 241 · A L’AMIRAL BON NI VET · texte numérisé non relu

A L’AMIRAL BON NI VET

Plaintes sur te roanvai» éut de sa Ibrtane et de celle de ton frère.

[SO «ottabr* )S34. )

Monsieur, depuis que je suis par-^lessâ , j’é receulx deux lettres qui vous a pieu m’escripre, et vous mercye bien humblement le bon volloir qui vous plect de me porter; Dieu me doint grâce de nae trover en lieux que je vous puisse fere quieuque bon servisse, ainsin que j’an ay bonne volliuilé. Et pour ceste reson, monsieur, vous ne serei point marri, ci vous |>let, ci je vous ay fecl souvent mes plaintes de la povreté grande en quoy je suis, et de la despense que je suis contraint de fere pour mou devoer à la charge que j’ay; je lii ay mis ce que j’avés et que je peu Gner de mes amis; asteure, sans l'ayde du Roy, je ne sçay plus où en prendre. A ceste qause, monsieur, je vous supplie quy vous plaise de fere tant pour moy que de le remontrer au Roy, et que ce que je demande ce n’est que pour luy làire service : aincy, l’on m'avoit promis de fere quieuque bien d’eglixe à mon frère le proüionotere , il an est toutjours ansen sans estre pourveu, que m’est im des plus gros regrets que j’aye : car s’il eu heu quieuque chose, cella m’eull aydé à vivre. Voslre bon plaisir sera de l’avoir pour recommandé et moy aucv, car c’est à vous à qui j’é toute mon csperanssc. Mons', après m’estre recommandé très-btunblement à vostre bonne grâce, je prie à notre Seig' qui vous doint très bonne vie et longue.

Fet au camp à Benagnie, le xx' de novanlire.

Vostre très-humble et hobeyssant serviteur, POMPEYRANT *.

’ Le peu d’attention que l’on apporta au dire des relations françaises , s’eni-

aux plaintes de M. de Pompeyranl le dé- para de la personne du roi à la bataille

termina à passer, quelque temps après» de Pavic.

au service du connétable de Bourbon, * D'après une copte de la collection

dans l’armée impériale. Ce fut lui qui, Fontanieu.

N* XXU. — RÉCOMPENSE PÉCUNIAIRE DONNÉE PAR LE ROI A UN TROM- PETTE POUR SES BONS SERVICES PENDANT LE COMMENCEMENT DE LA GUERRE DTTAUE.

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A Francisques de Branques , trompette ordinaire du roy , la somme de cinquante-huit livres quinze sols tournois, de laquelle ledict seigneur lui a aussi fait don en sa dicte argenteiye, le premier jour de décembre en suivant audict an, à l'abhaye de Sainct-Lenfranclès-Pavye , à icelle avoir et prendre en son argenterye , pour emploier en ung habillement à ce qu'il soit plus honnestement en son service ; et aussi en faveur et recongnoissance des services qu'il a faicts audict seigneur, ou faict de la guerre que ledict seigneur mena en ladite année, tant en Provence que delà les monts, où il a servi jour et nuict, à grand besoing et diUigence, toutes fois et quantes que l'affaire le requeroit, pour cecy lviii l. xv s.

N* XXIII. — LETTRE DE MONSIEUR DE BRION ’ A MADAME LA DUCHESSE DANGOULÊME, RÉGENTE EN FRANCE

NoQveilet 4u Roi. — La ville de Pavie sera bient^ priée.

{Au caBp dwant Pavit. 4 iNimiiliii liM.]

Madame, j'é receu la leytre que vous a pieu de m'escripre par George, avec ce qui m'a dit de par vous, qui est chose à quoy je ne feray jamais &ultc. Et vous supplie très-humblement croyre que la chouse de ce monde que plus je desire, s’est de me gouverné selon vostre intanssion.

' Compte de dépense de Tannée 1 5a4. Brion , ete. fut fait amiral de France collection Fontanien. aprè.s la mort de Tamîral Bonnivet. tué a

* Philippe de Chabot , seigneur de Parie.

CAPTIVITÉ Dl) ROI FRANÇOIS I\

Madame , il vous plera me pardonner si je ne vous c plutout cscript , conune le m’avyez commande : car se qui m’an a gardé est pour n’avoir veu chouse à quoy heusiez prins plessir. Du reste, de la santé du Roy fpii est et a esté, plaise à nostre Seigneur, tieulle que la desire, de laquelle avez esté tousjours advertye, et pour connoître son voiage de longueur é différé le vous mander, jusques k présent que je vois k mon avis sette ville bien toust réduite à l’obeyssance du Roy : et sela faict, y parle de se retirés devers vous, si autre pratique ne se met en avant. Desquelles nous sont inconnues, mès j’espere que le remede s’i metra de par vous.

Madame, je ne voy point l’afaire du Roy ou hazard de combat, de quoy je vous é bien voulu averty, pour se qui me semble chouse vous estre agréable.

Madame , je prie George vous dire auqune chouse de se que j’ay antandu depuis que je suis venu devers le Roy, qui vous plera croire , et me deplest que je n’é le moyen d’aler devers vous, pour vous dire le reste de se que j’ay apryns.

Madame , je vous supplie très humblement qui vous plesc que je demeure en vostre bonne grâce et me commander vos bons ple.ssirs pour les accomplir de ma puissance.

Madame , je prye neutre Seigneur qui vous doint très bonne vie et longue.

Au camp devant Pavye, se catrieme desambre.

Madame , y se meue quelque pratique i.sy pour faire trouvé oqune dames de Bretagne à l’enterremens de la fus royne : j’an ay parlé au Roy, qui le trouve très mauvays.

Vostre très humble et très obéissant serviteur et suget ,

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