‹ Captivité du roi François IerChapitre 53 sur 241 · N’ L — LETTRE DU COMTE DE SAINT-POL AU MARÉCHAL DE MONT- MORENCY · texte numérisé non relu

N’ L — LETTRE DU COMTE DE SAINT-POL AU MARÉCHAL DE MONT- MORENCY

i! demaade des nouvelles du Roi. — Dans sa prison il est sans argent. — 11 prie le Roi de lui en envoyer. — Ji nvanque de tout et n'a personne à qtii s'adresser. — > Il lui recommande le bailli de Paris.

(Pém. 11 toAn i&tt».}

Monsieur le iiiareschal, je me recommande bien fort à vous. Le porteur m’esl venu adverlir qu’il s’en alloil vers vous, par lequel vou.s

' Le 4 mars, le pape adressa de» com pliraenU de condoléance à madame la duchesse d'Angoulémc, mère du Hoi, par un bref daté de Rome. Ou co trouve le texte Hans la Collection des traités de Léonard, lume 11, p. 345. L'original est à la Bibliothèque royale.

* Le texte de cette lettre est è la page a63 du tome I des Papiers d'État du cardinal de Granvelle. Llle porte, dans la copie que nous avons pu consulter, U date du a5 mars.

L'empereur promet de traiter honorahiemenlsun frère et prisonnier François I", et proteste de ses bonnes intentions pour la paix générale. Il enverra visiter le Hoi, et lui faire quelques prc^>osilion» pour

traiter de la paix. Cette lettre était accompagnée des instructions suivantes :

INSTROCTIO.'IS AU VICB-ROI DB NAPtES.

■ Par la letli*e escrite k la dame regeme 011 France, verrez que luy requérons que nous veuille envoyer ledict prince d'Orenge devers nous , et avons donné charge au 5* de Reux qu'il vous fa.sse rapport de ce que ladicte dame regente luy dira et .sur ce respondra à faire nuslrc intention. C'est que si ledict a' de Reux ne peult besûigncr avec ladicte dame regente, que vous en parlez au roy de France; et tuy roquerez de noslre part, conformement à la Ictti'e que eacrivons k ladicte dame sa mere, qu'il nous veuille rendre et ren-

SECTION II — CAPTIVITÉ EN ITALIE, ay bien voiilUi e.scrire ceste présente, vous priant me mander par luv, ou le premier, comme se porte le Roy et vous aussy ; de toutes nouvelles je suis encores malade en ce lieu de Pavye, où je ne vois nulle ordre d'en povoyr sortir; et sy y suys en la plus ^ande nécessité du monde, comme ung homme cpii demeui'e tout seul, et sans argent du monde, ny personne à qui on puisse recourir. Pour ce, vous prie qu’il vous plalze en advertir le Roy, à celle lin que s’il en est venu ou vient de France, qu'il m’en fasse tenir, car je vous assure que j’en ay bon mestier. Quy sera la fin, et prie Nostre Seigneur qu’il vous tiengue en sainte garde.

De Pavye, ce xvii'joiir de mais

Je vous prie me vouloir recommander à tous vos coiU|>agnons et à mon lils le baillif de Paris.

Voslre bien bon amy, FRANÇOIS DE BOliRBON

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