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INTKODUCTJON.
U lui écrivit .vussi lûjfui, au second jour d'octobre, la convalescence «le François 1" sc déclarait et se fortifiait d’aprt's les plus heurtnix symptômes. Marguerite put dès lors se rendre à Tolède^, où devait avoir lieu la première entrevue ofiicielle avec Cbarles-Quint.
La présence de la ducliesse d'Alençon donnait aux négociations un aspect nouveau, et celte princesse fut alors et pendant quelque temps chargée de les conduire. Tout contribuait à faire espérer à la sœur et à la mère du Roi une prochaine et favorable conclusion. Cbarli's-Quint avait prodigué à François I" malade ces paroles de politesse qu'il savait dire si à propos’ et qui avaient relevé le courage du monarque, trop crédule pour sa propre sincérité. Fn France, tout était calme, les parlements obéissaient*, et la régente venait de conclure le traité d’alliance avec 1’ .Angleterre*. Celle princesse était persuadée que celte circonstance nouvelle forcerait l’empereur à des concessions et à des aniendemenls que vertu, honneur el libéralité n ayaicnl pu lui arracber*. Enfin, fltalie était en armes, prèle à échapper à l’empereur, sous le patronage de Morone ‘ et du marquis de Pescaire : mais on reconnut bientôt que ces événements avaient produit sur l’esprit de Cliarles-Quint et sur son conseil un tout autre ell’et que celui qu’on attendait. Une cruelle déception devait attrister lame si noble et si dévouée (le la sœur du Roi.
La première entrevue de .Marguerite et de l’empereur fut des plus gracieuses. La duchesse la raconte elle-même dans une lettre (p. 3.'ia) au roi son frère. On y voit que fempereur
' LcUrc de Uiarles-Quint, p. 344- ' Lettre de Babou, p. 333.
* Voyea: ces paroles, p. 471- ' Voyez document p. 3t4-
* Le 3o août. (Voy. p. 3o5. )
* LcUrc tic U duchesse d'Angoulémi* ,
’ Voyez document p. 385.