AU AOT DE FIIANCE MON DON SEIGNEUR ET COUSIN
Monseigneur, de bien bon tueur à vostre bonne grâce me recommande.
SFX/nON II. — CAPTIVITÉ EN ITALIE.
Monseigneur, j’ay rcceu la lettre qu’il vous a pieu m’escripre, par laquelle me requérez avoir vo.stre delivTancc pour recommandée vers l'empereur. Monseigneur considéré quelle ne pcult estre que n’y soit accompaignee de la paix, certes, monseigneur, s’il y a prince en ce monde qui la désire, j’en cuydc estre l’uiig, et tant pour venir à icelle paix qui seroit bonne et fructueuse pour toute la chrestienté, comme pour vous povoir faire service et plaisir en advancier voslre délivrance, de très-bon cueur in’ctnjdoyeray envers l’empereur mou seigneur, vous suppliant aussi, de vostre costc, vous n>ectre en tel debvoir envers Sa Majesté , que luy donnez cause de y condescendre.
■A tant, monseigneur, je prie nostre Créateur vous donner bonne vie et longue.
De Insprict, ce xiij de may.
Vostre bon cl humble cousin , FERDINAND.
N* LXXVm — LETTRE DE LA BARRE A MADAME LA RÉGE.NTE
Le Roi c«t conduit i Gènes.
Madame, ce porteur vous dira comme il a laissé le Roy en üèsbonne santé. De moy. Madame, je la vous asseure telle, mais c’est sans nulle faultc : et a tousjours bonne esperance , avec l'ayde de Dieu et de vous, que bientosl qu’il vous verra, comme chose par lui fort desirée.
Madame, je luy supplie de bon cueiu- que ainsy soit et qu’il luy plaise vous donner bonne santé et bonne et longue vie.
Ce xviii* jour de may.
Cejourd’uy ledict seigneur part pour aller à Genes.
Vostre très humble et très obeyssant serv'ileur et subgct,
DE LA BARRE